Derniers articles

  • Réinsertion post-carcérale : la Bérézina

    13 heures. Assis dans un bar francilien, j’attendais Damien*. Soulagement, c’était quelqu’un de ponctuel, je lui fis un signe de la main et il me rejoignit. Il commanda une boisson non alcoolisée en me disant que « ça fait ivrogne de boire de l’alcool si tôt dans la journée. » Je lui présentai rapidement le Bondy Blog et son contexte de création : les émeutes de 2005 en France. Il me livra de manière spontanée son analyse sur l’évènement : «  J’ai connu un « émeutier» en taule. On lui a collé une image de révolté incendiaire et sanguinaire. Le mec était doux comme un agneau. Ce qu’il y a de fou avec ces émeutes, c’est que les mecs étaient tellement désespérés qu’ils se sont mis à se faire du mal à eux même. Pour moi c’était une mutinerie. Les mecs brûlaient les voitures de leurs voisins, ils mettaient le feu aux écoles de leurs petits frères et saccageaient les Macdo qu’ils squattaient eux même. C’est triste, en vrai, ils ont fait du mal à ceux qui partageaient leur condition, donc à eux même.»

    Par Balla Fofana
    Le 31/10/2013
  • Mais pour qui hurlent ces sirènes ?

    Le 29 septembre 2013, une délégation japonaise vient visiter la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion de Crise (DGSCGC) à Asnières-sur-Seine (92). Certes, me direz-vous, mais la DGSCGC c’est quoi ? J’en conviens, niveau acronyme on a connu plus court et surtout, plus simple à mémoriser. Mais en pratique, la DGSCGC, c’est un peu notre Superman à nous. Le tremblement de terre à Haïti en 2010 ? C’est elle qui a prévu des logements de secours, des groupes électrogènes, des couvertures, etc... Une attaque nucléaire ou bactériologique vise la France ? C’est elle qui établit un scénario de gestion de crise et qui le suit, à la lettre. Un feu de forêt dans le Var ? C’est encore elle qui déploie les moyens humains et matériels nécessaires afin d’assurer un retour à la normale au plus vite. Il neige et vous êtes désespérément coincés sur les routes ? C’est elle, là aussi, qui vous portera secours.

    Par Anne-Cécile Demulsant
    Le 30/10/2013
  • Les Bleus soignent leurs hématomes

    L’équipe de France a aujourd’hui, on peut le dire, une médiocre réputation. Néanmoins, ceci n’a pas toujours été le cas. Et cette situation est le fruit d’un long processus, qui est passé par l’accumulation de nombreux scandales. Cette mauvaise passe a débuté en Afrique du Sud, en 2010, où l'équipe de France est entrée en « rébellion » face au sélectionneur de l’époque, Raymond Domenech. Les Français devaient à la fois ravaler leur défaite, mais aussi supporter le comportement inadmissible de leurs représentants.

    Par Dalal Jaïdi
    Le 29/10/2013
  • R.I.P, mon estomac

    Samedi 26 octobre est un jour sombre pour nos estomacs. L'inventeur du kébab, du kegré, Kadir Nurman nous a quitté. Je n'ai pas le moral, je n'ai pas la frite à force d'écouter toutes ces salades. Le Figaro salit un membre de ma famille, on le plongeant dans l'infamie. Comme le dit France Gall : « Viens je t'emmène » dans mon récit, de l'autre côté du périph, là où l'on mouille le maillot pour le plaisir des papilles, où la familiarité rime avec convivialité. Le goût y est indélébile, l'émoi y est inéluctable !

    Par Lansala Delcielo
    Le 28/10/2013
  • Clichy-sous-Bois :« le combat n’est pas terminé, il va y avoir un procès »

    La cérémonie de commémoration de la mort de Zyed Benna et de Bouna Traore, survenue le 27 octobre 2005, a débuté à 9h40 sous une pluie battante. Cela n'a pas découragé les habitants et amis. Représentants associatifs et politiques étaient aussi présents : Olivier Klein (Maire de Clichy-sous-Bois), Samir Mihi (Président de l'association Au delà des Mots), Mohamed Mechmache (Association ACLEFEU), Mariam Cissé (Conseillère municipale déléguée à la politique de réussite éducative et aux jeunes talents). Du côté des familles, Adel Benna et Siaka Traore, les frères des victimes, étaient là.

    Par Hana Ferroudj
    Le 28/10/2013
  • Les chemins de l’école

    Dans ce film, pas de voix off. Mais les images se suffisent à mêmes pour raconter le quotidien de ces jeunes écoliers. Ici la caméra les accompagne le temps d’un chemin, le chemin qu’ils prennent tous les jours pour aller à l’école. En ces endroits reculés du globe, les villages sont éloignés de la ville et il n’y a pratiquement pas de routes. On est bien loin des transports en commun et du ramassage scolaire. Les familles, de pauvres agriculteurs, doivent se contenter d'offrir, qu'en guise d'aide, des bénédictions destinées à protéger leurs enfants sur le chemin de l'école.

    Par Kevin Té
    Le 27/10/2013
  • « Le fait d’associer la banlieue à la génération sacrifiée est stupide »

    La semaine dernière, cinq jeunes des IUT de Saint-Denis, Bobigny et Villetaneuse recevaient le prix de La Grande Famille. Lancée pour la première fois cette année, cette initiative du cabinet d’avocats Ngo Cohen Amir-Aslani & Associés est destinée à soutenir et encourager les étudiants de ces IUT, désireux de se former aux métiers de l’entreprise. Ce projet monté par une associée du cabinet, Ségolène Dugué, a rassemblé prés de 100 candidats début octobre. Seulement cinq d'entre eux ont été choisis. Les conditions pour postuler étaient simples : être en première année des filières Carrières juridiques ou Gestion des entreprises et des administrations.

    Par Inès El laboudy
    Le 24/10/2013
  • « La transsexualité n’est pas une maladie ! »

    « Y en a assez, assez, assez de cette société qui ne respect pas ses trans, ses gays et ses PD », scandent les marcheurs. Pour la 17e fois, le défilé organisé par le collectif « Existrans » s’est déroulé dans les rues de Paris. Transsexuels, communautés gays et soutiens aux droits de l’homme se sont réunis aux Invalides pour rejoindre Bastille, sous le regard parfois ahuri des badauds. Aux terrasses des cafés, dans les vitrines des magasins, les gens rigolent ou regardent avec incompréhension ce cortège peu ordinaire. En effet, des femmes aux tenues extraverties et aux silhouettes néanmoins masculines défilent sans complexes dans les rues de la capitale.

    Par Charlotte Cosset
    Le 23/10/2013
  • Il faut sauver le soldat Hollande

    Il y a encore quelques semaines, François Hollande jouait à nouveau le chef de guerre en préconisant avec fermeté des frappes aériennes contre le régime de Bachar el-Assad. Il revêtait alors son costume de super-héros, une marinière et un slip kangourou pour faire kiffer Valérie. C'est en tout cas ce que l'on m'a dit dans l’oreillette. Le torse bombé, tel un coq en pâte, le discours va-t-en-guerre bien rôdé et accompagné de captain « Barack O. » America, notre Flamby national voulait constituer son équipe d’Avengers afin de  « punir » le grand méchant Assad.

    Par Mohamed K
    Le 22/10/2013