Derniers articles
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Bastos et Momo, dix de chute
Un jour de semaine pluvieux, une épaisse couche grisâtre en guise de ciel. Tristounet, une fois de plus. Je circulais dans ma charrette à moteur dans les rues pavées de mon arrondissement, baroudant sans but précis. Une fois à gauche, une fois à droite, espérant croiser un ami, histoire d’avoir un peu de compagnie. Au détour d’une ruelle, j’aperçus un type pieds nus avec les mains dans ses baskets comme si c’étaient des gants, et sur la tète, un carton retourné. Une sorte de parapluie écolo pour le protéger de la pluie sans doute.
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Master d’histoire : le C.A.P. Louis XIV
Avec le recul, j’ai sous-estimé l’importance de l’année de terminale. Ce qui comptait, c’était le baccalauréat, et décrocher le précieux sésame pour l’université. Mon eldorado. J’ai été bercé par les illusions du système français, à savoir qu’un diplômé est une élite ; et qu’une élite ne tombe jamais en désuétude. Je n’avais ni grand-frère, ni grande sœur, ni parents capables de m’éclairer, quand bien même je pensais que tout était clair. Alors, sur le minitel (pour ceux qui connaissent) et mon dossier d’orientation, j’ai choisi le droit parce que d’une part j’étais nul en sciences et que, d’autre part, j’aimais bien le côté prestigieux de la discipline. Pour faire quoi ? On verra en cours de route.
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Portrait nocturne d’une jeunesse dorée
Un vendredi soir. Dans cette célèbre boite de nuit parisienne, entre à peu près qui veut, même s’il a 13 ans. L’âge n’est pas un critère. La richesse, oui. Les videurs connaissent les dernières tendances des enfants au compte en banque bien garni. Cet hiver, c’est grosse doudoune, énorme fourrure sur le pourtour de la capuche et bottes fourrées qui ressemblent plus à des pantoufles pour se promener chez soi, quand on a froid. Ces vêtements ont un prix. Bien 700 euros l’ensemble, voire plus.
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« Le jour où d’immigré je suis devenu citoyen »
Quand Bertrand Delanoë passe devant son stand, Hédi Saidi pense d'abord à eux : « Vous pourrez me photographier avec lui devant les livres ? Les collégiens seront contents. » Eux, ce sont ses élèves du collège Anne Frank de Roubaix où il est professeur d'Histoire-Géo et qui ont remporté la mention spéciale du jury du Prix René Cassin remis par le Ministre de l'Éducation de l'époque, Xavier Darcos.
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« En France, on ethnicise tout »
Dans son ouvrage Vers un multiculturalisme français: l'empire de la coutume, Jean-Loup Amselle n'y va pas avec le dos de la cuillère. La vision de cet anthropologue sur le multiculturalisme français (qui vient à l'origine du Canada et non des Etats-Unis) a de quoi inquiéter. Pour comprendre comment le multiculturalisme se développe en France il faut remonter à la période coloniale. « Durant cette période la France est entrée en contradiction avec ses principes de droits naturels et les droits de l'Homme. Les différentes expériences montrent (notamment en Egypte et en Algérie) une gestion ethnique basée sur la distinction entre Berbères et les Arabes en Algérie, en Egypte : les Mamelouks, les Arabes, Juifs et Coptes. »
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Sport et banlieues : courir n’est pas tout
Du sport citoyen. C’est tout ce dont rêve Jean-Philippe Acensi, délégué général de l’APELS (Agence pour l’éducation par le sport), qui a remis hier son rapport au Sénat. Selon lui, il est urgent de remettre en question la place du sport dans la société, et particulièrement dans les quartiers populaires : « Le sport seul ne peut pas être vecteur d’insertion sociale. Soyons pragmatiques : il faut l’accompagner d’un engagement citoyen. »
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Pétards, mitraillettes et cotillons à Belleville
Belleville. Un quartier où tout est possible. On peut s’attendre au meilleur, comme au pire. 8h30. Mes paupières encore closes laissent pénétrer les premiers rayons du soleil. Après toute cette pluie, il décide enfin à pointer le bout de son museau ! Bien nichée sous la couette, je me prélasse encore un peu. « Encore cinq minutes » me dis-je. Quand tout à coup un boucan infernal me projette sur un champs de bataille. Plusieurs explosions, des bruits semblant provenir d’une centaine de mitraillettes et un nuage opaque arrive jusque devant ma fenêtre. Les meubles tremblent, une bouteille d’eau vide tombe de la commode. Je ne bouge plus. Pense à l’assurance habitation. Au fait que je ne pourrais pas sortir, surtout pieds nus dans mon magnifique pyjama. A mes parents à qui je voulais dire « je vous aime », à mon propriétaire à qui je n’ai pas encore réglé le loyer.
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« On est un peu barjots » au pied de Montmartre
A 67 ans, Michel prend littéralement ses délires pour des réalités ! « J’ai commencé à faire l’andouille après mon certificat d’études en apprenant la charcuterie à la Châtre (Indre). Après l’armée, avec mes gros sabots, je suis monté à Paris et j’ai monté ma charcuterie en 1967, au 20 rue Lepic. En 1975, je trouvais malheureux que les commerçants ne se connaissent pas entre eux, alors avec deux autres fous on a crée l’association Lepic-Abbesse commerçants. J’allais chercher Maryse d’Europe 1, aujourd’hui Mme Gildas, je posais les sonos sur ma R16 TX et on faisait des animations. »
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Messi est le meilleur, que ça vous plaise ou non !
Cette année il y a eu plein d’événements importants dans le foot. J’éviterai de parler de la coupe du monde où les Français ont été nuls et pas cools, mais le meilleur moment, le moment le plus attendu, c’est quand on annonce le nom du vainqueur du Ballon d’or de France football. En 2009 c’était Lionel Messi, et devinez qui a été le ballon d’or 2010, décerné début janvier ? Eh bien c’est toujours lui. C’est normal, ce prix remis au génie Argentin du FCB, ce n’est que justice. Pour ceux qui ne sont pas footeux, je parle de Lionel Messi le joueur du Barça. Certains lui préfèrent Iniesta qui selon eux aurait dû être élu, d’autres Cristiano Ronaldo, bref chacun a son opinion sur la question.
