Derniers articles
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Des soldats israéliens tuent des humanitaires : où est l’humanité ?
7 heures, mon réveil sonne, comme à l’accoutumée je négocie, je n’ai pas envie de me lever. Je suis fatiguée. Chaque réveil me fait l’effet d’un KO contre Tyson. Comme toujours, mon premier réflexe, regarder ce qui se dit sur facebook mobile. 7 heures du matin, et tous postent les mêmes liens, AFP, le monde.fr, Al Jazeera, tous convergent vers un même sujet, l’attaque du convoi humanitaire en route vers gaza et la mort de 10 à 16 civils – tués par des soldats israéliens – qui se trouvaient sur l’un des bateaux.
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Seule, en attendant mieux
La démarche lente, le regard absent, S.D arpente les sentiers qui mènent au marché de Louga. Le teint terne, le visage ridé et les yeux cernés de noir du fait de la dépigmentation, elle va marchander d’étal en étal pour faire ses emplettes. Mariée depuis huit ans à un émigré résidant en Espagne, elle subit la tyrannie de sa belle famille. Sa belle mère ne manque aucune occasion de lui rappeler que c’est elle qui fait office de chef de famille. La vie de S.D se résume donc aux tâches ménagères dans cette grande maison à deux étages.
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Des vacances en cendres
Depuis trois mois nos vacances de Pâques étaient programmées : direction l’Algérie. Ma mère avait réussi à convaincre toute la petite famille d’y aller, donc mon grand frère qui ne part plus en vacances avec nous depuis plusieurs années était lui aussi de la partie pour une semaine. On les attendait tous parce que le fait de se dire qu’on va passer des vacances tous ensemble c’est cool et au soleil, c’est encore mieux ! Ma mère avait prévu des cadeaux pour le grand-père, pour l’oncle, la tante, le cousin, la belle-mère de la cousine, le dernier né… c’est donc un vrai travail de préparation !
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A la recherche de l’homme idéal
« Je veux trouver un émigré riche et beau qui me donnera de l’argent quand je veux, qui construira une maison à mes parents qu’il enverra à la Mecque. » Ce souhait d’O.T, une jeune fille de quinze ans, est loin d’être anodin. Il est presque commun à la plupart des jeunes filles en âge de se marier à Louga et les villages qui l’entourent.
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L’enfer de la drague au Caire
Quand on est une femme, on a de quoi être en colère contre le Caire. Y marcher, y faire ses courses, s'y promener, bref sortir relève souvent du parcours du combattant. Je vis désormais dans la capitale égyptienne depuis presque huit mois et pourtant je ne m'y habitue pas. Des regards collants que vous arrivez presque à palper, aux mains baladeuses dans les transports en commun. Du type qui se frotte à vous dans la rue alors que le trottoir est aussi large qu'une voie d'autoroute, aux mots sensés être doux et qui résonnent en vous comme autant d'insultes que l'on vous crache en pleine figure : « Miel », « ma jolie », « viens par ici ma fille ». Ces expressions de la rue de tous les jours je les ai en horreur.
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Louga, des hommes fantômes et des femmes seules
De toutes les régions du Sénégal, Louga est celle qui se singularise le plus par son taux d’émigration élevé. Le goût de l’aventure est fortement ancré dans cette région où il n’existe pratiquement pas d’unités industrielles. Avec le chômage endémique qui y sévit, les jeunes de la région ont fait de l’émigration la clé de la réussite. Cette propension à aller chercher fortune à l’étranger entraine des conséquences pas toujours avantageuses pour la ville et ses habitants.
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C’est encore loin, l’Algérie
Un film documentaire sur l’Algérie dont le titre est « La Chine est encore loin », peut sembler un peu incongru au premier abord. Néanmoins, la curiosité l’emporte et je me retrouve plongé dans ce qu’on peut appeler le trou perdu de la Creuse algérienne. Le réalisateur Malek Bensmaïl a posé sa caméra à Ghassira, dans les Aurès, durant tout une année, et a suivi le quotidien des enfants du village. On est face à un véritable documentaire, sans voix off pour nous prendre par la main et nous dire quoi penser, le montage est posé et prend son temps, et la caméra s’attarde souvent sur les visages des enfants, captant les regards pleins de malice, de vie, de gène, et parfois de honte.
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Massacres de Sétif : l’autre 8 mai 1945
Nous les jeunes, on se dit que le 8 mai 1945, c’était il y a des siècles. Soixante-cinq ans, pensez donc, une éternité. C’est parce qu’on n’a rien vécu. Quand j’étais en quatrième, je me disais, la seconde c’est dans super longtemps, et j’avais drôlement raison puisque j’ai redoublé la troisième.
