Derniers articles

  • L’Assemblée nationale peut-elle rajeunir et prendre des couleurs ?

    Dans la 10ème circonscription de l’Essonne regroupant des communes aussi proches géographiquement qu’éloignées socialement, le Mouvement Démocrate a choisi d’investir Jean-Bernard Mirabeau, un jeune homme de 28 ans. Avocat d’affaire au barreau de Paris, il ambitionne de devenir avocat des citoyens. Originaire de la ville de Nanterre, où il habite toujours, parrain d’honneur de l’association Zy’va pour laquelle il continue de s’investir, il se présente contre le député sortant socialiste Julien Dray. Jean-Bernard Mirabeau refuse l’image qui veut qu’il a été choisi simplement en tant que candidat de la diversité, sans pour autant disconvenir du fait que cette qualité peut symboliquement répondre à l’objectif que s’est donné le nouveau parti de François Bayrou, lequel annonçait, lors de l’un de son discours pour la création du MoDem, sa résolution de « propulser une génération politique nouvelle ». De Grigny, connue pour son quartier populaire de la Grande Borne, à Fleury-Mérogis, renfermant la plus importante maison d’arrêt d’Europe en terme de taille et l’une des plus problématique en termes de population carcérale, en passant par la calme et cossue commune de Morsang-sur-Orge, cette circonscription compte pas moins de 60 000 électeurs. A une quelques jours du 1er tour, rien n’est encore joué. Interview.

    Par Hanane Kaddour
    Le 07/06/2007
  • A Trappes, les candidats de la diversité se livrent un combat sans merci

    Deux policiers municipaux, non armés, bonnes bouilles, entrent dans la permanence électorale de Djamal Yalaoui, rue Jean Jaurès, à Trappes. Ils viennent lui remettre une notification de leur patron, le maire socialiste de la ville, Guy Malandain, indiquant que la salle Jean-Baptiste Clément ne sera pas disponible le 7 juin. Raison invoquée : l'endroit est déjà réservé, même jour, même heure, par un candidat concurrent. D'autres dates sont disponibles, le 6 ou le 8, ajoutent aussitôt les envoyés de Malandain. Yalaoui ne veut rien entendre, convaincu que l'empêchement qu'on lui oppose est un coup monté du maire. Il signe malgré tout la notification, mais il prévient: "J'irai quand même le 7 à la salle Jean-Baptiste Clément et j'y tiendrai meeting, dedans ou dehors." Djamal Yalaoui est un avocat franco-algérien de 39 ans, citoyen de Trappes, une commune de 35 000 habitants située en grande banlieue parisienne, dans le département des Yvelines. La ville est connue dans toute la France pour deux raisons au moins. Une bonne : le comédien Jamel Debbouze est l'enfant du coin. Une mauvaise : la police y a arrêté à plusieurs reprises, ces dernières années, des individus identifiés comme salafistes, soupçonnés de préparatifs d'attentats.

    Par Antoine Menusier
    Le 06/06/2007
  • Les femmes sont-elles des hommes politiques à part entière ?

    Dernière ligne droite avant le premier tour des élections législatives. Malgré la loi sur la parité en politique, les mentalités peinent à évoluer. 12 % de femmes siègent à l'Assemblée nationale, les résultats du 17 juin ne risquent pas de faire grimper la courbe. Les petits partis sont en règle avec la loi sur la parité, Le PC et le PS sont sur le bon chemin, ils s’approchent des 46 %, par contre l’UMP est loin derrière avec seulement 28 %. Payer des pénalités ou respecter la loi ? L’UMP préfère passer à la caisse, comme pour la loi SRU sur le respect des 20 % de logements sociaux dans les villes. Pour cette émission, nous avons invité George Pau-Langevin, candidate PS dans la 21ème circonscription de Paris et Georgia Vincent, candidate UMP dans la circonscription de Bondy, pour parler sereinement de cette question.

    Par Nordine Nabili
    Le 05/06/2007
  • L’UMP à l’assaut de la Seine-St-Denis

    Michelle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, a répondu à l'invitation d'Eric Raoult, maire du Raincy, député de la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis et candidat à sa propre succession, pour une revue des bataillons en Seine-Saint-Denis. Dans ce département, l'UMP à fait 43,46 % au deuxième tour des présidentielles, et n'a eu que trois députés en 2002 sur treize circonscriptions. Cette fois, Eric Raoult et ses compères ont bien l'intention de se battre pour rafler la mise. Au cours de la soirée dans un gymnase de Montfermeil, les candidats UMP aux législatives ont joué collectif devant la n°2 du gouvernement.

    Par chou_sin
    Le 05/06/2007
  • PS : la méthode Coué pour sauver les meubles

    Le parti socialiste a fait salle comble au Zénith de Paris pour lancer véritablement sa campagne législative. Beaucoup moins de jeunes que lors des meetings de l’élection présidentielle, mais toujours autant de ferveur pour Ségolène Royal qui raflera tout à l'applaudimètre. La soirée s'organise de la manière suivante : les éléphants ne rejoindront pas l'armée des candidats sur scène, mais iront s'asseoir avec le public certainement pour l'image de proximité. Entre chaque intervention, quelques candidats viendront également prendre la parole. Bertrand Delanoë, maire de Paris, ouvre le bal; discours classique, rien de particulier ne retiendra mon attention. Ségolène Royal ensuite se verra offrir par le public une standing ovation, et un Zénith qui chante en coeur « Ségolène ! Merci ! » 

    Par chou_sin
    Le 04/06/2007
  • Y aura-t-il un avant et un après Rachida Dati ?

    Avec Rachida Dati, l’UMP a réussi son coup d’éclat. Dans cette troisième «Spéciale» législatives, le Bondy Blog s’interroge : le PS va-t-il faire sa révolution ? Pour en débattre, deux socialistes : Bruno Leroux est député et responsable des élections au PS. Fayçal Douhane est membre du Conseil National et du groupe «Prairial 21», une association de militants socialistes issus de l’immigration.

    Par mohamed_hamidi
    Le 28/05/2007
  • Anticor : la démocratie française est-elle un mythe ?

    A l’heure où le nouveau Président de la République fraîchement investi s’engage à faire de la France « une démocratie exemplaire » selon ses propres mots prononcés ce jeudi à la Mairie de Paris devant un parterre d’élus municipaux, il est pourtant des dossiers fantômes que l’on tend, inconsciemment ou non, à mésestimer : affaire des HLM de Paris, emplois fictifs, mort du Juge Borel, et le pas très clair dossier Clearstream, pour les plus connus. Même le réchauffement planétaire devenu l’enjeu environnemental des décennies à venir serait un business…

    Par Hanane Kaddour
    Le 26/05/2007
  • Les candidats défilent pour conquérir les voix des musulmans

    Ils ont fait parfois plus de trois heures de route pour assister aux différentes conférences sur la discrimination et l’emploi par exemple, mais aussi pour écouter les discours de nombreux imams venus du Moyen Orient ou de Londres. Une ambiance bon enfant, il y a des jeunes mais aussi de nombreuses familles. Des activités sont proposées comme la calligraphie ou le dessin, des stands de musique avec des chants religieux, des ventes de vêtements ou d’huile d’olive. Au détour d’un stand, j’aperçois Slimane Azzoug, candidat aux législatives dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, en pleine discussion et très entouré, il est avec deux de ses gardes du corps et de son directeur de campagne.

    Par Bondy Blog
    Le 25/05/2007
  • La démocratie marseillaise à l’épreuve des intimidations Acte 3 : Slimane Azzoug, l’honneur d’un commerçant

    Samedi 19 mai, milieu de matinée. On allait oublier Bernard Susini, le candidat de l'UMP. Il apparaît, Corse à la fois humble et étincelant, au marché de L'Estaque, village côtier où les chichis, délicieux beignets, s'accrochent à nos souvenirs mieux que la reproduction d'un tableau de Cézanne logé dans l'église. Adjoint au maire de Marseille, chargé du contrôle de la politique de la ville, Susini est donné perdant dans sa conquête de la 4ème circonscription. Le résultat réalisé ici par Ségolène Royal au second tour de la présidentielle, près de 58% des voix, plaide, selon "La Provence", le quotidien local, en faveur du sortant, le communiste Frédéric Dutoit. Jacques Lalain, qui suit Bernard Susini dans sa tournée électorale, veut croire que "la division de la gauche, qui part à trois", permettra à son candidat de sortir en tête au premier tour. Tiens, voilà Dutoit. A L'Estaque également, avec son jeune suppléant, Nabil Kadri. "Grâce à lui, j'aurai le vote des femmes", plaisante le communiste. Qui ne perd pas le nord : il a placé Kadri sur ses affiches de campagne. Méthode somme toute habile pour pêcher des voix chez les électeurs "algériens". 

    Par Antoine Menusier
    Le 24/05/2007