Derniers articles
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Le Bondy Blog invité à la garden party de Rachida Dati
« Pas de dress code », avait dit une employée du service de presse. Mon œil ! A la garden party de Rachida Dati, au ministère de la justice, vendredi, tous les hommes portaient cravate et costume, et les femmes s’étaient glissées dans leurs plus belles robes. Avec mes mocassins blanc cassé de chez Zara, j’avais l’air d’un […]
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TVA sociale : un petit coup de démagogie à gauche ?
9 septembre 2005, Dominique Strauss-Kahn publie sur son blog son questionnement sur l’opportunité d’appliquer une TVA supplémentaire sur certains produits avec l’idée, entre autres, de lutter contre les délocalisations. 10 juin 2007, Laurent Fabius passe à l’offensive au soir du premier tour des législatives concernant le projet de la droite d’augmenter la TVA. J’aurais aimé sourire d’une telle situation, mais malheureusement le terme pathétique me semble plus approprié. Mon premier propos ici n’est pas de discuter si cette TVA sociale est bien ou mal, c’est de constater que la machine démagogique continue de tourner à plein régime. Les socialistes avaient besoin de sauver les meubles et ils l’ont fait en agitant la hausse de TVA comme un épouvantail effrayant pour les Français. Le but n’est pas d’analyser rationnellement le bienfondé et l’infondé de ce projet, il est de capitaliser sur le comportement émotionnel du citoyen : réussir à provoquer une peur irrationnel et systématique sans débattre du fond de l’idée.
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Fillon 2 : un ange passe
Tout est normal. Tout va bien. On est prié de ne pas tiquer. Fillon 2 est le déploiement naturel de Fillon 1, l'envol après la couvée. Pardon, mais non. Le deuxième tour des élections législatives a contrarié la nature UMP. L'oiseau a un fil à la patte. Il n'a pas la belle allure espérée. D'abord, il manque Alain Juppé. Le souffre-douleur des Français, le pénitent de la République, convenait merveilleusement au poste ascétique taillé pour lui : le ministère de l'écologie. Jean-Louis Borloo, moine paillard, remplace un moine soldat. Qui sait, il sera peut-être touché par la grâce du CO2. Le transfert de Christine Lagarde de l'agriculture à l'économie, première femme à accéder à cette responsabilité, et dont les propos sont empreints d'intelligence et de rigueur, est a contrario une bonne nouvelle. Pour le reste, la poursuite de l'œuvre d'ouverture à la gauche et à la diversité ethnique, avec la désignation des secrétaires d'Etat, ne répond pas à toutes les promesses. L'entreprise donne des signes d'essoufflement. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont choisi l'apparat et la récompense plutôt que le mérite et la compétence.
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Marcher encore, marcher toujours
L’élection législative a donné lieu à une insolente victoire du conservatisme de droite et de gauche. Jeu, set et match pour les vieux routards de la politique. Cette petite musique du renouvellement qui nous berce depuis le mois de janvier sonne faux. Des bons sentiments affichés pour tenter de masquer l'angoisse qui étouffe notre société. La campagne des législatives a permis l’émergence des candidats étiquetés diversité. On peut dire avec quelques précautions que George Pau-Langevin, candidate PS à Paris, est la seule rescapée du naufrage des représentants de cette question. Pour les autres, un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères se lisent dans leurs réactions. La politique n’est pas un sport de haut niveau où la sélection se fait naturellement, c’est un savant mélange entre le stand-up et l’ancienneté.
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Diversité 0 point 0
Il est des parachutes qui se déploient sans complexe et d’autres dont la poignée lâche et reste entre les mains du pauvre candidat qui s’écrase sous le regard oblique des électeurs. Ce fut le cas au PS avec les parachutages manqués de Malek Boutih en Charente, Safia Otokoré à Trappes et Faouzy Lamdaoui à Argenteuil. Il est des vagues bleues qui emportent tout sur leur passage et des petits ressacs laissant sur le sable des candiats comme Salem Kacet à Roubaix, Jeannette Boughrab ou Linda Asmani à Paris. Le résultat du second tour de la législative est sans appel. Zéro candidat de la diversité, même si la socialiste George Pau Langevin, française depuis bien plus longtemps que Nicolas Sarkozy sera probablement classée dans cette « catégorie ».
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Georgia Vincent a perdu son pari
Dans ce deuxième tour des élections législatives, Georgia Vincent, candidate UMP, croyait renforcer la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale en s’octroyant le siège d’Elizabeth Guigou, députée PS sortante de la circonscription de Bondy/Romainville/Noisy-Le-Sec. Sauf que celle-ci, garde son siège avec un large score de 60,25 %. La candidate UMP obtient 39,75%. Elle ne pourra donc pas contribuer à : "décliner le programme du président Nicolas Sarkozy et à relancer la pompe économique". Ce dimanche, j’ai pu suivre Georgia Vincent dans sa tournée des bureaux de vote : "Je garde toujours la forme et la gaieté même dans les moments difficiles". Malgré sa lucidité, une certaine inquiétude émane de la candidate UMP et de ses assesseurs. Peu de participation (20 % en moyenne) dans les quartiers de la Sablière et la Mare à la Veuve au sud de la ville, les quartiers Brossolette, Blanqui et Petit Jean au centre, et les cités Nou Caillé et Terre Saint-Blaise à Bondy nord. Même si on constate de nombreux électeurs absents au premier tour.
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Une bonne gauche à la droite
C’est dans une ambiance festive que la candidate socialiste de la circonscription regroupant Noisy-le-sec, Romainville et Bondy arrive à la salle des fêtes. Arrivée des plateaux télés des grandes chaînes hertziennes en tant que grande figure du PS, où elle a pu débattre véhément avec celle qui occupe actuellement le Ministère de la Justice, Elisabeth Guigou vient savourer le goût de sa victoire. Une soixantaine de sympathisants l’attendent bras dessus bras dessous. Beaucoup de visages familiers sont présents, notamment le maire de Bondy Gilbert Roger. Forcément, on est content, et soulagé aussi. Certes, au premier tour de cette élection législative, Elisabeth Guigou se trouvait en position de ballottage favorable face à la candidate UMP, Georgia Vincent. Certes, la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis est historiquement ancrée à gauche. Mais l’annonce d’un tsunami bleu, le virage à droite de nombreux fiefs traditionnellement de gauche confirmé le 6 mai dernier et la large victoire du candidat UMP Nicolas Sarkozy en ont fait douter plus d’un durant cet entre-deux tours.
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Le vote à domicile
La famille Drouin-Seyglard habite à Bondy au dessus du bureau de vote numéros 12, dans un appartement de fonction, au dessus de l’école Léo Lagrange, à deux pas du siège local de l’UMP : "où on fait la fête tous les jours depuis un certain temps ", m’affirme Thomas, l’homme de la maison. Cette fratrie est très puissante dans Bondy, pour la simple et bonne raison que Thomas est le seul informaticien du comté à pouvoir résoudre les cas les plus désespérés, ceux que peuvent créer parfois Windows ou notre stupidité quand on est un coutumier du matos informatique. Thomas a fait des miracles la fois quand mon frère a eu l’idée très originale de mettre de l’huile d’olive sur son processeur pour en atténuer le bruit. Chaque dimanche donc, des bataillons entiers d’handicapés de la souris viennent faire la queue chez les Drouin-Seyglard pour résoudre leurs petits soucis numériques. Malgré ce rush, la famille composée de la maman institutrice, du Bill Gates local, de Fabien le petit dernier qui vote pour la première fois cette année et qui consacre un moment pour aller rendre visite aux urnes, "mais vraiment par conscience citoyenne, parce que j’habite à exactement 10 secondes du bureau de vote. A 5 minutes, je me serais sans doute posé la question", me confie Thomas dans un mélange de… de rien du tout.
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Raoult (UMP)/Kern (PS) : débat sous haute tension
Pour le dernier numéro de cette série, nous avons invité Eric Raoult, candidat UMP, largement favori ce dimanche, dans la 12ème circonscription, et Bertrand Kern, maire PS de Pantin, président de l’Odhlm de Seine-St-Denis. Après quelques minutes d’observation, les langues se sont déliées, la tension est montée d'un cran à l'évocation de la loi SRU visant la mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants.
