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Le Parti radical de gauche tenait son stand à la sortie de la gare de Chelles (77), l’objectif convaincre les badauds de s’inscrire sur les listes électorales et faire connaître le parti. Un parti qui peine à trouver son électorat. 

17 h 30 sur le parvis de la gare de Chelles-Gournay, travailleurs et étudiants se suivent. Des mines fatiguées, écouteurs sur les oreilles pour les uns, empressement d’attraper un bus pour d’autres, bref une heure de pointe comme les autres dans cette ville tranquille. Mais ce mercredi, les plus fervents militants du Parti radical de gauche se sont réunis sur le parvis de la gare, avec la volonté d’aller à la rencontre de la jeunesse Chelloise.

Banderoles, musique, stands animés, distribution de flyers et de tee-shirts sur lesquels on peut lire, « La voix : un vote, un choix, un avenir », accompagné du fameux logo, familier de tous ou presque, celui de l’émission The Voice. Les passants semblent surpris par cette campagne de distribution et les plus intrépides s’approchent.

Parmi les jeunes militants, Zohra, 27 ans, représentante des Jeunes radicaux de gauche (JRG). Pour cette auto-entrepreneuse, à la fois maman et militante à temps plein, la politique n’est pas réservée qu’à une catégorie de personnes, tous doivent se sentir concernés. « Si nous nous sommes rassemblés aujourd’hui sur le parvis, c’est pour une journée de citoyenneté. Pour avant tout faire inscrire les jeunes sur les listes électorales, mais aussi les moins jeunes, car aujourd’hui beaucoup de personnes n’y sont pas inscrites ! ».

Zohra affirme que beaucoup de jeunes, ainsi que leurs parents, déçus de la politique n’en font plus une priorité et ne se sentent même plus concernés par la vie politique locale. « Beaucoup nous disent qu’ils ne font que subir, que de toute manière ce n’est pas une voix qui changera quelque chose, ce à quoi nous répondons que chacune de leur voix compte pour faire bouger les choses ! Nous au Parti radical de gauche, nous sommes attachés à la liberté des personnes sur leur choix ».

« Il y a des personnes résidentes en France depuis des années, poursuit-elle, qui travaillent et qui paient des impôts comme tout le monde et qui n’ont pourtant pas le droit de voter pour élire le maire de leur ville, la même ville dans laquelle vont leurs enfants. Pourquoi ? Nous demandons au minimum le droit de vote dans les communes. Ces personnes devraient avoir le choix de leur maire eux aussi ».

Voici comment Zohra explique cette proximité avec les jeunes qu’elle rencontre. « Pour moi les jeunes sont attirés par des personnes comme eux, sans statuts sociaux apparents, il n’y a aucunes barrières entre eux et nous. Nous on ne fait pas de la politique en costard cravate, on fait de la politique autrement. On vient habillé en jean, tee-shirt et c’est cette proximité qui plaît aux jeunes. Aujourd’hui je suis habillée comme monsieur ou madame tout le monde, je ne suis pas en tailleur, je suis une jeune comme eux, je suis mariée, j’ai des enfants, j’ai 27 ans, bref une vie dans laquelle ils peuvent eux-mêmes se reconnaître ».

Pour Zohra, le militantisme et l’engagement au Parti radical de gauche est une histoire de famille. Petit retour en arrière. En effet sa mère faisait elle-même partie du parti. « J’ai toujours pris mes initiatives et mes décisions seule, ma mère ne m’a jamais obligée à rentrer dans le PRG ou d’être d’accord avec les idées qu’elle défendait. Le PRG est un parti de gauche, mais, pas un parti extrémiste, c’est très important à noter, il s’agit d’un parti politique français de centre gauche laïque, leurs convictions font qu’on a le choix ».

« Aujourd’hui, poursuit-elle, on compte un petit nombre d’adhérents, mais la section Chelloise n’est pas vieille, en un peu plus de deux ans on a vu ce nombre augmenter et maintenant on compte 90 adhérents, pour la plupart des Chellois. On espère vraiment mobiliser les jeunes et les moins jeunes pour nous aider à faire entendre, à notre tour, notre voix au conseil municipal ».

Amina Zeghoudi

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