Derniers articles
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Carnet de voyage en banlieue avec Hollande
C'est une embarcation dans un tourbillon. Il faut y entrer et se laisser faire. Se laisser porter par le vent. Il ne faut aucunement résister. Il faut laisser faire le mouvement.
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Hollande : «les quartiers populaires ont beaucoup souffert»
Une drôle d'odeur. De papier brulé. Les narines s'écartent. Les nez reniflent dans tous les sens. L'odeur de cramé persiste. Elle s'infiltre dans les recoins. L'odorat aux aguets. "Non, c'est bon, c'est une poubelle qui brule devant" tente de rassurer une voix non identifiée. François Hollande débarque au Bondy Blog. Tout est presque prêt.
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Hollande en terrain conquis à Bondy ?
C’est l'histoire de l'avenue Carnot. L'artère qui perce Bondy, de la gare à la mairie. C'est l'histoire d'une avenue, le lundi au soleil, à 20h14. Il y'a les oiseaux qui font des vocalises. Les fratries qui rapatrient, après avoir pris l'air. Et au loin, des incantations politiques.
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Immersion au meeting de Nicolas Sarkozy à Rueil-Malmaison
Le RER A fend la Seine. Il s'immobilise. La voix sans ton du train annonce : "R.u.e.i.l.m.a.l.m.a.i.s.o.n." Les portes s'ouvrent. Des passagers sortent, largués. Ils regardent à gauche, à droite. Prennent, en petit troupeau, la première sortie.
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« Le vote utile, c’est Mélenchon »
Ils déambulent dans les bronches du métro. Telles des fourmis grappillant les souterrains. Tels des rats silencieux voulant s'indigner. Tels des anonymes dont on ne parle pas et qui en ont assez.
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Dawn McCall : de Washington à Bondy
C'est l'heure de la sieste. Mais tous sont là. Correctement apprêtés. Gentiment patients. Aujourd'hui, le Bondy Blog accueille des hôtes américains. "Ils vont débarquer avec un gros Hummer aux vitres teintés" parie Rémi quand Khadija s'affaire autour de la machine à café.
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« Il y en a marre de récupérer des victimes de la police »
Les passagers s'entrechoquent comme des masses. C'est l'heure pointue. Les longs couloirs sont noirs. C'est l'heure des grands flux. Il est 18h16. Le trafic est fluide. Et sur le plateau souterrain de la gare, une troupe de policiers veille. Face à eux, des passagers. C'est l'incompréhension. "Dites nous la vérité, juste la vérité" supplie une dame.
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Cinquantenaire du sombre épisode de Charonne
Les gerbes de fleurs se gèlent, allongées à l'entrée de la bouche. Le courant d'air fait valdinguer les bouquets. Les fleurs sont enrubannées. Du guichet, on entend les crissements des freins du métro.
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Aubervilliers : peur du violeur sur la ville
La pluie. Une route. Un bus. Une fille. Elle se mordille les lèvres, les mains enfouies entre les cuisses. Elle est à deux doigts de craquer, de pleurer, de crier. Elle se retient infiniment. Elle regarde à gauche, à droite. Elle est seule. Un arrêt. Ça monte, ça descend. Elle veut manger ses ongles. Elle veut même dévorer ses mains, puis ses pieds. Elle pourrait même se dévorer entièrement, tellement elle tremblote.
