Derniers articles
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Les gros bras de Bouteflika jouent les flics à Barbès
Après mon collègue Idir, le George Clooney du Bondy Blog qui rend folles les blogueuses, c’est à moi de m’immerger dans Barbès. Moi qui ai plus l’habitude de fréquenter le 8e arrondissement de Sarkozy que le 18e de Mohamed. Je me suis vêtu selon les codes vestimentaires locaux afin de me fondre dans la masse : jean 501, basket Adidas, cuir à la Starsky et tee-shirt aux couleurs du drapeau algérien. Rassurez-vous, même sans cet accoutrement, avec ma tête de métèque, je passerais sans doute inaperçu. Mais bon, mieux vaut prendre ses précautions.
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Arrivage du bled
Quand j’étais petit, je détestais aller à Paris. J’étais trop bien dans ma petite cité, à Bondy, à deux pas d’une savane qui deviendrait plus tard le parc de la Mare à la Veuve, où tous les enfants des immigrés, et les autres, s’amusaient comme des petits fous. Paris, c’était trop la pauvreté de la misère qui fait peur : façades d’immeubles noires, rues super sales et des bistrots kabyles à foison où tu ne pouvais boire qu’un diabolo-menthe.
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Boutef, saison 3 : bienvenue à Little Algérie
J’ai un sac à dos et ce dimanche soir, je ne dormirai pas à Bondy. La dernière fois que je me suis retrouvé dans cette situation, c’était au Canada, quand j’ai crapahuté en tant que reporter pour Müvmedia et Télé Québec. Là, c’est la même chose, sauf que c’est Barbès que je m’en vais découvrir, tabernacle ! Il fait chaud, je suis en tee-shirt et je viens voir ce qu’il se passe à Little Algérie. Un p’tit goût de bled dans tout ça. Les rues sentent le pays. Il y a un quartier à Alger, ils font des petites brochettes, il y a les mêmes odeurs ici, à l’heure du repas. J’ai arrêté de fumer depuis deux mois, et à chaque pas, un Algérien veut me vendre un paquet de Marlboro au black. Franchement, si c’est la même came qu’au bled… Une taffe locale, ça agit sur vos poumons comme un champ de tabac cubain.
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« A 120 000 euros, c’est la Rolls des toilettes »
Patrick Mennucci arrive au pas de charge. Il est en retard. La presse est déjà là, l’occasion est trop belle : ce matin, on inaugure un chiotte. Les représentants de l’entreprise Decaux piaffent devant la mairie de secteur. Ils sont sur la sellette, la sanisette, c’est eux. Le maire de secteur socialiste du centre-ville de Marseille entraîne tout le monde dans son sillage, vers les allées Gambetta, pour contempler et commenter l’installation.
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L’instinct guerrier des quartiers face à la crise
La crise est omniprésente. Qu'elle soit financière, économique, sociale, politique ou morale, elle a embrassé notre quotidien. Les causes sont multiples et largement analysées par l'ensemble des sachants qui s'épanchent sur nos mass-médias. Face à ce fléau mondial qui touche en première ligne les plus fragiles, quelle stratégie adopter ?
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Les centres sociaux se mobilisent pour ne pas crever
Ce n’est plus un secret pour personne : les centres sociaux, associations et autres organisations à but non lucratif subissent une crise financière lente, aussi fatale qu’une maladie incurable. Certains prédisent même que d’ici à cinq ans, beaucoup auront mis la clef sous la porte au détriment des personnes qui bénéficient de leur engagement. L’argent, nerf de la guerre et des bonnes œuvres, fait donc défaut. Depuis trois ou quatre ans, les subventions qui servent à rémunérer les salariés baissent inexorablement. Inquiétant, on ne va pas le cacher, pour les employés concernés, mais surtout pour le public auquel l’aide s’adresse.
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Statistiques ethniques : destination poubelle ?
C’est pas le moment. Avec les banlieues – entendez les Noirs et les Arabes – ce n’est jamais le moment. Depuis qu’il a été nommé commissaire de la République à la diversité et à l’égalité des chances, en décembre dernier, Yazid Sabeg fait la promo d’un rapport qui vole au-dessus de l’aéroport en attendant l’autorisation d’atterrir. Si cela continue, il – le rapport, pas le commissaire – va finir par se crasher. Tel un pigeon voyageur, Sabeg vole de radios en plateaux télé, avec ses statistiques ethniques sous le bras. Le problème, c’est que personne n’en veut. Pas le moment, on a dit.
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Toute l’amertume des reclus des cités jetée à la face des DRH
Quand des acteurs de la sphère professionnelle se rendent en terrain miné, au cœur d’une cité, qui plus est pour y traiter de questions relatives à la discrimination, le débat se transforme vite en séance de lapidation publique. Malek Boutih le socialiste et Yazid Sabeg le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, se sont fait porter pâles. Le reste des intervenants annoncés ont répondu présents à l’invitation lancée par l’association Zy’va. Ils ont dégusté.
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Statistiques ethniques : les Bondy-Blogueurs divisés
POUR : « Pour des statistiques légitimes » Il faut deux préalables à l’instauration de statistiques ethniques. Le premier concerne l’anonymat et le second l’autorité administrative qui pourrait être en charge de ces statistiques. L’anonymat permet d’éviter toute tentation de ficher les individus et par conséquent de préserver les libertés individuelles. Le second pose la question de la compétence d’une autorité qui aurait légitimité à recueillir et exploiter les données sur les origines ethniques des Français.
