Derniers articles

  • La table de ma mère

    Certificat d’études en poche, Hassina a gagné le droit d’accomplir son unique rêve : continuer ses études ; droit qu’elle n’exercera jamais. Ses oncles qui décident de tout depuis que son père est tombé au champ d’honneur pour l’indépendance de l’Algérie, veulent la confiner aux tâches ménagères. Pour la première de la classe, cette décision est une […]

    Par Idir Hocini
    Le 12/08/2007
  • « Allo, my name is Idir, wesh wesh ! »

    « L’Hebdo, c’est une bonne rédaction. » Ces mots ne sont pas de votre humble serviteur et blogueur, mais d’un journaliste du Courrier International qui a eu vent de mon stage. C’est vrai que le parrain est prévenant avec moi : « Eh ! ho ! Faut appeler au secours quand ça ne va pas. » Dixit une jeune et jolie journaliste […]

    Par Idir Hocini
    Le 28/07/2007
  • Gilbert Roger en tongs sur les plages bretonnes

    Un maire de Bondy, ça fait quoi pendant les vacances d'été ? Ça galère à Rosny 2 ? Ça pique-nique d'un sandwich thon à la catalane au parc de la Mare à la Veuve ? Ça compte les jours avant la rentrée scolaire ? Bien sûr que non. Après une année harassante au côté de Miss Royal, dont il guida les pas dans le 93, notre grand Maximo a bien droit à de vrais congés: trois semaines en Bretagne dans un petit village, du coté de Quimper, presque un rituel. Mais Gilbert Roger corrige aussitôt certains a priori : les vacances galères à Bondy, il en a eu sa part. « Contrairement à ce que les uns ou les autres peuvent penser, on n'était pas tellement riche à la maison. Les étés à jouer dans la rue, au mieux au centre aéré, ou des fois à ne rien faire du tout, j’ai connu aussi. »

    Par Idir Hocini
    Le 20/07/2007
  • Idir à l’auberge de jeunesse avec le footballeur Camara

    Ma chambre luxueuse avec télé câblée, wifi, et… lavabo, n’est qu’un doux souvenir. On m’a mis à la porte de mon confortable petit logis. Impossible de reprendre une deuxième nuit. On m’annonce au matin que tout est complet. L’hôtel voisin, idem, et celui du bout de la rue, pareil. Les pensions, les chambres d’hôtes, tout […]

    Par Idir Hocini
    Le 06/07/2007
  • Idir à l’auberge de jeunesse avec le footballeur Camara

    Ma chambre luxueuse avec télé câblée, wifi, et… lavabo, n’est qu’un doux souvenir. On m’a mis à la porte de mon confortable petit logis. Impossible de reprendre une deuxième nuit. On m’annonce au matin que tout est complet. L’hôtel voisin, idem, et celui du bout de la rue, pareil. Les pensions, les chambres d’hôtes, tout […]

    Par Idir Hocini
    Le 06/07/2007
  • Idir en exploration à Lausanne

    Un billet Paris-Lausanne : 72 euros. Une nuit à l’hôtel : 60 francs suisses. Se former au métier de journaliste  en Suisse parce qu’aucune rédaction française ne veut de vous : ça n’a pas de prix. La boucle est bouclée, retour aux sources de notre blog bien aimé, L’Hebdo. Cette terra incognita d’où Serge Michel Colomb est parti pour dévoiler au monde l’exotique banlieue française, terre où on n’était pas loin de penser qu’elle était plate, notre banlieue, vu la façon dont certains médias la décrivaient lors des événements de 2005. A propos, je suis pris en stage à "L’Hebdo" pour un mois (photo: la rédaction se trouve en contrebas du pont, côté cathédrale). Je me serais bien initié en France, mais on ne veut pas de moi. Rien à voir avec une quelconque discrimination : la presse française, c’est Battle Royal, et comme dans le film de Fukasaku, ça se tape couteau entre les dents, même pour un stage. On ne prend que les gens sortis des grandes écoles de journalisme. De l’aveu d’un directeur de programmation d’une radio importante, qui m’a reçu en entretien, c’est une sorte de corporatisme.

    Par Idir Hocini
    Le 03/07/2007
  • La boxe kabyle

    Art martial méconnu du grand public, la boxe kabyle a néanmoins acquis ses lettres de noblesse en France, où chacun peut à loisir la pratiquer. Ce sport de combat séculaire est répandu dans tout le Maghreb et porte plusieurs noms selon les différentes régions : kung Fu de Tlemcen, savate des Aurès, claquette de Rabat ou encore la danse du Harissa comme on l’appelle du coté de Tunis. La boxe kabyle est divisée en plusieurs branches, la plus controversée, celle du ceinturon volant, pose comme condition d’être papa. Cette école met à disposition du combattant tout un éventail de claques et d’armes : ceinturon en cuir, claquette, fils de la radio, postillon rageur… l’environnement et la physiologie de celui qui s’exerce à la boxe kabyle, doivent être un véritable arsenal. Les armes de jet, comme la télécommande, ont récemment été autorisées par la FPRB (Fédération des Pères à la Remise des Bulletins).

    Par Idir Hocini
    Le 29/06/2007
  • Journée « consulat d’Algérie »

    Dans Les douze travaux d’Astérix, lors de la huitième épreuve, nos chers gaulois doivent récupérer le formulaire A-38 dans un bâtiment bureaucratique romain, épreuve censée les rendre fous, tant les poncifs sur les fonctionnaires qui les accueillent sont poussés à l’extrême. Une journée au consulat d’Algérie c’est normalement ça, un bâtiment qui rend fou et […]

    Par Idir Hocini
    Le 25/06/2007
  • Le vote à domicile

    La famille Drouin-Seyglard habite à Bondy au dessus du bureau de vote numéros 12, dans un appartement de fonction, au dessus de l’école Léo Lagrange, à deux pas du siège local de l’UMP : "où on fait la fête tous les jours depuis un certain temps ", m’affirme Thomas, l’homme de la maison. Cette fratrie est très puissante dans Bondy, pour la simple et bonne raison que Thomas est le seul informaticien du comté à pouvoir résoudre les cas les plus désespérés, ceux que peuvent créer parfois Windows ou notre stupidité quand on est un coutumier du matos informatique. Thomas a fait des miracles la fois quand mon frère a eu l’idée très originale de mettre de l’huile d’olive sur son processeur pour en atténuer le bruit. Chaque dimanche donc, des bataillons entiers d’handicapés de la souris viennent faire la queue chez les Drouin-Seyglard pour résoudre leurs petits soucis numériques. Malgré ce rush, la famille composée de la maman institutrice, du Bill Gates local, de Fabien le petit dernier qui vote pour la première fois cette année et qui consacre un moment pour aller rendre visite aux urnes, "mais vraiment par conscience citoyenne, parce que j’habite à exactement 10 secondes du bureau de vote. A 5 minutes, je me serais sans doute posé la question", me confie Thomas dans un mélange de… de rien du tout.

    Par Idir Hocini
    Le 17/06/2007