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NTM est au top, NTM n’a rien lâché, NTM reste le patron incontesté du rap français. Après un début difficile dans le froid et en plein jour, il n’aura fallu que deux ou trois morceau au duo emblématique pour reprendre le pouvoir et ne plus jamais s’en défaire. Et quand les 35.000 personnes présentes dans le stade ont entendu les premiers mots du hit « Mais qu’est-ce qu’on attend (pour foutre le feu) ? » raisonner, la fosse s’est embrasée d’une dizaine de fumigènes.

Personne n’était prévenu, ni l’organisation, ni les artistes, dans la pure culture « street » de la soirée. Il faut d’ailleurs noter le très large melting pot du public, de 10 à 50 ans, du RMiste aux ingénieurs, des jeunes des quartiers évidemment, tout le monde était là, pour reprendre les standards d’une seule voie dans une ambiance de contestation sociale qui n’a pas bougé d’un milimètre avec les années.

Et NTM, précisément au Parc des Princes, ce n’est pas un acte anodin. Que ce soit dans la fosse ou dans le marchandising, tout, ce soir-là respirait le football. A commencer par les t-shirt collector du concert à l’effigie du groupe légendaire du 9-3 qui sont d’exactes reproductions de maillots de football : le logo du groupe est habillé d’une Tour Eiffel avec une bande grise façon maillot de foot, le nom Suprême NTM est placé à l’exacte position des sponsors, sans oublier bien sûr le numéro 93 placardé dans le dos. D’ailleurs, un fan, habillé intégralement aux couleurs de l’OM n’a pas tenu plus d’une dizaine de minutes avant d’être sérieusement malmené par d’autres spectateurs et sorti manu militari par les stadiers du Parc. Difficile de faire plus provoc’ : on imagine assez mal l’avenir d’un déséquilibré qui serait allé au concert d’IAM, au Dôme, avec un maillot du PSG.

Bref, le concert en lui même fut tout simplement incroyable. Malgré les nombreux problèmes techniques (écran d’ambiance qui bougent, niveau sonore des micros très insuffisant, artistes invités qui arrivent en retard sur scène, batteur qui se plante de rythme), le groupe n’a jamais faibli, n’a jamais été déstabilisé. On a énormément apprécié le fait qu’il y ait un vrai orchestre sur scène, avec batteur, bassiste, guitariste, synthétiseur, et choristes. Le groupe a également trouvé le doigté nécessaire pour réaliser un habile mélange des genres, entre morceaux mythiques, morceaux plus orientés ambiance, guest de la première heure (Zoxea, RaggaSonic, Busta Flex, Jeff le Nerf, PapaLou, Lord Kossity) et le célèbre ambianceur Big Ali.

Une soirée qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte. Maintenant, il vous reste les Vieilles Charrues.

Antoine Delié (StreetGeneration)
Pour découvrir les photos du concert, cliquez ICI

 

Antoine Delié –

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