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Grâce à son paternel qui aimait lire la surprise dans le regard de son entourage lorsqu’il réalisait ses modestes tours de magie, Clément a très tôt été en contact avec le monde merveilleux de la féerie… Et pas à pas, il s’est pris au jeu : « Vers 5 ans, mon père avait une petite boîte de magie avec les notices et il m’a montré des tours de magie de base. » A l’âge de 6 ans, il tombe en extase devant le magasin de magie, rue du temple à Paris, dans lequel ses parents l’amènent. Ce que l’homme d’aujourd’hui désigne comme « une boutique de dingues ! »

Il en ressortira avec sa 1re cassette-vidéo qui explique les manipulations de base et qu’il visionnera à loisir. Ainsi, tous les ans, son « cadeau de Noël était en rapport avec la magie. » Vers 9 ans, son choix se porte sur les cassettes n°1 et 3 de Bernard Billis dans le but d’apprendre la manipulation des cartes, passage obligé pour le magicien débutant. « Quand tu commences la magie, la référence en France c’est Bernard Billis, le magicien qui fait du close-up [tours de magie à quelques centimètres des invités] chez Patrick Sébastien. »

Cet acharné de travail, une des qualités premières du magicien, s’entraîne sans relâche. « Au bout d’un moment, après m’être entraîné devant le miroir, je refaisais mes tours à mes parents, ma sœur et mes potes. » Devant l’enthousiasme de son premier public, il consacre davantage de temps à sa magie. « Pendant les 15 jours de vacances, je passais 5 h devant la télévision à refaire les tours des cassettes de Bernard Billis. Ma passion se développait mais ça restait très amateur. » Mais à trop travailler les cartes, c’est l’overdose. « Après un certain temps, j’en ai eu marre et j’ai voulu m’essayer à d’autres tours. » Ce sera les « Cups and balls », les fameux gobelets au travers desquels les balles disparaissent et réapparaissaient par magie.

Le jeune prestidigitateur n’abandonne pas pour autant les cartes. Année après année, le magicien s’y perfectionne tout en travaillant les tours truqués : « J’ai pris les meilleures manipulations et je me suis créé mes propres routines*. »

A 15 ans, avec l’arrivée d’Internet et des DVD, il revient à ses premiers amours. « A cette époque, j’ai découvert les sites Internet de magie, ca m’a donné envie d’acheter les DVD de Daryl, David Williamson, Henry Evans… tous les DVD de cartes !  Je prenais les meilleurs techniques du close up, j’en ai fait à fond et j’ai appris des tours par cœur. J’ai commencé à me spécialiser dans les tours de scènes. » Il réalise ses premiers minis spectacles de magie pendant le festival de quartier de sa ville « Cour et Jardin » dans le jardin des habitants. Puis, à 16 ans, c’est son 1er spectacle payé : « c’était pour des enfants de 6-8 ans, pour un ami d’un ami ; j’ai gagné 25 €… j’étais content !»

Sa dextérité impressionne. Le bouche-à-oreille fonctionne : « J’ai enchaîné des spectacles pour enfants, je me suis renseigné sur les tarifs et j’essayais de bien m’habiller. » En 2006, il fera plus du double de spectacles pour enfants que l’année précédente, soit une trentaine ! La même année, il se produit devant 200 personnes. « J’ai acheté un costume et quelques tours spécialement pour le mariage de ma cousine. Je m’étais préparé comme un taré, je voulais faire un truc bien. Mais le spectacle a été catastrophique : j’avais pas de micro et le DJ a enfumé toute la salle… »

En 2007, l’homme de scène devient semi-professionnel sous le nom de Magiclem. On fait désormais appel à lui pour la 1re partie d’un spectacle de théâtre. Sa première prestation scénique a lieu au centre Jean Vilar, dans sa ville de Champiny-sur-Marne (94), devant 250 personnes en mai 2007. « C’était sur une scène énorme, tout public. J’ai eu du succès. J’ai fait 20 minutes avec 4 numéros : les pompons, la guillotine, le slip et les d’lite ».

Lors de l’été 2007, trois dates importantes dans des villages de vacances sont prévues. « Mes spectacles ont cartonné. Il y avait environ 200 personnes et les gens m’ont dit que c’était très professionnel, surpris par mon âge ! » Ce pur autodidacte est aidé depuis peu dans la mise en scène par Fabrice, un des clowns du duo « Zigor et Gus ». « On a sympathisé en faisant des spectacles ensemble suite à « Cour et Jardin ». On fait partie de l’association évènementielle « Nouveaux Horizons » qui emploie des artistes du spectacle vivant. Cela m’aide car avant je travaillais seul mes tours. »

Grâce à sa popularité grandissante, il se produit en ce moment aux Cariatides, sur Paris. Ce n’est pas pour autant que ce jeune homme de bientôt 20 ans qui poursuit ses études en BTS audiovisuel en alternance prend la grosse tête : « Ça fait pas longtemps que j’envisage d’être magicien pro. » Son rêve serait d’être reconnu… « J’aimerais être comme Eric Antoine ou Xavier Mortimer qui remplissent les salles des théâtre, et continuer à faire de la magie comique ou du café théâtre. »

* ensemble de plusieurs manipulations qui constitue un tour.

 Magiclem : de la magie, de l’humour… et des lapins !


magie magie…
envoyé par Bondy_Blog

Vidéo : Chou Sin

Stéphanie Varet

Le site de Magiclem

En représentation aux Cariatides (3, rue de Palestro – 75002 Paris – Métro Étienne Marcel)
Les Mardis 11 novembre 2008, 20 janvier et 12 mai 2009, à 20h30.
2 € l’entrée, gratuit pour les femmes barbues !

Stéphanie Varet –

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