Derniers articles
-
« L’Acsé, c’est le volet humain de la politique de la ville »
Quel est le rôle de l’Acsé ? L’Acsé est, depuis 5 ans, le bras armé de la politique de la ville. Elle est aussi son volet humain. L’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) prend en charge les bâtiments, l’Acsé s’occupe des habitants. La vie du quartier, l’emploi, le lien social mais aussi l’éducation, sont nos priorités. Notre mission : améliorer le quotidien des habitants des quartiers.
-
Elle a voté Sarkozy, elle veut des profs pour sa fille
« Va-t-on être entendu par les sourds du gouvernement, je ne le pense pas mais j’irai quand même manifester ! » C’est l’opinion un brin désenchantée d’un de ces parents du 19e arrondissement de Paris qui ont participé vendredi dernier à une manifestation baptisée « La nuit des écoles ». Jasmine, maman parmi tant d’autres, qui d’habitude ne prend jamais part à ce type de rassemblement, déplore cette situation : « Que c'est pathétique d'en arriver là, à devoir sortir avec ses enfants dans la rue le soir tard, après une semaine de boulot pour réclamer un droit fondamental : celui de l'éducation. Nos enfants subissent les dégradations du système scolaire, du coup nous aussi on subit, et tout le monde sait très bien que leur avenir commence par l’école. Vu l’état actuel des choses, ça fait vraiment de plus en plus peur. »
-
« Il faut être français pour voter en France »
Du 16 au 22 mai s'est tenu dans quelques villes françaises un référendum populaire sur le droit de vote et l'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales. Cette votation citoyenne fait suite à l'appel du 16 octobre 2010 lancé à Strasbourg par 26 maires et sénateurs socialistes. Et à Bondy, des urnes étaient présentes. Alain Terres, professeur d'histoire-géographie à la retraite, est présent sur le stand avec deux élus du conseil municipal, Jacques Jakubowicz et Marie-Joséphine Missiamenou.
-
Budget 2011 pour le 93 : ciao la tutelle, bonjour les impôts !
L’an dernier, Claude Bartolone, le président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, votait un budget en déséquilibre, un budget dit de « révolte », destiné à attirer l'attention de l'Etat sur ses obligations financières. Une mesure illégale justifiée par la non-compensation de l’Etat du RSA et de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Il estimait à 650 millions d’euros la dette de l’Etat envers le département entre 2004 et 2010. Le Conseil d’Etat avait été saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) et avait émis un avis favorable considérant les faits comme une violation de la constitution par l’Etat.
-
Affaire DSK : « Elle a eu des couilles, la juge »
Un possible futur président de la République menotté et hagard. Un avocat de stars, impuissant face à une juge intransigeante et un procureur sans pitié. Une femme de chambre qui parle. Et enfin, des journalistes à l’affût du scoop. « L’affaire DSK » a tout d’un polar. Elle commence samedi après-midi lorsque le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) est arrêté à bord d’un avion d’Air France en partance pour Paris à dix minutes du décollage. Direction le commissariat de Midtown Precinct South, sur la 35e Rue. Il pleut. Il vente. La lumière orangée des lampadaires donne au bâtiment sans vie un caractère fantomatique. A l’intérieur, derrière un bureau, fourmillent des « cops » armés. « Je ne peux rien vous dire, déclare gentiment une policière blonde dans l’uniforme bleu de la NYPD. Je ne sais pas s’il est encore là ou pas. » Il est déjà 23 heures.
-
Carla Bruni-Sarkozy, le bébé du combat contre l’illettrisme
Mardi. Des lueurs blanchâtres traversent le hall du Centre Pompidou. Le jet des flashs rebondit sur le panneau blanc de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy. Des macarons à la rose s'ennuient dans le fond d'une assiette aussi pâle que la nappe dressée. Quelques serveurs font s'entrechoquer les verres de jus d'orange à ceux de pamplemousse. La brochette d'invités et la maîtresse de cérémonie, Carla Bruni-Sarkozy, viennent de débarquer. Elle porte un tailleur bleu très foncé. La meute médiatique s'excite derrière le cordon de sécurité. « Vous confirmez les déclarations de votre beau-père ? », lance une journaliste, d'une voix fluette. On se croirait à la sortie d'un tribunal, dans les séries américaines. Elle coupe court : « Merci pour ces magnifiques photos. »
-
Affaire DSK : Jean-Marc Ayrault « sous le choc »
La lumière est rouge, le micro est rouge, les murs sont rouges, même la chemise du caméraman est rouge. Où sommes-nous donc ? Non, pas au théâtre mais à la radio toute rouge : RTL. Il est 18h29 : « C'est parti dans 1 minute... 30 secondes... 10 secondes... 5 secondes...» et top ! Jean-Michel Apathie lance son émission du dimanche soir : Le Grand Jury. L'invité du jour est Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et président du groupe PS à l'Assemblée nationale.
-
Eva Joly veut créer un ministère de la Justice territoriale
Quatrième invité de l’émission Génération Bondy tournée lundi, au café Murat, à un jet de pierre de la gare de Bondy, Eva Joly a répondu aux questions de nos blogueurs et des journalistes qui les accompagnaient. Les premières questions ont tourné autour de l’immigration. La députée européenne estime que la France doit accueillir sur son sol les émigrés tunisiens qui affluent alors que leur pays connait la première révolution de sa jeune histoire : « Notre société serait malade, si elle ne pouvait, au moins temporairement, accueillir ces populations». Reste que pour la candidate à la prochaine présidentielle, la solution passe par « une aide accrue au développement en direction des pays du sud ».
-
La dramatique académie du Front national
La porte du métro s'ouvre. Ils sont quelques-uns à en sortir. Ils portent, pour la plupart, des sacs-à-dos. Ils ont le crâne dégarni par la calvitie guerrière. Ils prennent la première sortie. Ils veillent à leurs arrières, regardent à gauche, à droite. Méfiants. Prennent l'escalier principal. A l'extérieur, les ornements dorés de l'Opéra Garnier crament sous le soleil matinal. Sur les marches de l’académie de musique, un groupe de militants chantent à tue-tête. Loin de la poésie des chants lyriques, ils s'obstinent à hurler quelques slogans. « Le travail, aux Français » côtoie le titre phare de la matinée : « Marine, présidente ! »
