Derniers articles
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La gendarmerie recrute 13 000 personnes !
Pour lancer sa campagne de recrutement 2007/2008, la gendarmerie nationale a opté pour les dernières techniques de communication pour diffuser son message. Conférence de presse à la maison de la Radio, n° de téléphone indigo, candidature par SMS, site Internet, une affiche avec de jeunes gendarmes à la chevelure argentée et au regard bleu océan, des camions partout. Tout pour vous faire aimer l’un de ses corps de métier, pour vous donner une envie intense d’embrasser une carrière hors normes, sans oublier l'appel du pied en direction des jeunes des cités.
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L’avenir radieux du fil barbelé
C’est un môme qui vit dans un corps d’adulte. Vivre sans papiers d’identité, c’est être sans âge, sans repères, hors de l’espace temps. Votre corps et votre esprit ne vivent plus sur la même longueur d’onde, chacun pare à ses urgences. Ivan est un adulte malgré ses douze ans, il porte lui aussi une partie du […]
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Les fruits de la passion
Ses proches l’appellent Finger, en référence à ce bâtonnet enrobé de chocolat que les enfants dévorent après l’école. Elle doit ce surnom à sa silhouette longue et fine. Elle fait partie de l'équipe employée par Jacky pendant la haute saison. Ce dernier m’a passé au scanner à plusieurs reprises lorsque je rôdais autour de son étale. Son plan Vigipirate est passé au vert quand Méimouna a courbé le dos pour me gratifier d’une paire de bises et d’un : "Non, c’est toi ? Tu n’as pas changé ! ". Malgré un parcours scolaire exemplaire, trois langues parlées couramment, un engagement permanent dans les milieux associatifs, un sourire à la Whitney Houston, Méimouna n’a rien trouvé de mieux que de vendre à la criée des abricots pour 800€ par mois ?
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Lettre à mon frère
Cela fait bientôt cinquante ans que j’ai quitté la maison et c’est la première lettre que je t’envoie. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il fallait que l’un de nous parte travailler en France. Il fallait sortir notre famille de la misère noire. Ils sont venus au village, nous ont montré des photos. C’est toi qui devais partir. Tu étais plus jeune et plus fort que moi. C’était la guerre et tu as reculé, le dernier soir, alors que tout était prêt. Mais il fallait que l’un de nous parte, alors je suis parti. J’étais déjà marié et ma femme attendait Mohamed, mon premier fils. Je les ai laissés et j’ai pris le bateau sans me retourner. Depuis, nos vies ne se sont presque jamais recroisées. Lorsque ma femme m’a rejoint avec mon petit garçon en 1962, je t’ai demandé de venir. Il y avait du travail ici. Mais tu n’as pas voulu. Tu as préféré rester pour veiller sur maman et sur notre famille. J’ai travaillé dur, je n’ai fait que cela. Trent huit ans dans la même usine, à la fonderie, à couler de l’acier pour nourrir mes huit enfants. Aujourd’hui, ils sont grands et ils se portent bien. Sauf le dernier. Il ne m’écoute pas. Avec l’aide de Dieu, il va se calmer un jour et trouver du travail. Il a de la chance mais il ne s’en rend pas compte. Il ne sait pas ce que nous avons enduré. Je sais que tes enfants ne t’on jamais pardonné d’avoir reculé ce jour-là et qu’ils te maudissent de les avoir fait grandir là-bas. Mes enfants ont eu plus de chance. J’aurais voulu être près de toi au moment de l’indépendance, lorsque notre mère est partie, lorsque tu as perdu ta petite fille, lorsqu’ils égorgeaient partout à travers le pays. Pourtant, j’ai essayé de vous aider. Je vous ai envoyé de l’argent, tant que j’ai pu mais la vie est difficile ici aussi. J’ai fait ce que j’ai pu et je suis désolé si ça n’était pas assez. Je suis malade. J’ai respiré tellement de poison à l’usine que mon corps est déjà à bout de souffle. Ici, ils vivent jusqu’à 90 ans mais c’est pas pour nous, qui avons travaillé trop dur. Bientôt je vais rentrer, dans un mois ou deux, car la terre qui m’a vu naître est celle qui me verra partir. Je compte sur toi pour t’occuper de tout.
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Marcher encore, marcher toujours
L’élection législative a donné lieu à une insolente victoire du conservatisme de droite et de gauche. Jeu, set et match pour les vieux routards de la politique. Cette petite musique du renouvellement qui nous berce depuis le mois de janvier sonne faux. Des bons sentiments affichés pour tenter de masquer l'angoisse qui étouffe notre société. La campagne des législatives a permis l’émergence des candidats étiquetés diversité. On peut dire avec quelques précautions que George Pau-Langevin, candidate PS à Paris, est la seule rescapée du naufrage des représentants de cette question. Pour les autres, un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères se lisent dans leurs réactions. La politique n’est pas un sport de haut niveau où la sélection se fait naturellement, c’est un savant mélange entre le stand-up et l’ancienneté.
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Raoult (UMP)/Kern (PS) : débat sous haute tension
Pour le dernier numéro de cette série, nous avons invité Eric Raoult, candidat UMP, largement favori ce dimanche, dans la 12ème circonscription, et Bertrand Kern, maire PS de Pantin, président de l’Odhlm de Seine-St-Denis. Après quelques minutes d’observation, les langues se sont déliées, la tension est montée d'un cran à l'évocation de la loi SRU visant la mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants.
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10 juin 2007, 1er tour des élections législatives
Pour le premier tour des élections législatives, opération "Blogueur embedded" pour Nadia, Chou, Idir et Antoine. Les quatre articles ci-dessous reviennent sur une élection vécue de l’intérieur.
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Sécurité en Seine-St-Denis : retour sur le rapport qui fâche
Cette 5ème "Spéciale législative" du BondyBlog revient sur la divulgation début juin du rapport de l'Institut National des hautes études et de sécurité (Inhes), pour qui les relations entre la police et la population de Seine-St-Denis sont alarmantes. Pour en débattre, Nordine Nabili reçoit Rama Yade, secrétaire nationale à l`UMP et Mouna Viprey, candidate PS à Montreuil (93), irréconciliables sur le sujet… .
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Les femmes sont-elles des hommes politiques à part entière ?
Dernière ligne droite avant le premier tour des élections législatives. Malgré la loi sur la parité en politique, les mentalités peinent à évoluer. 12 % de femmes siègent à l'Assemblée nationale, les résultats du 17 juin ne risquent pas de faire grimper la courbe. Les petits partis sont en règle avec la loi sur la parité, Le PC et le PS sont sur le bon chemin, ils s’approchent des 46 %, par contre l’UMP est loin derrière avec seulement 28 %. Payer des pénalités ou respecter la loi ? L’UMP préfère passer à la caisse, comme pour la loi SRU sur le respect des 20 % de logements sociaux dans les villes. Pour cette émission, nous avons invité George Pau-Langevin, candidate PS dans la 21ème circonscription de Paris et Georgia Vincent, candidate UMP dans la circonscription de Bondy, pour parler sereinement de cette question.
