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Ca y est. Nous y sommes, dernière ligne droite avant la clôture des inscriptions sur les listes électorales. Mercredi 27 décembre 2006, l’association des éducateurs de rue Ville et Avenir ainsi que l’association A.P.A.R.T. ont donné rendez-vous à la jeunesse à la salle des fêtes de

la Mairie de Bondy. Au programme, danse Hip-Hop, rap, slam et diffusion des courts-métrages du collectif Kourtrajmé. Des rappeurs de beaucoup de villes mitoyennes de Bondy se sont déplacés, chacun après son interprétation sur scène faisait passer le message : soulagez-vous dans les urnes.

Mais surtout, une urne était installée, symboliquement, à l’entrée. Pas pour voter pour quelque candidat que ce soit, mais pour répondre à une question simple : pourquoi voter ?
A cette question, cinq choix de réponses possibles : voter pour exister, voter pour changer la société, voter pour aider à changer l’avenir, voter est inutile et enfin voter, oui, mais pour qui ?
Tel un vrai suffrage, les jeune étaient invités à se rendre dans un isoloir, à glisser le papier de son choix dans une enveloppe, à insérer le bulletin dans l’urne et à signer.

Laurence Ribeaucourt, assistante sociale et conseillère municipale à Montfermeil, représentante de l’association A.P.A.R.T. explique : « Aujourd’hui à l’occasion de ce concert citoyen, autour du rap et du Hip-Hop qui attire la jeunesse,  l’idée est de montrer à cette dernière qu’il est important de prendre sa carte. Nous avons installé cet espace-vote en l’accompagnant de consignes claires afin de montrer aux jeunes qui n’ont jamais voté que c’est simple et que ça ne prend pas beaucoup de temps. La question que nous leur posons « pourquoi voter » est à la fois une question utile et un instrument de sondage ».

Question utile, utile à faire réfléchir les jeunes, car prendre sa carte et aller voter sont deux choses distinctes. En effet, ce n’est un secret pour personne, l’autre versant n’est-il pas que les jeunes, qui, pour la première fois, pensent aller voter aux élections présidentielles, ne se reconnaissent dans aucun des candidats à l’investiture ? L’offre politique correspond-elle à la demande ?

« En aucun cas nous n’imposons de direction aux jeunes. Le risque bien sûr, c’est la peur du jeune qui dans l’isoloir ne saura pas quoi faire » affirme Laurence Ribeaucourt,.

En somme, un risque contre-productif. Nous demandons à un jeune ce qu’il compte faire : « je n’ai que 14 ans, mais si j’avais le droit de vote, je voterasi » affirme-t-il avec grande conviction.

Siham, en âge de voter depuis longtemps, semble déterminée à rattraper le temps perdu, « Je n’ai jamais eu ma carte d’électeur, le 31 décembre approche et cette fois, je compte aller m’inscrire sur les listes demain ! ».

Pas de panique, la municipalité a prévu d’ouvrir les portes du service des élections exceptionnellement samedi matin. Les jeunes se lèveront-ils pour accomplir ce geste citoyen ?

Hanane Kaddour

Hanane Kaddour –

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