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[PRIMAIRE DE LA GAUCHE] Dans le bureau de vote de l’hôtel de ville de Bondy, le rejet de Manuel Valls se mêle au vote de conviction pour Benoît Hamon. Le Bondy Blog est allé à la rencontre de ces électeurs qui pour certains ne s’étaient pas déplacés au premier tour dimanche dernier.

« Utopique, Benoît Hamon ? Pas du tout ! » Valérie, 43 ans, a voté pour l’ancien ministre de l’Éducation aux deux tours de la primaire. La mesure qui l’a convaincue de voter Hamon ? Le revenu universel proposé par le candidat socialiste. « Avec ce revenu, on donnera de l’argent à ceux qui en ont le moins car je ne peux pas supporter que des jeunes au 21ème siècle vivent dans la rue », explique-t-elle. Est-ce qu’on est venu sur terre pour en baver ? Je ne le crois pas. Donc toutes les mesures qui permettent aux jeunes de s’en sortir, j’en suis favorable ».

« Pour Benoît Hamon, qu’on s’appelle Roger, Bilal ou Juan, tout le monde est français »

Benoît Hamon semble être le candidat le plus plébiscité au bureau de vote de l’hôtel de ville de Bondy, d’après les témoignages des nombreux votants interrogés.  Isma Lou, 29 ans, assistante administrative s’est déplacée aujourd’hui pour voter au second tour, contrairement à dimanche dernier. Son objectif : éliminer Manuel Valls de la course à la présidentielle. « Il n’a rien à faire au Parti socialiste, estime-t-elle. Il n’est pas de gauche. C’est un homme de droite en réalité. S’il est au PS, c’est par pur opportunisme ». La jeune femme préfère la personnalité de Benoît Hamon. « Je pense que c’est quelqu’un qui sera à l’écoute des Français. Il est réceptif, charismatique et transparent.  Toutefois,  espérons qu’il ne sera pas de ceux qui retournent leur veste une fois l’accession au pouvoir. C’est là le problème ».

Mickael Ichkhanin, 43 ans, a lui aussi voté pour Benoît Hamon. D’après cet assistant administratif à la mairie de Bondy, l’ancien député européen est celui qui incarne le mieux « l’égalité de tous devant la loi ». Et d’ajouter : « Pour Benoît Hamon, qu’on s’appelle Roger, Bilal ou Juan, tout le monde est Français. Il n’y a pas de discrimination. C’est important pour moi, surtout quand on vient de la banlieue ».

Mélissa BARBERIS

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