Quel regard portez-vous sur le bilan de la gauche dans le département ?
Stephen Hervé : un bilan plutôt mitigé avec une dette sur le département qui existait et qui s’est aggravée avec les emprunts toxiques contractés par les Communistes. Il a donc fallu gérer une dette colossale qui s’est forcément trouvée grossie par la nécessité de contracter de nouveaux emprunts pour pouvoir absorber le remboursement des taux. Ces emprunts toxiques ont amputé le budget du Conseil Général et donc la capacité de la Seine Saint-Denis de pouvoir investir sur ses compétences principales comme l’aide sociale à la petite enfance, les services aux personnes âgées, handicapées ou encore les subventions données à la culture, au sport.
Le budget du Conseil Général est géré de manière dispendieuse avec des frais de fonctionnement plutôt élevés (frais de déplacement pas toujours utiles, frais de communication …) alors que l’heure devrait plutôt être à l’économie.
Pouvez-vous nous dire quels sont les grandes thématiques de votre programme ?
Katia Coppi : nous souhaitons faire de l’efficacité à moindre coût. Cela passerait par une meilleure gestion des frais de fonctionnement du budget du Conseil Général. On ne peut pas continuer à avoir des coûts de fonctionnement qui continuent à augmenter et des services stagnant voire diminuant. Cet argent pourrait être investi autrement. Ce que l’on veut, c’est essayer d’organiser des choses simples, donc peu coûteuses mais qui soient au service de tous. Il s’agit donc d’avoir un Conseil Général qui se centrerait sur ses compétences générales.
Stephen Hervé : nous proposons par exemple de réduire les délais lorsqu’il y a des prestations du Conseil Général et en particulier lorsqu’elles touchent les publics les plus vulnérables, cela passera par un traitement plus rapide des dossiers pour les aides aux handicapés, aux personnes âgées…
De plus, notre département a des atouts et il est essentiel pour redynamiser son économie de le faire savoir avec une meilleure communication vers l’extérieur visant à attirer les investisseurs et les entrepreneurs. Il faut également aider les jeunes couples qui s’installent à travailler ou reprendre une activité professionnelle en améliorant aussi le réseau d’accueil de la petite enfance avec l’objectif de création de 7 000 nouvelles places d’accueil (crèches départementales, municipales, collectives ou réseau d’assistantes maternelles,) mais aussi aides aux crèches privées ou d’entreprises.
Concernant l’éducation, le plan collèges sur le département n’est pas suffisant. On considère qu’il faut en priorité veiller à l’entretien et la rénovation des établissements existants, mais aussi avoir une vision à moyen et long terme pour anticiper l’arrivée de nouveaux collégiens et construire les collèges autrement que dans l’urgence, comme cela vient d’être fait ces deux dernières années et de manière coûteuse .
Katia COPPI : notre dernier point est celui concernant la sécurité. Aujourd’hui, celle-ci n’est pas du ressort du Conseil général. Nous proposons la création de la Compétence sécurité. Pour assurer la sécurité de tous sur l’ensemble du département , nous devons donner les moyens aux villes pour permettre la tranquillité des citoyens en garantissant la protection des biens et des personnes comme par exemple renforcer l’équipe municipale, les équipements de vidéo surveillance, être un partenaire actif dans l’ensemble des contrats de sécurité de la prévention de la délinquance.
Avec de tels choix, quels objectif espérez-vous atteindre ?
Stephen Hervé : l’objectif de ce programme est de remettre le citoyen de la Seine Saint-Denis au cœur du département. L’accueil de la petite enfance, le meilleur traitement des dossiers de l’aide aux plus fragiles, la rénovation des équipements (collèges, équipements sportifs…), la sécurité… tous ces sujets sont concrets et concernent la vie des familles du département. Ce que nous voulons proposer, c’est plus d’efficacité avec les moyens resserrés dont nous disposerons à l’avenir. C’est tout le sens de notre action .
Cristel Fabris
Départementales à Bondy : « nous souhaitons faire de l’efficacité à moindre coût»
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