Derniers articles
-
La banlieue de Palerme, c’est comme ici, dis !
Les clichés ont la vie dure et encore de beaux jours devant eux. La Sicile y est particulièrement exposée. Les récits de voyageurs anglais et français du XVIIIe et du XIXe siècle, étaient des condensés d’exotisme mêlant à la fois la naïveté des sociétés « primitives », en voie d’extinction dans cette Europe en pleine industrialisation, et […]
-
Le flux croisé des retraités français et marocains
Au Salon National de l’Immobilier, qui s’est tenu Porte de Versailles du 19 au 22 mars et par ailleurs assez peu fréquenté, un stand n’a pas désempli : celui du Maroc. Les deux charmantes jeunes commerciales chargées de promouvoir l’achat d’un appartement ou d’une villa au Maroc n’arrêtent pas, pas le temps de prendre une pause. Il faut dire que le royaume de Mohammed VI a tout pour attirer les Français en mal d’exotisme… et d’économie.
-
Les blogueurs entrent dans l’Europe par la porte turque
Les élections européennes approchent à grands pas. Le Bondy Blog s’empare du débat. Lors de l’école du blog du samedi 7 mars, l’équipe du site internet « Toute l’Europe » est venue nous en dire plus sur ce que communément on appelle « Bruxelles ». Au programme : description des institutions communautaires, rappel des grands débats à l’échelle européenne, du […]
-
Quitter Palerme, dès demain
L’île du soleil se montre un peu malicieuse cet hiver. Les températures sont exceptionnellement basses. Les manteaux endossés, Giovanni, Sandro et Enrico se transforment en guide l’espace d’un après-midi. Oublié les temples grecs d’Agrigente, les palais arabes, la cité lacustre de Syracuse, nous sommes bien dans le ZEN. « Et voilà notre magnifique parc, son stade, […]
-
Peppuccio le pêcheur, fils d’Orlando le « mafioso »
Dans un palais renaissance, comme il en existe de nombreux à Palerme, Leoluca Orlando reçoit dans un bureau où même une carte postale réussirait à troubler un bordel savamment organisé. L’homme est affable, avec un sens de la mise en scène et du récit qui lui confère une certaine aura sous les volutes de son havane. Issu d’une vieille famille aristocratique et noble de la province de Palerme, Orlando, après son diplôme d’avocat, s’est lancé en politique au côté de Démocratie chrétienne. Il n’aurait pu en être autrement tant la Democristiana a assuré en Italie, de l’après-Seconde Guerre mondiale jusqu’au années 80, le monopole sur l’échiquier de la politique nationale et régionale.
-
Un jour, Adeline est partie à New York, pour chanter
Quelle a été ta vie en France ? J'ai grandi à Bobigny. Mon père est originaire de La Martinique et ma mère du le Lot, dans le Sud-Ouest de la France. J'ai donc des origines mixtes et j’en suis très fière. J'ai grandi au contact de deux cultures, dont je me sens très proche. Je suis la dernière de 4 enfants. J'ai toujours voulu être chanteuse. Il me semble que ça a été une évidence depuis mon plus jeune âge. La musique est un élément très présent, voire essentiel de ma famille : mon père jouait de l'harmonica, mon grand-frère joue de la guitare et tout le monde chante. Mon deuxième frère, Régis, a fait partie de la chorale des Petits écoliers chantant de Bondy. Quelques années plus tard, après avoir attendu impatiemment d'avoir l'âge requis, j'ai rejoint à mon tour la chorale. J'avais 6 ans à peine.
-
Quand les USA s’impliquent dans la diversité française
Quel que soit le contexte, les relations entre la France et les Etats-Unis sont souvent sous tension. L’investiture de Barack Obama a permis de faire une courte pause pour laisser la place à une grande émotion collective. L’élection présidentielle américaine a été très suivie en France, particulièrement par les jeunes des banlieues. La présence d’un candidat noir a été certainement un facteur important de l’intérêt pour cette élection. Pour comprendre cet engouement et le rôle actif de l’ambassade des Etats-Unis dans le débat sur la diversité en France, nous avons rencontré Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade. Interview.
-
Je n’ai jamais été aussi fière d’être noire
Le président métis (j'y tiens) est enfin à la Maison Blanche. Du jour de sa victoire à celui de son investiture, je pensais à cet instant où il deviendrait le 44e président des Etats-Unis, mais je ne parvenais pas à y croire. Encore une fiction américaine, me disais-je, un avatar de « 24 heures chrono » et de « Weeds ». Hier, j’ai eu peur. Et si un malheur arrivait ! En bonne Africaine, j'envisage toujours le pire et Dieu merci, rien de tel ne s’est produit.
-
« Obama, c’est notre nouveau prophète, c’est le messie »
L’Hôtel-de-Ville de Paris était américain hier soir. A défaut de ne pas être à Washington comme sa très chère camarade Ségolène Royal qui se targue d’être le maître à pensée du nouveau président des Etats-Unis, le maire Bertrand Delanoë avait fait venir l’Amérique à lui, sous les ors municipaux. Quelles belles salles ! Que de magnificence ! Il se devait de marquer le coup le jour de l’investiture de Barack Hussein Obama. Mais son ex-rivale à une investiture moins grandiose – la tête du PS – lui aura toutefois ravi la vedette, même placée « à 200 mètres » du successeur de Bush. Le maître de cérémonie avait fait les choses en grand pour ses hôtes : trois écrans géants retransmettant la cérémonie du Capitole, champagne, petits fours et Golden Gate Quartet en smoking blanc – évocation d’un parcours terrible et magistral : des champs de coton à la Maison Blanche.
