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Une opération dite « de contrôle » par les autorités a eu lieu ce lundi matin. Certains migrants ont été emmenés par la police, tandis que d’autres ont assisté à la destruction de leur campement, réinvestissant les lieux une fois les forces de l’ordre parties. Reportage photo.

Ce lundi matin, une opération dite « de contrôle » par la préfecture de Paris a eu lieu dans le campement des quartiers de Jaurès et de Stalingrad dans le 19ème arrondissement de Paris où entre 2 000 et 3 000 migrants selon les sources dorment à même le sol. Ils sont essentiellement originaires d’Afghanistan, du Soudan, d’Erythrée… Selon plusieurs sources, la police a eu recours à du gaz lacrymogène contre des migrants et des militants associatifs qui s’opposaient au démantèlement. Certains d’entre eux ont été emmenés par la police après des contrôles d’identité, tandis que d’autres attendaient la fin de l’opération observant pelleteuses, camion-benne et équipes de nettoyage déblayer matelas, couvertures, draps, cartons et autres effets de survie. Parmi eux, Navid, jeune Afghan, qui, après être passé par l’Allemagne, est arrivé en France il y a une semaine. « Je ne comprends pas, je suis venu ici en pensant me mettre à l’abri. Pourquoi, alors que je n’ai rien, la police vient tout me prendre? » Une fois les forces de l’ordre parties, de nombreux migrants ont réinvesti les lieux et réinstallé leurs tentes. Ce type d’interventions est courant, témoignent les associations d’aide aux migrants sur place. Cette opération s’est déroulée alors que le Premier ministre Manuel Valls a indiqué que le campement sera évacué cette semaine, sans précision de date. Aucune mise à l’abri n’a été faite. Un « centre d’accueil humanitaire » doit ouvrir ses portes dans le 18ème arrondissement tout proche : il accueillera les migrants quelques jours avant leur départ pour des structures d’hébergement plus pérennes en régions notamment.


 
Florentin COTI

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