Derniers articles

  • Kate, Line et Upsen : l’auberge danoise

    Chevelure blonde comme les blés, mèche savamment coiffée, sourire éclatant : Line, Uspen et Kate (de droite à gauche) semblent tout droit sortis d’une pub. A un détail près : contrairement aux spots télévisés ineptes, les trois Danois n’ont rien de creux. A 32 ans, Kate travaille au Musée des travailleurs de Copenhague, l'Arbejdermuseet, depuis presque six ans. Une place de conservateur qu’elle a pu décrocher grâce à ses études d’anthropologie.

    Par Bondy Blog
    Le 14/08/2010
  • Stacy et Ines, deux soeurs anglaises au Père Lachaise

    Comme tout touriste qui se respecte, Stacy et Ines (de gauche à droite) déambulent nonchalamment dans les allées du Père Lachaise, le nez dans un plan touristique et l’appareil-photos à la main. Un banc de libre ? Elles s’assoient cinq minutes pour souffler. Aussi décontractées en vacances qu’elles sont déterminées dans la vie. A 18 ans, Ines vient d’obtenir son « A-levels », l’équivalent du baccalauréat français. « Je me suis spécialisée en maths, physique-chimie et biologie », explique la jeune Anglaise. Prochaine étape : une licence d’ingénierie, puis une école d’ingénieur pour devenir « ingénieure en génie civil ».

    Par Bondy Blog
    Le 13/08/2010
  • Aranza et Carlos, au bord de la crise espagnole

    Sandwich au salami et bananes : c’est l’heure de la pause pique-nique. Alors que ses enfants dévorent leur repas, l’élégante Aranza rigole : « On marche beaucoup, on fait pas mal de visites, alors j’espère qu’ils vont tenir le coup. En tout cas, jusqu’ici ils ont survécu ! » Pas toujours facile de voyager avec de jeunes enfants. Aranza et son compagnon Carlos en savent quelque chose : depuis la naissance de leur progéniture – Inhoa, 6 ans, et Ikea, 7 ans –, les deux baroudeurs ont dû ralentir le rythme.

    Par Bondy Blog
    Le 12/08/2010
  • L’Espagne la Rouge : mar, sol, tapas y fiesta

    Commençons notre tour par traverser le Miño, le plus grand fleuve de Galice : il marque la frontière avec le Portugal. On trouve ici des petits villages perdus parmi la verdure, A Granxa et O Muiño, ne comptent pas plus d'une vingtaine d'habitants. N'apparaissant même pas sur les cartes, ils dégagent une atmosphère intime, authentique, un « sentiment d'autrefois ». Depuis la plage, on peut laisser porter son regard vers l'infini. De longues bandes de sable blanc s'étirent le long de l'Atlantique.

    Par Bondy Blog
    Le 12/07/2010
  • La rue Léon vibrait, priait, pleurait pour le Ghana

    A Château-Rouge, le quartier africain de Paris, tous, ce vendredi soir, sont pour le Ghana et pas un pour l’Uruguay. Tous : les Noirs, les Rebeus, les Blancs, les Chinois et même la poisse et la malchance. Dans la rue Léon, le Bar des Amis, un vieux rade à l'enseigne Stella Artois branlante, tient lieu de QG à la petite communauté ghanéenne venue se rassembler autour de l'événement le plus important du 21e siècle pour le pays : un quart de finale en coupe du monde de football. Kathy, une femme de ménage de Sarcelles (95) installée en France depuis 1993, entame une danse avec le drapeau national, transformé en muleta face à un taureau uruguayen imaginaire, en martelant le mot magique : « Ghanaaaaaaaaaaaa… » 

    Par Sandrine Dionys
    Le 03/07/2010
  • Jacques, un guide qui se cherche sans jamais nous perdre

    Né en 1951 dans l’ex-Congo Belge, Jacques (au centre de la photo), notre guide, a un parcours assez original. De sa naissance jusqu’à l’obtention de l’équivalent du baccalauréat, il réside avec sa famille dans le pays de sa naissance. Le bac en poche, il s’envole pour la Belgique pour y poursuivre des études. Il y restera trois ans et décrochera une licence en comptabilité et informatique.

    Par Inès El laboudy
    Le 01/07/2010
  • Les Bronzés 4 : Idir et ses potes en Tunisie

    D’habitude, chaque été, je vais au bled dans le village à papa. Tout en haut de la plus haute des hautes montagnes de Kabylie. Un bled dans le bled. Tellement éloigné de toute civilisation que les vieux du village, ils croient encore que les Romains sont en Algérie. La seule chose à faire dans ce trou perdu, c’est de rester toute la journée à glander sous un soleil de plomb, assis sur une grosse pierre. Ma pierre. La même qui m’attend chaque été. Elle a pris la forme de mon popotin à force d’être creusée tous les étés par mon royal séant d’immigré bien nourri. Adossé au mur de la mosquée, je passe mes journées à jeter des cailloux devant moi en regardant les filles passer.

    Par Idir Hocini
    Le 29/06/2010
  • Louga, un drame dans les veines

    Soudain, l’émotion la submerge et la voix brisée elle lâche dans un murmure à peine audible: « il a détruit ma vie ». Une phrase simple et terrible qui résume le drame vécu par cette jeune fille, naguère d’une beauté éclatante. En effet, K. sait de quoi elle parle. Depuis ce jour de 1998, où elle a consenti à unir son destin à celui de W., elle semble n’avoir connu que des souffrances. Aujourd’hui, âgée de 28 ans, elle se bat contre le VIH et éduque seule son fils atteint lui aussi par la maladie. Au moment de leur mariage, son mari était établi en France, mais il est rentré au pays pour consommer cette nouvelle union. Sa famille, opposée à cette union en raison de la caste à laquelle appartenait la belle jeune fille, a entrepris de punir le nouveau couple. « Sa mère disait à qui voulait l’entendre que je suis « castée ». Pour elle, déshonneur ne pouvait être plus grand », raconte-t-elle, dépitée.

    Par Bondy Blog
    Le 22/06/2010
  • Dans la cellule où Mandela bâtit sa légende

    Cinq ans de prison pour sabotage : Jamal, un Black sud-africain a été incarcéré dans la prison mythique de Robben Island de 1977 à 1982. Il est notre guide pour la visite des cuisines, des cellules, dont celle, historique, de Nelson Mandela. Il explique que « lorsqu’on arrivait à Robben Island, aujourd’hui transformé en musée, on se retrouvait dans une section spéciale. On avait droit à 30 minutes de marche le matin et 30 minutes l’après-midi. Rien de plus. Ensuite, on se retrouvait en section D. Si le comportement n’était pas respectueux des règles, on était transféré au F. La section la plus privilégiée était la A. »

    Par Inès El laboudy
    Le 21/06/2010