Derniers articles
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Les harkis au palais des papes : pour une juste intégration à la République
A quelques jours du premier tour de la présidentielle, la communauté harki s’est réunie en congrès au palais des papes d’Avignon, sous le pilotage de l’AJIR (Agir pour une Juste Intégration à la République). La même origine, le même faciès exotique et les mêmes problèmes de discrimination; sauf que les uns en rentrant chez eux […]
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La marche des oubliés
Aclefeu appelle plusieurs associations d’horizons différents à s’unir pour participer à une manifestation « la marche des oubliés » samedi 14 avril de Bastille à République. Départ 15 heures. Pour une pomme croquée; je suis arrivé 40 minutes en retard à la conférence de presse organisée à Paris pour annoncer la marche des oubliés. Parce qu’elle était destinée à […]
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Un coupable parfait ?
Cette après midi aura lieu le jugement du Jeune Hamza Lahlou incarcéré depuis plus de quatre mois et qui risque plusieurs mois de prison pour des faits qu’il a toujours nié. Ouria Djelouli, membre de son comité de soutien nous raconte les faits. Passer l’après midi à la terrasse d’un café sous le soleil de la cité phocéenne c’est un cliché. Une Marseillaise en retard aussi, plutôt infondé pour le coup puisqu’Ouria Djellouli est pile à l’heure. Dossier de presse à la main, cette jeune étudiante en droit est venue me rejoindre pour me parler d’une affaire qui exacerbe les passions au quartier de la Rouguière, situé à l’est de Marseille ; celle du jeune Hamza Lahlou, incarcéré depuis 4 mois à la prison des Beaumettes. Tout a commencé en 1996 quand la communauté musulmane du quartier multiplie les demandes pour disposer d’une salle de prière. Une ancienne superette abandonnée en bas des tours ferait un local idéal. Pendant dix ans, une association locale va jouer le jeu pour essayer d’en disposer. Toutes les conditions que demande l’administration sont remplies mais au fur et à mesure, la liste de celle-ci s’allonge. En vain, puisqu’ à la veille du ramadan 2006, le quartier n’avait toujours pas sa salle de prière. Ne tenant plus, certains membres de l’association, la joue Don Quichotte et forcent le local abandonné. Quelques semaines plus tard, la police débarque pour rendre la superette à son abandon. « De la folie, confie Ouria, c’est une armée qui a débarqué. De bon matin, il n’y a que des vieux qui prient, on les a virés. C’était assez violent, surtout vu le nombre de CRS, c’était très impressionnant ». Certains jeunes de cette cité, réputée tranquille, ont alors craqué : deux contenaires ont pris feu le premier soir. Malgré les tentatives des associations pour calmer le jeu, sept voitures brûlent la deuxième nuit, ainsi que la porte de la chapelle du quartier. « Pourtant, les bonnes soeurs ont toujours soutenu les revendications pour la salle de prière», déplore mon interlocutrice à l’accent si chantant.
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Au pays des boites aux lettres
Difficile de s’intéresser à l’activité économique de Bondy sans parler de la Zone Franche Urbaine (ZFU) de Bondy Nord. Fruits d’une loi promulguée il y a dix ans par un gouvernement de droite, nous nous sommes intéressés aux résultats obtenus dans une municipalité de gauche.
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Des élèves en cours d’alphabétisation
Comment trouver son chemin dans la société quand on parle peu ou mal le français ? Notre langue, les non francophones ont envie de l’apprendre. Un passage nécessaire pour vivre une citoyenneté pleine et pour se retrouver dans le vocabulaire des administrations. A Bondy, l’agence nationale de cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) et la ville de Bondy mettent en place, chaque année, des ateliers de socialisation à dominante langagière (ASL) – qu’on appelle couramment « cours d’alphabétisation ». Salima Bouamra, formatrice du centre social Georges Brassens anime l’atelier de niveau avancé qui accueille une dizaine de femmes de plusieurs nationalités. Ce cours hebdomadaire permet aux unes et aux autres, - mères au foyer pour la plupart -, d’échanger des points de vue sur la vie quotidienne et sur… les présidentielles.
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Le curé de Monfort-sur-Meu : « je fais quelque chose de tout à fait naturel »
Lors de mes recherches de témoignages concernant l’arrestation des Maliens dans la petite bourgade de Monfort-sur-Meu, plusieurs personnes m’ont conseillé d’aller voir le curé de la ville. Je sonne au presbytère, le père Desmots m’ouvre. Je me présente et lui explique la raison de ma visite. Peut être allait-il m’envoyer paître, il avait sans doute autre chose à faire, mais comme dans les films, le père Desmots est d’une sérénité exemplaire. Il me propose de rentrer. Nous arrivons dans la cuisine; autour de la table, deux sœurs et un Africain. « On en a planqué un ici ! » me dit-il en rigolant. Mais il plaisante, bien évidemment, cela m’aurait fait un scoop vraiment top ! L’Africain, c’est Patrick, un ami de la maison.
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Pourquoi je m’occupe de colonies de vacances
Chaque été, depuis bientôt 5 ans, je travaille comme animatrice pour une association nationale d’éducation populaire, reconnue d’utilité publique, qui organise des centres de vacances d’enfants et d’adolescents dans les Pyrénées Orientales. Cet organisme s’appuie sur des valeurs de solidarité et de réussite et propose des loisirs accessibles au plus grand nombre sans exclure les plus démunis. Ainsi l’été je me retrouve à encadrer des enfants qui viennent tant de Strasbourg, Clermont-Ferrand, Rennes, Arles, Paris, que de Perpignan et alentours. Aujourd’hui encore, beaucoup découvrent pour la première fois la mer ou la montagne, et d’autres s’étonnent de faire connaissance avec des enfants d’autres régions, à l’accent différent. Je me souviens de S., orphelin sans aucune famille, que je retrouve tous les ans sur le même centre de vacances.
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Une forme insupportable de racisme
Comme à peu près tout le monde, chaque semaine, je fais mes courses dans un hypermarché. Ce jour-là, ma belle-sœur et moi allions au rayon bébé pour acheter du lait de croissance. Le petit caddie en main, nous prenons ce qu’il nous faut, mais en sortant du rayon, nous passons devant un couple plutôt âgé et leur enfant. Il est, je pense, important de préciser qu’ils étaient Maghrébins. Juste après, nous entendons quelque chose comme «Tchine Tching Tchong », puis plusieurs rires venant de ce couple. Je bouillonne de l’intérieur, cela m’insupporte… Ce racisme gratuit que tout le monde s’amuse à utiliser envers les Chinois, simplement en raison d’une langue que les gens sont incapables de comprendre… .
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Partenariat Télérama/Bondy Blog
Liberté, égalité, fraternité : trois idéaux gravés aux frontons de la république. En cette année électorale, le magazine Télérama a voulu prendre aux mots la devise française dans trois numéros Hors-série.
