Derniers articles
-
Le billet Air Algérie, sacerdoce du vacancier
A l’approche des grandes vacances d’été, tout le monde a la même question sur les lèvres : tu pars où en vacances cette année ? Comme si votre interlocuteur ne connaissait pas la réponse… Ben au bled, voyons. Seulement voilà, le terme bled recouvre plusieurs situations, toutes différentes les unes des autres. Partir en Tunisie ou au […]
-
La boxe kabyle
Art martial méconnu du grand public, la boxe kabyle a néanmoins acquis ses lettres de noblesse en France, où chacun peut à loisir la pratiquer. Ce sport de combat séculaire est répandu dans tout le Maghreb et porte plusieurs noms selon les différentes régions : kung Fu de Tlemcen, savate des Aurès, claquette de Rabat ou encore la danse du Harissa comme on l’appelle du coté de Tunis. La boxe kabyle est divisée en plusieurs branches, la plus controversée, celle du ceinturon volant, pose comme condition d’être papa. Cette école met à disposition du combattant tout un éventail de claques et d’armes : ceinturon en cuir, claquette, fils de la radio, postillon rageur… l’environnement et la physiologie de celui qui s’exerce à la boxe kabyle, doivent être un véritable arsenal. Les armes de jet, comme la télécommande, ont récemment été autorisées par la FPRB (Fédération des Pères à la Remise des Bulletins).
-
Les « Dérouilleurs » du handicap social
Si les jeunes diplômés venus des cités n’ont pas eu la chance d’être « le fils ou la fille de » pour accéder à des postes à responsabilité ou à un statut de cadre – car beaucoup d’entre-eux ont des parents ouvriers –, un diplômé en finances, consultant dans une banque, originaire des Yvelines a eu une idée pour pallier […]
-
Tu peux compter sur moi
Moussa a 11 ans lorsqu’il arrive du Maroc et se retrouve au neuvième étage d’un immeuble de la cité Blanqui de Bondy, trois étages au dessus de Denis. Ils deviennent les meilleurs amis du monde. Les moments de galère, le foot en bas de la cité, ils partagent tout. A la fin des années 90, la cité dérape. Le petit frère de Moussa a des embrouilles avec des jeunes du quartier. Sa mère décide de déménager à Bondy Nord. Quelques temps plus tard, Denis et sa famille quittent aussi le quartier, car la ville a décidé de détruire la partie centrale de la grande barre, pour donner de l’air à la cité Blanqui. Moussa entre en conflit avec sa mère. Il s’en va seul respirer l’air du 77, vadrouille un peu, fait les quatre cent coups. Denis, lui, fait sa vie. Il se marie jeune, devient papa d’un petit garçon. Denis et Moussa n’habitent qu’à un kilomètre l’un de l’autre, mais ne se croisent plus. Ils ne sont plus dans le même délire.
-
Journée « consulat d’Algérie »
Dans Les douze travaux d’Astérix, lors de la huitième épreuve, nos chers gaulois doivent récupérer le formulaire A-38 dans un bâtiment bureaucratique romain, épreuve censée les rendre fous, tant les poncifs sur les fonctionnaires qui les accueillent sont poussés à l’extrême. Une journée au consulat d’Algérie c’est normalement ça, un bâtiment qui rend fou et […]
-
Le bac, oui mais après
Jeunes gens, vous qui passez aujourd’hui ce rituel, vous qui contemplez chaque matin le regard anxieux de votre mère qui vous voit déjà médecin; vous qui pensez que c’est la fin du monde en cas d’échec ou que la panacée vous attend si le mot admis apparait en face de votre nom en ce jour de grâce, quelque part en juillet, sur un tableau à la sortie du lycée; méditez sur l’expérience des anciens avant de stresser plus que de raison ou au contraire, de jouer au foot au lieu de réviser. Si on prend l’exemple de mes camarades de première et de terminale, on voit qu’avec ou sans le bac la réussite peut trouver son chemin. Deux classes au profil bien différent : la 1S1 a joyeusement passé l’année a ruiné la réputation d’excellence qu’on donne aux classes de scientifiques en copiant le collège fou fou fou ou les soudoués passent le BAC. La TS2 au contraire est un modèle du genre, la stratégie bien rodée des élèves qui s’y trouvent fait encore une fois la preuve de son efficacité : prendre allemand ou latin en option vous assure de tomber dans les meilleures classes.
-
Le Monde et TF1, Médias du futur
Depuis quelques jours, je mène une expérience étrange, un poil masochiste, je ne regarde que le 20 heures de TF1 et je ne lis que Le Monde (sans compter le Bondy Blog bien sûr). Je le reconnais, c’est un peu absurde comme expérience mais on s’amuse comme on peut. Exit i.télé, David Pujadas, Marie Drucker, Libération ou le Nouvel Obs. A moi PPDA dans son TF1 flambant neuf et Le Monde et sa direction agonisant dans les filets de la société des journalistes qui elle aussi a choisi la rupture. Entre « Retour vers le futur » et « l’histoire sans fin », j’ai l’impression d’avoir fait un bon dans le temps et je me réveille chaque fois le matin du lundi 18 juin, au lendemain de la victoire écrasante de l’UMP aux législatives. Parmi les trois dernières unes du Monde, "Sarkozy porté par l’état de grâce ", "Sarkozy impose son projet fiscal ", l’autre étant consacrée à la justice et la sécurité des tribunaux. Mais où sont passées les législatives ?
-
Guide de survie lors d’un contrôle d’identité en banlieue
Tout le monde sait que certains flics se lâchent en garde à vue. Il suffit de voir les visages tuméfiés de vos amis à la sortie de celles-ci, pour comprendre que ce film avec Coluche où ses collègues policiers s’en donnent à cœur joie dans l’intimité d’une salle d’interrogatoire est tiré de situations réelles; situations que j’appelle de tous mes vœux à être aussi rares qu’un bon CDI dans une rédaction. A dire vrai, je parle de choses que je ne connais pas, je n’ai jamais fait de G.A.V. Que sont les récits de camarades moins chanceux, et leurs blessures de guerre. Peut-être, ils sont tombés sur le chemin du retour entre le commissariat et leur habitation, qu’est ce que j’en sais moi. Par contre ce que je sais, c’est que ces faces à faces fâcheux avec la police peuvent être aisément évités.
-
Hamza Lahlou pourrait sortir de prison aujourd’hui
Hamza Lahlou, 23 ans, étudiant en BTS, est toujours incarcéré à la prison des Baumettes, à Marseille. Un casier vierge, mais, bientôt six mois de détention préventive, dans l'attente d'un procès. Il a avoué avoir mis le feu à une poubelle et être l'auteur d'un graffiti dans le quartier de La Rouguière, à l'est de la ville, où habite sa famille. Les faits remontent à 2006. A la veille du ramadan, des personnes investissent une supérette abandonnée pour la transformer en salle de prière. Elles appartiennent à une association luttant depuis dix ans pour l'ouverture d'un lieu de culte musulman dans la cité. Les CRS viennent les en déloger un peu plus tard, avec force, provoquant une mini révolte dans le quartier: sept voitures et deux containers sont incendiés. Un seul confesse une faute: Hamza Lahlou. Feu de poubelle et graffiti, donc. Idir, envoyé spécial à Marseille, a relaté ces faits en détails dans un précédent post. Il y a une douzaine de jours, le Bondy Blog, de retour sur les lieux, a assisté à une séance du comité de soutien à Hamza Lahlou.
