Derniers articles

  • Bondies et ses deux sans industrie

    Titus Plattner -

    Par Bondy Blog
    Le 01/02/2006
  • En attendant Titus

    « Il est comment, Titus ? », me demandent les jeunes qui se relaient dans le local où crèche L’Hebdo. Je réponds qu’il a environ trente ans, mais qu’il fait très jeune. Titus Plattner est le journaliste qui, cet après-midi, prend la relève aux manettes du blog, alors que Pierre-André Stauffer récupère de son opération dans un hôpital parisien. Titus, ce prénom intrigue et semble opérer un certain charme. Hakim et Kamel s’apprêtent à prendre la voiture pour aller le chercher gare de Lyon, lui et une équipe de la Télévision suisse romande, qui va tourner un sujet sur le projet « Bondy ».

    Par Antoine Menusier
    Le 31/01/2006
  • Blog à 200 km/h

    Par Bondy Blog
    Le 31/01/2006
  • 40 centimes la clope

    Hakim m'avait prévenu. "Toi, il va te prendre pour un type de la DST." Je ne sais pas pour qui il m'a pris, mais le jeune Arabe qui tient la caisse de l'épicerie du coin n'a pas voulu me vendre les trois cigarettes que je lui demandais ce matin. "Ah non, pour des cigarettes, il faut aller au tabac, cinquante mètres plus loin." "Vraiment?", lui ai-je demandé. "Vraiment", a-t-il fait. Mais il n'a pas juré. La veille, il en avait vendu quatre à Kamel. Quarante centimes d'euro pièce. Ça fait huit euros le paquet, trois de plus que dans le commerce. Seulement, quand on n'a pas les moyens de se payer un paquet au prix normal, la clope à l'unité c'est mieux que rien. Ça limite les frais et la consommation. Et c'est ainsi que Dieu est grand, comme dirait Fellag.

    Par Antoine Menusier
    Le 31/01/2006
  • « Il va comment, Pierre-André? »

    Arrivé dimanche après-midi à Paris, j'étais la veille à Marseille, à l'hôpital de la Timone, où le fils de ma cousine récupère d'un choc à la tête qui aurait pu être fatal. On raconte des trucs affolants sur ce qui se passe, ou se passerait, dans les couloirs de la Timone, et des choses pires encore sur l'hôpital Nord de la ville: agressions sexuelles dans les chambres, vols, rackets… Paris, hôpital Bichat. Il est 21 heures, les urgences sont pleines. Pierre-André Stauffer est en réanimation après son opération. Sa femme Manine et sa fille Clotilde sont autorisées à lui rendre visite. Mohamed, Radouane et moi attendons dans une pièce au sous-sol. Manine ressort un peu inquiète. Elle trouvait meilleure mine à Pierre-André l'après-midi. On tente de la rassurer en lui disant que c'est normal, que c'est la fatigue. Les médecins ont prévenu Manine que son mari pourra recevoir régulièrement des visites à partir de mardi.

    Par Antoine Menusier
    Le 30/01/2006
  • Sauvé à Bondy

    Dans la nuit de vendredi à samedi 28 janvier, Pierre-André Stauffer, le journaliste de L'Hebdo qui venait d'arriver à Bondy pour y tenir le blog, a subi une rupture d'anévrisme. Aussitôt mobilisés, Mohammed Djeroudi et Radouane Berrokia, nos amis de Blanqui, ont alerté le Samu et suivi l'ambulance jusqu'à l'hôpital Bichat à Paris, où il est entré immédiatement en salle d'opération. Le hasard faisant bien les choses, l'infirmière urgentiste ayant reçu l'équipe a immédiatement compris de quoi il s'agissait. Elle était de Bondy et avait reçu quelques temps plus tôt la visite d'un journaliste de l'Hebdo. Pendant ce temps, Radouane et Mohammed allaient chercher à Orly la femme de Pierre-André qui arrivait de Lausanne, puis sa fille à la gare de Lyon. De retour à l'hôpital, un chirurgien a pris Radouane entre quatre yeux et lui a dit: "toi, tu as sauvé une vie".

    Par Serge Michel
    Le 30/01/2006
  • Prénom : Mohammed. Nom : X

    Dimanche soir. La voiture file sur le périphérique. Au volant : Mohammed Djeroudi. Assis à sa droite, Radouane Berrioka. Moi derrière. On s'en va récupérer Manine, la compagne de Pierre-André, qui a pris une chambre à L'Holiday Inn de la porte de Saint-Ouen, à deux pas de l'hôpital Bichat, où son mari a été opéré. On doit aller ensuite gare de Lyon pour y prendre Clotilde, la fille de Pierre-André, qui arrive de Berne, via Genève, au TGV de 20h21. J'entame la discute sur un fait qui me turlupine. Je m'adresse à Radouane: "Tu as déjà remarqué que dans les reportages, quand un journaliste cite un Arabe, il ne mentionne la plupart du temps que son prénom, pas son nom. D'ailleurs, ce n'est pas tant qu'il ne veuille pas écrire son nom en entier, c'est plutôt que la personne avec qui il parle ne tient pas à le donner. Tu ne trouves pas ça bizarre?" Radouane a une explication: " Dire le nom, c'est engager toute la famille. Et ça, c'est beaucoup. C'est pourquoi le jeune préfère ne fournir que son prénom." Discrétion, respect, honneur. "L'honneur de la tribu", c'est le titre d'un livre de Rachid Mimouni, écrivain algérien mort en exil au Maroc dans les années 1990. Si j'étais prof en France, je ferais lire Mimouni et d'autres auteurs maghrébins à mes élèves. Puisque ces histoires-là, universelles et écrites en français, appartiennent à l'histoire des Arabes de France, elles appartiennent à l'ensemble des Français, non ?

    Par Antoine Menusier
    Le 30/01/2006