Derniers articles
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Né au bout d’un couloir
Chambre 202. Au bout du couloir. Un couloir assez large pour y laisser passer les brancards, fauteuils et autres clopins-clopants. Le monde des valides, personnels et visiteurs, laissait des traces sur le linoléum, le caoutchouc des semelles frottées au sol partait difficilement. On m’avait embauché pour ça. Nettoyer, astiquer, serpiller, épousseter des surfaces immenses, des chambres toujours propres.
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Quand le football nuit au Brésil
Mardi 17 juin, une journée classique. Je me lève, me douche, petit-déj à midi, Facebook. Et là, je vois plusieurs publications et photos d’amis Brésiliens rencontrés à un voyage scolaire au pays du football et des tongs. Malheureusement je ne suis pas bilingue portugais et ce n’est qu’en regardant les news que je comprends tout cet émoi.
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Faut-il supprimer le bac ?
Alors que le nombre de candidats au bac était en hausse constante chaque année depuis son instauration, celui-ci est en baisse pour l’année 2013. 664 709 candidats planchent pour cette nouvelle édition contre 705 059 en 2012 soit une baisse de 5 %, expliquée par la réforme du bac professionnel.
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Née près d’une usine
Je suis née quelque part, près d'une manufacture. Ni dans le Nord des corons, ni dans le Sud du Front. Au Centre. Atterrissage dans le Loir-et-Cher. Romorantin-Lanthenay. Là, où Claude de France, épouse d'un certain Francois Ier, a laissé sa trace donnant son nom à ce qui allait devenir quelques années plus tard mon lycée. Mais l'histoire avec un grand H, ça vient après, quand la sueur a coulé, que le père a trimé et que les ventres sont remplis. Papa, justement, rejoint la Sologne.
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L’école : des inégalités à la carte
Les idées reçues évoquent souvent la carte scolaire comme créatrice de mixité sociale. Cependant, lors de sa création en 1963 l’objectif était « technique ». C’est-à-dire qu’elle était vouée en premier lieu à la répartition des élèves en fonction des établissements et des moyens d’enseignements. La préoccupation majeure était les effectifs dans les classes à une période où l'on construisait beaucoup d'établissements scolaires, son objectif était de limiter les inégalités entre élèves. Elle aboutit sur la répartition des élèves en fonction de leur secteur d’affectation et la répartition géographique des enseignements par établissement, donc, des professeurs.
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Née dans les livres
Je suis une erreur statistique. Mais rien n'est figé. Il faut juste savoir faire preuve d'imagination pour faire mentir cette mauvaise fée qui condamne autrui avant même de lui avoir donné sa chance. Les bonnes fées, elles sont arrivées plus tard. Je suis née à Barbès, chambre avec vue sur le marché. En y réfléchissant, c'est drôle d'être née ici quand on sait que ce quartier parisien est une succursale de l'Algérie.
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Née à Charolles, petite ville bourguignonne fière et solidaire
Dans les années 60… je suis née à domicile, à Charolles, petite ville tranquille de la Bourgogne du Sud. Chaque mercredi matin, le marché mettait de l’animation : il attirait des marchands de fruits et légumes, de vêtements, de chaussures… des bouchers… Ma grand-mère serrait fermement son porte-monnaie tout en poursuivant ses achats : « Il faut faire attention. Il y a des voleurs qui profitent de la moindre occasion ». Je me rappelle des fermières qui transportaient dans les rues leurs chevreaux pour les vendre : leurs bêtes bêlaient bruyamment car elles étaient attachées par les pattes et promenées la tête en bas.
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Né dans l’escalier
L’injustice a parfois des bienfaits insoupçonnables. Elle agit sur vous comme une épine dans la conscience. Son bruit strident se rappelle à votre souvenir régulièrement. On la rencontre souvent par accident. Dans mon cas, cela s’est passé dans les escaliers de mon immeuble, à l’âge de 14 ans.
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« Le bac, c’est le début de la fin »
Il est arrivé vite, trop vite. Qui ? Le bac, évidemment. Il commence aujourd'hui à 8h exactement. Aujourd'hui c'est philo, demain se sera histoire géographie, puis anglais, espagnol, économie, mathématiques. Une semaine intensive en perspective. Le bac c'est un peu comme un grand invité. Vous savez ce genre d'invité qu'on ne reçoit que rarement et devant qui l'on veut faire bonne impression, l'invité qui a
