Derniers articles
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Marie, 16 ans, dogsitter pour l’été
Non loin d'Evry, à Soisy-sur-Seine, je retrouve Marie, 16ans, dans un quartier aux allures de celui de Wisteria Lane dans Desperate Housewives. Comme beaucoup d'adolescent, on a tous plus ou moins envie de se faire un peu d'argent soi-même, d'être autonome et ce peu importe le milieu social. Puisque Marie habite une maison grande et très jolie,et qu'elle adore les animaux - passion transmise de mère en fille - elle a décidé depuis un an maintenant, d'être dogsitter.
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Mamies autobronzantes
Il était une fois une famille en vacances. Elle était logée dans une somptueuse demeure, le voyage pour y arriver avait été rapide puisqu’elle avait voyagé avec son avion privé… J’arrête de me prendre pour princesse Sarah. Je suis certes partie en vacances, mais sans tout ce luxe : j’ai voyagé en voiture, et qui dit voiture, dit bouchons : sept heures pour faire Paris - La Rochelle.
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« Bonjour, je suis le cousin d’Elie Semoun »
Il est 15 heures passées. En face du tabac-presse du Dragon, se trouve une pharmacie où deux employés rangent les produits dernièrement arrivés. Il n'y a pas de client, un écriteau signale que la pharmacie sera fermée quelque temps. Un homme entre par l'arrière-boutique. Vêtu simplement, d'une chemise à carreaux, il se présente. « Bonjour mademoiselle, Elie Semhoun que désirez-vous ? » Mon visage affiche une grande surprise. Le pharmacien s'en amuse : « Ça vous en bouche coin, hein ! » Tout content de son effet, il marche fièrement comme un enfant qui dirait : « Je t'ai eue, patacruu. »
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Igor et Lizia, jeune couple en construction
Rangers au pieds et look rocker, Igor et Lizia sont en train de photographier l’une des tombes du Père Lachaise. Cette petite semaine de vacances à Paris – destination des amoureux par excellence – est leur premier voyage ensemble. « On s’est rencontrés il y a environ deux mois », raconte Lizia dans un anglais parfait. Et s’ils ont choisi Paris, ce n’est pas pour son romantisme mais plutôt parce que l’occasion s’y prêtait. « On est venus ici pour retrouver un de mes amis péruvien, avant de retourner tous ensemble en Allemagne », explique pudiquement la jeune fille.
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« Tu bois pas d’alcool ? T’es musulmane ? »
C’est officiel, je fais partie des « minorités ». Vous savez, il y a ces minorités institutionnelles, comme les Aborigènes d’Australie. Moi, je fais partie d’une minorité officieuse, celle des buveurs de Coca-Cola dans les soirées étudiantes. Tels ces peuples autochtones en voie de disparition, les gens qui ne boivent pas d’alcool se font de plus en plus rares.
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Les deux cousines, si semblables, si différentes
D’un côté, Julia, 13 ans, qui réside dans les Yvelines après avoir vécu à Boulogne puis dans le 16e arrondissement de Paris. Cheveux châtains clairs et lisses, fille unique, issue d’un mariage mixte, une mère française, un père français d’origine algérienne. De l’autre, moi, 14 ans, qui vis dans le 93 depuis toujours, des parents tous deux français d’origine algérienne, brune, cheveux bouclés, et deux frères en prime.
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C’est Ramadan, je suis un peu musulman
Lundi matin, pas trop tôt, pas trop tard, je suis parti en mission « chorba ». J’ai pris le bus 96 et l'ai quitté à Belleville-Ménilmontant. Je m’attendais à une ambiance « Brad Pitt American Express j’ai plus de liquide ». Mais non. Pas de triporteurs fous renversant des jarres d’olives ; pas d’ânes avec des gamins dessus ; et pas de banquier en costume blanc m’accueillant les bras ouverts sur son perron en marbre. J’ai quand même retiré 20 euros à un distributeur, soit 10 belles côtelettes d’agneau au jugé.
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Le voyou et l’aristo
Il y a cinq ans, Jean, issu d’un milieu aisé, était surveillant dans un lycée professionnel du 15e arrondissement de Paris. Ethan, fils d’une famille modeste, y était élève après avoir été viré d’un autre lycée. Ethan, aujourd’hui 22 ans, avoue que Jean, qui en avait 25 à l’époque, lui tapait sur le système avec son look de bobo et cette façon qu’il avait de provoquer les gens d’un humour pas forcément adapté à ses interlocuteurs. « Il m’énervait et en plus, je croyais qu’il était gay. » L’impression ne s’arrange pas le jour où Jean fait une proposition surprenante à Ethan : « Il m’a invité à son cour de théâtre, et là je me suis dit, c’est vraiment un pédé. »
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Sur la pelouse, les minets et les minettes
L’ambiance d’une piscine de banlieue est sympa quand on a entre 14 et 20 ans. Drague et bikinis flashy sont de rigueur lorsqu'on s'y rend en bande. A Bobigny, le lieu de repérage c’est la pelouse extérieure. Ça papote, ça rit, ça écoute de la musique et ça bronze au soleil en cachant la direction de ses yeux derrières ses Gabanna. Chacun se mate et quand on a un ou une ami(e) un peu siphonné(e), on peut être sûr qu’il ou elle ira nous balancer auprès de la personne repérée.
