Derniers articles
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L’homme de l’année
Mohamed Bouazizi n’avait qu’un seul rêve : acheter une camionnette. Un beau petit G4 d’occasion, diesel si possible, pour ne plus avoir à tirer sous le soleil plombé de Tunisie, la charrette de légumes qui faisait vivre toute sa famille.
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Jamel Debbouze : « l’issue passe par la politique »
Jamel Debbouze fait partie des artistes qui se sont rendus à Clichy-sous-Bois, à l’appel d’ACLEFEU ((Association Collectif Liberté Egalité Fraternité Ensemble Unis). Le but de cette action? Inciter les jeunes des banlieues à s’intéresser à la politique et à aller voter. [dailymotion width="380" height="284"]http://www.dailymotion.com/video/xmt39f_jamel-et-l-engagement-politique_news[/dailymotion]
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Des journalistes en résidence dans les quartiers ?
Le Bondy Blog a inspiré l’un des premiers ateliers des assises. Pour améliorer le travail des journalistes dans les banlieues, doit-on favoriser leur installation en résidence dans les quartiers ? Pour un mois ou six mois, par exemple, afin de leur donner le temps de s’immerger dans un milieu qu’ils ne connaissent pas tous forcement.
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Tanguy quitte le nid
J’ai toujours su que je finirais comme ça : tout seul. Assis comme chaque soir à la table de ma cuisine, devant une soupe Knorr et un sandwich à la mayonnaise, j’arrose mon dîner d’un bon cru d’eau courante tiède, mis en bouteille la veille. Les gouttes qui clapotent dans mon évier sont ma seule compagnie. Je suis injuste pour mon frigo, un peu de chaleur humaine émane de tout son être, quand la petite lumière de la portière me sourit la nuit dans l’obscurité de mon abandon.
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Kung-fu mandale
A un jet de pierre du local du Bondy Blog, il y a le CKF (Cercle de karaté français). Pendant les réunions de rédaction, nous entendons parfois des cris gutturaux, des bruits d’os qui craquent, et si on sort la tête par la fenêtre, il se peut qu’on aperçoive des corps de gens voler à travers la rue. Je suis une bonne poire bien patiente, mais le bruit à tendance à la gâter. En voulant taper une gueulante chez le voisin pour qu’il baisse le son, les mots ont rebroussé chemin au niveau de la glotte dès les portes du dojo ouvertes : j’ai vu les dieux de l’olympe ressusciter.
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Une nuit de Chinois
TROP BON TROP CON. Si je m’étais souvenu de cet adage à temps, aujourd’hui j’aurais un dos. Au passage, j’écris en tapant avec une paille dans la bouche, je ne peux plus lever les bras. Mes mains ressemblent à la Tour Eiffel à minuit, des ampoules grosses comme des balles de golf remplacent mes empreintes digitales. Mes muscles ont fusionné en une courbature géante, j’ai l’impression d’avoir fait l’amour à un train, tellement je suis épuisé. Un simple mot à condamné mon corps au bagne. Je mérite mon sort : « Oui », ai-je dit à un ami. Le crétin.
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One Young World : du concret ou des paillettes ?
Dans les allées du congrès, un jeune fait les cent pas. La plupart de ses pairs assiste à une première session de réflexion autour de cette thématique : le rôle du business mondial dans la société. Bruce, un Sud-Africain s’est isolé, il rumine, puis finit par se confier. Il s’était déjà fait remarquer la veille lors de la cérémonie d’ouverture. Droit dans une paire de bottes en caoutchouc, il avait, semble-t-il, réussi à contourner le protocole pour monter sur scène et prononcer un discours. Il avait alors déclamé un poème devant une assemblée qu’il venait de prendre par surprise. Une belle preuve de courage: Bruce bégaye méchamment, son éloquence n’en a été que plus belle.
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Zurich : capitale mondiale de la jeunesse
Prenez des jeunes venus du monde entier. Mélangez les avec du gratin, du très gros gratin attention, la crème de l’élite du monde. Mettez le tout dans une grande salle de congrès en plein centre de Zurich, et vous avez le One Young World, une sorte de forum mondial de la jeunesse. Deuxième édition de cet évènement, OYW a pour but de réunir les jeunes leaders de demain avec les têtes pensantes d’aujourd’hui, pour proposer des solutions aux problèmes du monde. La notoriété des personnalités venues écouter ces porte-drapeaux de la jeunesse internationale, est censée permettre aux propositions émanant de ces cerveaux neufs d’atterrir sur les bureaux des grands de ce monde.
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Contrôles au faciès ? Un peu de doigté, jeunes gens
Tous les troquets ont leur pilier de comptoir, mais celui qu’on a au bistrot du Moulin, c’est une colonne grecque. Un temple ! La septième merveille du monde alcoolique. Willie la Flotte, c’est plus un pochtron, c’est au-dessus, il a muté. Il peut sans mal affronter Wolverine, ses coudes sont en zinc, ils ont fusionné avec le comptoir. Le facteur du quartier, qui m’a tiré deux trois fois d’affaires en postant mon bulletin de notes dans les égouts, m’a assuré que Willie la Bibine recevait sa facture de gaz à cette adresse : « Willie - Tabouret 3 – Bistrot du moulin - cedex 8.6 »
