Derniers articles
-
Argenteuil : une rue métamorphosée, des commerçants blasés
Plein de signes témoignent souvent du fait que les élections municipales approchent à grands pas. Les tracts sur les marchés et dans les boîtes aux lettres, les déplacements du maire ou les rénovations urbaines. A Argenteuil, c’est fin août que les travaux se sont terminés dans une des rues commerçantes du centre-ville : la rue Paul Vaillant Couturier. Et c'est majoritairement les conséquences de ces travaux sur leur chiffre d'affaires que les commerçants évoquent lorsque l'on aborde les prochaines élections municipales.
-
« Qu’attendez-vous Monsieur le Ministre ? Ce travail n’est pas de l’esbroufe »
Je me présente je m'appelle John*, j'ai une vingtaine d'années. Cela va bientôt faire un an que je travaille dans une classe avec des enfants qui ont certains handicaps. Je ne veux pas de votre pitié, mais juste vous raconter mon histoire. Ma vie, comme la plupart des français, rime avec un combat perpétuel pour voir le bout du tunnel. On connaît tous les ravages du chômage et ces situations précaires. J'étais prêt à prendre n'importe quel travail du moment que je pouvais payer mes factures. Je me suis retrouvé dans des déménagements à porter des meubles, des entrepôts à remplir des conteneurs, des chambres froides à confectionner des paniers-repas, des hypermarchés à ranger des rayons...
-
La Marche des Républicains à petits pas
« La France est belle parce qu’elle est de toutes les couleurs », scandent des jeunes sur le camion animateur du cortège. Emmenée entre autres par des étudiants tels que Benjamin Rosmini, Loreleï Mirot et Gaëtan Achenza, cette « Marche des Républicains » voulait montrer que « la majorité silencieuse peut aussi se mobiliser ». Malheureusement, cette marche a peu réuni et a fait peu de bruit. L’appel avait fait boule de neige sur les réseaux sociaux. Ils sont plus de 10 000 à avoir liké la page Facebook mais moins d’un millier à s’être déplacés pour battre le pavé.
-
Renaud Epstein : « ce n’est pas avec des politiques territoriales que l’on peut réduire la pauvreté »
Une réforme de la politique de la ville, une de plus. Qu’apporte-t-elle de nouveau ? Il n’y a pas de grande nouveauté. La loi pour la ville et la cohésion urbaine réaffirme les grands principes de la politique de la ville qui avaient été un peu oubliés ces dernières années : articulation de l’urbain et du social, mobilisation des politiques de droit commun, participation des habitants… Le cœur de la réforme, c’est la redéfinition de la géographie prioritaire, c'est-à-dire de la liste des quartiers qui bénéficient de la politique de la ville. François Lamy [ministre délégué à la ville] a repris l’analyse de la Cour des comptes qui critiquait le saupoudrage des crédits sur un trop grand nombre de quartiers et appelait à leur concentration dans les quartiers les plus en difficulté.
-
Aulnay-sous-Bois : les municipales en première vitesse
Aulnay-sous-Bois constitue une des municipalités bien situées en Seine-Saint-Denis, une ville importante dans le département du 93 qui bénéficie d’atouts considérables. Troisième ville de Seine-Saint-Denis avec plus de 82 000 habitants, la commune s’étend sur 16,2 km et « 260 hectares d’espaces verts représentant 16% du territoire » selon le site internet de la commune. Des grandes entreprises tel que le grand centre commercial O’Parinor, L'Oréal et PSA Peugeot Citroën. Malheureusement, la municipalité devra faire face, en même temps que les élections municipales en 2014 à la fermeture de l’usine du géant automobile.
-
Noël Mamère : « Nous payons aujourd’hui les effets pervers du sarkozysme »
Noël Mamère est le deuxième invité de cette nouvelle saison du Bondy Blog Café. Ancien journaliste, avocat, chanteur à la piscine à ses moments perdus, ce pionnier de l'écologie politique est aujourd'hui député de Gironde et maire de Bègles. Son heure de gloire : la présidentielle de 2002 où il obtient plus de 5% des voix. Le record absolu pour un candidat vert. Autre médaille à accrocher au bout de sa moustache : il a marié avant tout le monde - et bien avant que ce soit légal - deux personnes du même sexe.
-
Un après-midi aux Minguettes
C'est un temps à ne pas voir un gône dehors. La pluie glaciale tombe dru sur les Minguettes. Le refuge le plus proche se trouve à deux pas de l’arrêt du T4 la Darnaise, Boulevard Lénine. Quatre jeunes squattent une cage d'escalier. Au moment de leur rencontre, ils sont un peu réticents à se livrer. « Faut pas que ça soit trop long moi je veux bien répondre, mais je vais bouger dans pas longtemps. Franchement si tu repasses ce soir tu auras 5 ou 6 pélos qui seront chauds pour te raconter leurs vies ici » me répond Oscar, l'un d'entre eux, en regardant son smartphone. L'un de ses acolytes enlève ses écouteurs et me coupe : « Tu vas écrire un livre sur nous ? »
-
Les municipales à Argenteuil en prologue
De Paris, on arrive à Argenteuil par le transilien, départ de la gare Saint-Lazare, direction Mantes-la-Jolie. Un quart d'heure plus tard, le train se fraye un chemin parmi des herbes folles, traverse la Seine et entre en gare d'Argenteuil.
-
Le pari de la banlieue
9h30, rue de la Commune devant la mairie d’Aubervilliers. J’ai rendez-vous avec Abdel-Malik Djermoune, président fondateur du nouveau parti de la banlieue. Mon rendez-vous descend prestement un grand escalier et me salut. Abdel-Malik Djermoune a fêté cette année ses 50 ans, mais on lui donnerait bien dix de moins. Je le suis jusqu’à son bureau au premier étage. Chemise aux manches retroussées, pas de cravate, mais un pantalon de costume et des chaussures impeccablement cirées. Il respire le communicant, à l’aise et adroit dans ses propos. Il me demande de m’installer comme je l’entends, je m’assieds. Son bureau est plutôt sobre et spartiate : en face de moi, à droite, se trouve le portrait du maire d’Aubervilliers, Jacques Salvator.
