Derniers articles
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Muhittin, un rescapé qui a tout perdu
Alors qu’en un an, la presse n’a jamais autant parlé de banlieue, de ses révoltes qu’on est forcé de considérer comme le signal d’alarme d’une ségrégation sociale, il en est un qui porte un fardeau qui s’alourdit : Muhittin Altun, le seul rescapé parmi les trois adolescents électrocutés dans le transformateur EDF de Clichy-sous-Bois le 27 […]
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Tout près de l’enfer, un paradis : Corbeil-Essonnes: Lycée Robert Doisneau
On ne dira jamais assez les charmes de la banlieue parisienne. Corbeil est une petite ville charmante, presque bucolique, avec un lacis de rues tortueuses traversées par la rivière Essonne. Nous sommes à une trentaine de kilomètres au sud de Paris. Une colline domine la ville, sur le flanc de laquelle on peut traverser une cité aux allures anodines, les Tarterêts. C’est là qu’il y a quelques semaines, une embuscade a été tendue à une patrouille de police par un groupe de jeunes gens.
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Chronique de la vie scolaire
Lorsque j'étais au collège, j'ai déjà vu un gamin vouloir frapper un professeur, un autre viré pour avoir sorti un couteau dangereusement. Le prof de musique remplaçant, lui, recevait des oeufs au tableau. Existait aussi le petit pont massacreur: celui qui avait le malheur de voir passer la balle de tennis entre ses jambes était coursé par toute la cour pour se faire tabasser. Le directeur adjoint à été gazé à la bombe lacrymogène, quant au proviseur, il dû expliquer à la RATP pourquoi le bus à été pris d'assaut par des collégiens (oui !déjà à l’époque ça existait ! mais c’était juste la mode des vitres caillassées). Les rdv pour des tête à tête à la sortie étaient courants. Selon le cours l’ambiance variait, ça allait du prof qui maîtrisait totalement son régiment, qui souvent était haut gradé dans l’ancienneté, au prof vachette dans l’arène sur lequel les collégiens planifiaient des stratagèmes pour lui donner le tournis. Celui-ci d’ailleurs était en général nouveau ou remplaçant. Mais quel que soit le prof, aucun ne possédait l’immunité contre son nom tagué sur un mur, avec un commentaire sympathique. Vu d’un élève, le collège était un lieu ou on se retrouvait plus pour se distraire entre nous avec n’importe quel support qu’un endroit pour étudier. Par contre pour les profs ça ne devait pas leurs sembler très amusant. Certains partaient d’une année sur l’autre, mais nous, on ne le remarquait même pas. Par contre, d’années en années, on remarquait que les nouveaux sixièmes étaient beaucoup plus « ouf ». Leur violence, leur insolence surprenait. Bref, des prof- flics essayaient de leurs mieux de nous aider, nous enfants pseudo-sourds et pseudo-aveugles. Et encore en matière de réputation on n’était pas les plus « chauds », le collège de Bondy Nord avait des histoires bien plus violentes. On considérait notre collège comme le troisième plus « chaud » de Bondy.
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Recherche emploi désespérément
Depuis, des contacts ? Oui elle en a, et les entretiens aussi, mais le mot de la fin reste toujours : « on voit d’autres personnes dans la journée, on vous tient au courant », puis plus rien.
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Kamel chez Karl Zero
J’étais plongé dans une passionnante partie de cartes avec les gamins de l’école où j’exerce avec brio mon job d’animateur quand je reçus un SMS de Kamel ; « Idir sors vite !! On a un code 69 ». Un code 69 ça veut dire que Kamel fait un truc intéressant et qu’il veut m’en faire profiter. Le temps de me moquer de mes petits camarades pour la sixième partie que je remporte d’affilée, et je file du boulot en pagaille au point de laisser tomber les trois as que je dissimulais dans ma manche. Pas le temps de négocier avec ces morveux de huit ans, je leur rends les bonbons que je leur ai rasé et file rejoindre Kamel.
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Prof, policier, juge : trois petits tours et puis s’en va…
Je participais jeudi après-midi à un séminaire à Saint-Ouen, prévu depuis longtemps et organisé pour des assistants sociaux de Seine-Saint-Denis. C’étaient les cadres de la direction Enfance et Famille, une centaine de personnes, des gens au front de la misère qui se battent pour faire encore un peu de prévention alors qu’ils se noient sous les situations d’urgence. « On s’occupe de ceux qui sont au bord du bord », dit l’un d’eux.
