Derniers articles
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« Il y a 3 millions de juifs à New York »
770 Eastern Parkway. C’est une ancienne bâtisse ombragée, dans ce quartier juif de Brooklyn, plantée au bord de la route. « C’est le QG de Habad Loubbavich, 500 élèves étudient ici », informe le rabbin Mikhael Cohen. Il porte une barbe blanche foisonnante, un chapeau et un costume sombre. « Depuis 1999, je vis à New York, avant j’habitais à Créteil ».
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Les 10 ans du 11 : en direct de Manhattan
03:31 PM. 5th Avenue. La vitrine de Saxs Company est recouverte de panneaux. Les 2753 noms de victimes y sont inscrits sur fond noir. Une femme, BlackBerry au poing, photographie deux noms qu'elle vient de repérer : "C'était un ami et le frère de mon ami. Ils sont morts dans l'attentat". Elle se souvient.
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« Je boycotte la France. Les États-Unis sont mon deuxième pays. »
Les vapeurs du narguilé. Les bâtisses de pâtisseries mielleuses. Les quartiers de poulets baignés dans des épices. "Ici, y'a vraiment l'esprit oriental" prévient Hajer, française d'origine tunisienne. Elle a quitté la France à jamais, depuis un an et demi. "Je voulais sentir un autre air." Elle a choisi l'air new-yorkais.
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New York : là où tout a commencé
Une voix masculine s’extirpe du bruit des machines : « Je crois bien que c’est ici ». Sa femme dégaine un appareil, il fait une grimace, elle prend la photo. Derrière, il y a les grues qui défouraillent, les monte-charges voltigeants. Le chantier de Ground Zero, photographié à chaque coin, propulsé star de New York, vit ses grands battements. S'agite sans s'essouffler.
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One Young World : à table pour un monde meilleur
Il est 12h45 quand l’auditoire sort d’une conférence matinale sur le business social. L’heure de la pause déjeuner a sonné, le lunch comme on dit ici. Il s’agit peut-être du moment le plus important de la journée. Lors de la cérémonie d’ouverture, c’était nouilles pour tout le monde. Assis dans tous les recoins de la salle des congrès, les jeunes avaient pris possession des lieux et entamaient les présentations. Aujourd’hui ils sont unanimes: le repas est le moment le plus propice à refaire le monde.
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One Young World : du concret ou des paillettes ?
Dans les allées du congrès, un jeune fait les cent pas. La plupart de ses pairs assiste à une première session de réflexion autour de cette thématique : le rôle du business mondial dans la société. Bruce, un Sud-Africain s’est isolé, il rumine, puis finit par se confier. Il s’était déjà fait remarquer la veille lors de la cérémonie d’ouverture. Droit dans une paire de bottes en caoutchouc, il avait, semble-t-il, réussi à contourner le protocole pour monter sur scène et prononcer un discours. Il avait alors déclamé un poème devant une assemblée qu’il venait de prendre par surprise. Une belle preuve de courage: Bruce bégaye méchamment, son éloquence n’en a été que plus belle.
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Zurich : capitale mondiale de la jeunesse
Prenez des jeunes venus du monde entier. Mélangez les avec du gratin, du très gros gratin attention, la crème de l’élite du monde. Mettez le tout dans une grande salle de congrès en plein centre de Zurich, et vous avez le One Young World, une sorte de forum mondial de la jeunesse. Deuxième édition de cet évènement, OYW a pour but de réunir les jeunes leaders de demain avec les têtes pensantes d’aujourd’hui, pour proposer des solutions aux problèmes du monde. La notoriété des personnalités venues écouter ces porte-drapeaux de la jeunesse internationale, est censée permettre aux propositions émanant de ces cerveaux neufs d’atterrir sur les bureaux des grands de ce monde.
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David Gustave : le « survivor » de Peckham
David Gustave est-il le nouveau Barack Obama britannique comme s'interroge une page de fans sur Facebook ? Ce qui est sûr, c'est le survivorship, l'instinct de survie qui a fait de David Gustave, le nouvel homme qu'il est à 44 ans. Récemment diplômé de l'Université d'Oxford, après avoir repris des études sur le tard à la suite d'une épreuve personnelle, ce métis à la carrure d'athlète et au regard serein a l'impression d'avoir survécu à tous les déterminismes sociaux.
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Tunisie : l’un part, l’autre reste
Il possède déjà deux petites camionnettes et parle d’en acquérir une troisième d’ici trois mois. Ahmed, 40 ans, originaire du Kef, région du nord-ouest de la Tunisie, est, de son propre aveu, un homme ambitieux. Tous les matins, son neveu et lui approvisionnent des épiceries de Tunis et sa banlieue en eau, en jus d’orange et en lait. Si la Révolution a freiné l’économie, il reste optimiste, en dépit d’un chiffre d’affaires en baisse. « Ça va redémarrer, c’est certain. Et là, il faudra être prêt. » A court terme, il aimerait diversifier sa marchandise. « En prévision du ramadan, en août, le thon et le fromage seraient un bon business. »
