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Geoffrey Carvalhinho, 24 ans, tête de liste aux municipales à Pantin reçoit dans son QG de campagne, accompagné de son directeur de campagne. Le portrait de De Gaulle et Chirac ne laisse pas de doute sur l’héritage politique du jeune candidat. La discussion se fera autour d’un café.

Ce jeune homme au costume sobre et sombre avec sa coupe « au gel », est né à Drancy, a grandi à La Courneuve, a fait ces études à Aubervilliers et a eu sa licence à St-Denis et il est aujourd’hui le plus jeune candidat aux élections municipales de Pantin. Pur « produit dionysien » il revient sur son parcours politique, autour d’un événement bien précis. Ce même évènement qui avait conduit le ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy, a vouloir « nettoyer une cité au Kärcher ». C’était en 2005, un ami de son frère, Sid Ahmed, décède d’une balle perdue. Nicolas Sarkozy fait le déplacement. Geoffrey fait parti des curieux. Le discours de l’ancien président sur les questions concernant l’emploi et la sécurité interpelle l’adolescent. Et pour lui, il n’y a pas de doute, seule la politique peut faire bouger les choses. Après l’obtention de son bac, il adhère à l’Ump.

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« J’ai compris que c’était l’engagement politique qui pouvait changer les choses, je me pose les questions sur mes valeurs politiques et mes valeurs se retrouvent dans le travail, dans l’effort et l’amour de son pays. J’ai fait plusieurs campagnes après mon bac. Je suis passé de responsable lycées sur toute la Seine-Saint-Denis, responsable de circonscription à responsable des jeunes. Concernant mon parcours militant de terrain sur Aubervilliers et Pantin j’ai été suppléant aux élections législatives à 22 ans ce qui était très rare, tout naturellement au niveau national et local l’UMP a décidé de me soutenir pour me présenter à Pantin. » Aujourd’hui, il compte comme soutien Jean François Copé,  Valérie Pécresse, Roger Kharoutchi, Bruno Lemaire ou encore François Baroin.

Sa journée type de candidat aux municipales commence dès 6 heures du matin aux abords des transports en commun pour une distribution de tracts. « Du mardi au samedi on ce déplace sur les différents marchés de la ville, puis on fait les entrées et les sorties d’écoles, de 12h à 14h, on fait du porte-à-porte, l’après midi on reste à la permanence ce qui nous permet de recevoir des gens, on repart faire du porte-à-porte jusqu’à 20h, sans compter des réunions publiques et des réunions de quartiers ou d’appartement ensuite les équipes sont en collage dans la ville. »

Il y a le terrain, mais aussi les réseaux sociaux, ces nouveaux murs d’affichage. « Que je sois sur le terrain ou en train de faire mon footing il est important de communiquer sur les réseaux sociaux. On est dans une nouvelle époque je suis jeune candidat j’incarne un renouveau, un nouvel espoir pour les gens, surtout que je suis du terrain. Et les Pantinois sont nombreux à nous suivre sur nos supports multimédias. Au moins ils voient qu’on s’investit pour eux. »

Iymen Mani

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