Derniers articles
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Jeunes-police : quand on gratte, c’est moche
Un peu plus de deux mois après la table ronde « jeunes-police » organisée Place Beauvau par Fadela Amara et Brice Hortefeux, quatre associations de Bagnolet (93) entendent donner un son cloche différent. Encore marquées par la mort le 9 août d’un jeune homme à moto, Yakou, alors qu’il fuyait un contrôle de police, elles ont convié à une réunion, samedi, des organisations comme les Indigènes de la République, AC-Le Feu, CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie) ou encore les Braves garçons d’Afrique.
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Richard Descoings : « Vous ne croyez en rien, vous alors ! »
Ça se passe mardi dans un bâtiment du Ve arrondissement de Paris, ancienne dépendance de Polytechnique. A l'intérieur d'un amphithéâtre, au fond d'une cour, en bas de trois marches, en haut d'un escalier. On a présenté notre carte d'identité, montré nos sacs à dos à l'entrée. « Il y a déjà deux cents personnes au moins », prévient un agent, inquiet en voyant les flux de lycéens se déporter près de lui. Des lycéens de Gonesse, Saint-Ouen, La Courneuve ou Bobigny, et qui n'ont qu'une envie : entrer à Sciences-Po, quoiqu'il arrive.
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« David, Jean, Mamadou et Abdelkader nous traçaient déjà la voie d’un pays heureux »
Autoroute A1, le trafic est fluide en ce jour férié. Les tours de béton qui longent la chaussée se heurtent dans leur ascension vers le ciel à un brouillard épais. Après dix minutes de route, la sortie Saint-Denis Université apparaît au loin. Clignotant de droite actionné, coup furtif dans l’angle mort, on quitte l’A1 en douceur. Sur les bus 150 et 143 flottent des drapeaux bleu-blanc-rouge, seule marque visible, jusque-là, de la commémoration du 11 Novembre 1918.
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Le Bondy Blog en route pour le quinquennat
En ce 11 novembre, jour commémorant l’Armistice, le Bondy Blog a quatre ans. Au début de l’aventure, en 2005, l’atmosphère n’avait pas vraiment une gueule d’armistice, mais plutôt une gueule cassée. Pas beau, les émeutes ? Non, pas beau. Mais moins beau encore ce qui les avait provoquées : des décennies de non-dits, des « peuples » vivant séparés les uns des autres.
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Identité nationale : l’héritage de valeurs humanistes
En réclamant un débat sur l’identité nationale, Eric Besson a suscité un tollé. Des intellectuels de renom, des associations et des mouvements de gauche ont dénoncé un thème emprunté à l'extrême droite, beaucoup y voyant l'ombre du nationalisme et le spectre de la xénophobie. Pour les historiens, la question de l’identité nationale est également une véritable pomme de discorde. En 2007, la création du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, confié à Brice Hortefeux, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, avait déclenché une controverse théâtrale entre ces derniers.
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Le petit journal du droit en 300 secondes
Une semaine au fronton de laquelle pourrait trôner la devise suivante : DIGNITE, EGALITE, IDENTITE. La dignité d’abord. Celle-là même qui peut concerner LES VIVANTS. A ce propos, un rapport émis par le contrôleur général des lieux privatifs de liberté, vient de tancer la police pour certaines de ses pratiques jugées contraires à la dignité de la personne. En effet, on y apprend que pendant les gardes à vue, la police impose aux personnes interrogées de retirer leurs lunettes, et pire encore, pour les femmes, de retirer leurs soutien-gorges. Effectivement, c’est bien le comble pour un garder, à vue, que de ne pas voir. Et pour le reste, ce sont les mots du Tartuffe de Molière qui nous reviennent à l’esprit : « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! »
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Chahuté à Sciences-Po, Eric Besson entonne la Marseillaise
« Jean-Paul, si tu m’entends, je te propose un face-à-face. Où tu veux, quand tu veux », lance Eric Besson, hilare, à Jean-Paul Huchon, remonté. Tellement remonté, le président de la région Ile-de-France, qu’il ne reste pas. Il se barre fissa. « Je ne veux pas être sur la même scène qu’Eric Besson », déclare-t-il. On vous voit bouche-bée […]
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« J’aime la France, je hais les Français »
Ils sont taxieurs, chômeurs, techniciens, handballeurs, éducateurs de quartier. Ils ont entre 25 et 45 ans. Ils habitent une cité de l’Essonne. L’identité nationale, ça ne leur parle pas. Ou ça leur parle mal. Je les ai tous rencontrés autour d’une bagnole qui ne voulait pas démarrer, et comme dit Fellag : « Le moteur d'une voiture est le seul endroit du pays (l’Algérie en l’occurrence) où la démocratie s'exerce en toute liberté, égalité, fraternité. » Alors, entre un tournevis et une bougie, le débat est lancé.
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Evreux a tourné la page des émeutes de banlieues
« Depuis les émeutes de 2005, les habitants d’Evreux ont une vision négative des jeunes du quartier de la Madeleine. Notre but est de rétablir le dialogue dans la population et de comprendre les besoins des jeunes. » Tel est le programme de Bonga Bonga Boketsu (ci-contre), président de l’Arche, une association locale. Le quartier de la Madeleine a une vie associative dynamique, vivante, ses habitants n’ont pas peur de prendre des initiatives. C’était déjà vrai en 2005. Ce n’est pas pour cela qu’il a été épargné par les émeutes.
