photo de l'équipe du Bondy Blog

Ensemble, faisons résonner la voix des quartiers populaires.

Le Bondy Blog a besoin de vous. Soutenez le média libre qui raconte des histoires qu'on n'entend pas ailleurs.

Je fais un don

Le traditionnel « sandwich grec », saint-du-saint de la gastronomie banlieusarde a du souci à se faire. Un sérieux concurrent aux sonorités ibériques a débarqué sur le territoire : le tacos. Une délectation, paraît-il, à s’en lécher les doigts…

Il est bien loin de son cousin mexicain, mais il est en train de se faire une solide réputation en région parisienne. Le tacos, longtemps propriété privilégiée de l’agglomération lyonnaise, arrive cette année à Paris avec gains et fracas. Ce sont trois jeunes entrepreneurs, Patrick Pelonero, Sliman Traoré et Sauroutou Diarra, qui ont eu l’idée de faire monter à la capitale ce sandwich novateur. Deux exigus locaux sont ouverts en début d’année au Bourget et à Tremblay, en Seine-Saint-Denis. Le reste, ce sont les réseaux sociaux qui s’en occupent.

Il faut dire que les innovateurs culinaires maîtrisent à la perfection l’art de la communication. Sur Facebook et Twitter, les comptes libellés « O’Tacos » postent quotidiennement photos et annonces alléchantes. Rien n’est oublié, pas même l’ingrédient indispensable du succès 2.0 : le buzz. C’est une des offres d’O’Tacos en particulier qui a excité la toile. Tous les jeudis, l’enseigne propose ainsi à ses clients le « Giga Tacos ». Un mastodonte de 2,5kg avec cinq viandes à l’intérieur, le tout de la taille du plateau. Si le téméraire parvient à le finir, le magasin lui rembourse ses 18 euros.

Dans ce marché en pleine expansion de la restauration rapide en banlieue, le Tacos fait figure de success story. A la sortie de l’enseigne, on croise deux jeunes hommes qui refont le match. Débriefing passionné de leur expérience tacossienne. « C’est le meilleur sandwich que j’ai mangé de ma vie », assène l’un des deux.

Mais d’où vient donc cet enthousiasme ? Sur les plateaux servis par l’enseigne, une galette tortilla héberge une, deux ou trois viandes, auxquelles il convient d’ajouter des sauces, une garniture fromagère épaisse, des frites (dans le sandwich, innovation majeure) et même des suppléments pour les plus gourmands.

Pour un prix compris entre 5 et 10 euros, le tacos fait l’unanimité auprès des habituels coutumiers du « chicken » ou du « kebab ». Qui en redemandent, déjà : deux nouveaux magasins sont en passe d’ouvrir à Aulnay-sous-Bois et Ivry-sur-Seine. Sur Facebook, 10 000 personnes ont déjà « liké » la page de l’enseigne. Un succès insolent qui semble presque surprendre les entrepreneurs, « je ne sais pas si on peut déjà parler de succès, mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de clients, on est très contents. »

Ilyes Ramdani

Articles liés

  • Instagram, le psy de 2019

    Sur Instagram, les comptes de motivation pullulent. Chaque jour, ils postent des citations et des rappels sur l'estime de soi, la rupture amoureuse ou la confiance qu'on donne à ses proches. Une manie qui a le don d'agacer Félix.

    Par Félix Mubenga
    Le 03/10/2019
  • Assa Traoré mise en examen : le monde à l’envers

    Attaquée en diffamation par les gendarmes impliqués dans la mort de son frère, Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, a été convoquée et entendue par les autorités ce mardi. Elle va être mise en examen, lui ont notifié les agents de police judiciaire qui l'auditionnaient. Après les arrestations et incarcérations des frères, voilà la grande soeur d'Adama Traoré dans le collimateur de la justice.

    Par Sarah Belhadi
    Le 02/10/2019
  • Réfugiés et diplômés : à Saint-Denis, les étudiants étrangers à l’honneur

    Une trentaine d'étudiants étrangers sur l'estrade, fiers et ravis de recevoir le diplôme d'une université français. Ce vendredi 27 septembre, les diplômés du cursus de FLE (français langue étrangère) étaient mis à l'honneur à l’université Paris-8 de Saint-Denis, dans le cadre du Grand 8, l'événement de rentrée de l'établissement.

    Par Kab Niang
    Le 30/09/2019