Derniers articles

  • Ne pas oublier, vivre avec

    A l’occasion du cycle « La non violence se fait une toile », qui s’est déroulé en novembre en Seine-Saint-Denis, Laurent Bécue Renard a présenté son documentaire « De Guerre Lasses », au cinéma André Malraux de Bondy. Primé au festival de Berlin en 2003, tourné en 1995 et 1996 à Tuzla, ville de Bosnie-Herzégovine durement touchée par la guerre en ex-Yougoslavie entre 1992 et 1995, son film donne la parole à trois femmes, trois veuves, Sedina, Jasmina et Senada, dont la vie a été ravagée par le conflit. Propos échangés entre le réalisateur et la salle.

    Par stephanie_varet
    Le 22/12/2009
  • « Réaliser un film, c’est comme écrire une lettre d’amour »

    Pourquoi êtes-vous devenu réalisateur? Quand j'avais 16 ans, alors que j'étais en train de marcher dans la rue, je me suis demandé pourquoi j'existais. L'hiver de cette même année, je me suis dit qu'il fallait que je trouve une réponse à cette question, un sens à ma vie. J'ai beaucoup souffert dans ma quête. Puis j'ai eu un signe de la Providence, quelque chose d'irréel s'est passé, il fallait que je sois réalisateur. En même temps, à cette époque, en Corée, les gens allaient très peu au cinéma, deux à trois fois par an et il n'y avait pas la télévision.  

    Par stephanie_varet
    Le 29/11/2009
  • Youssoupha n’aime pas Zemmour mais se battra pour lui

    Des lignes de poudre blanche se forment sur la table. Une rock-star ou un top-modèle les aurait sûrement sniffées d’une traite avant d’aller chanter ou défiler. Mais Youssoupha les balaye de la main et précise, d’entrée de jeu : « Faut pas croire, c’est du sucre. » On s’approche, l'air douteux. Mais aucun doute à avoir, c’est bel et bien du sucre en poudre. « On faisait semblant d’être dans un film avec les potes », se justifie Youssoupha. On le croit.

    Par Mehdi Meklat
    Le 27/11/2009
  • Crim’expo : à vous de désigner le coupable !

    Mon inactivité des derniers temps commence à me peser. Il me faut à tout prix une sortie. Ce sera Crim’expo. La particularité de cette exposition : le sujet principal, c’est vous. Une scène de crime vous est présentée à l’entrée. Un carnet et un crayon vous sont remis afin de récolter l’ensemble des indices qui vous permettront de désigner le coupable. Rien n’est laissé au hasard.

    Par Bondy Blog
    Le 24/11/2009
  • Tadjer a voulu voir Paris, et il a vu le monde

    Il est fils d’immigrés algériens. Et c’est sans doute la seule chose qu’il ait de commun avec tous les « fils d’immigrés algériens ». Sa démarche, les mains dans les poches, entre chien et loup, ne ressemble à aucune autre silhouette. Sa vie, qu’il raconte par bribes, n’est pas banale. Son point de vue sur le monde […]

    Par Mehdi Meklat
    Le 23/11/2009
  • Junajah, petite princesse du slam féminin

    C’est en partant à la rencontre du slam féminin que j’ai rencontré un dimanche pluvieux l’artiste Junajah. Moi qui avais déjà écouté sa poésie urbaine qui parlait crument des violences faites aux femmes avec des mots sans détours et une voix rauque d’une colère à peine contenue, je ne m’attendais pas à voir une jolie petite blondinette fluette à l’apparence si douce et si fragile.

    Par Bondy Blog
    Le 19/11/2009
  • Norah, Fanta et Khady font la gloire de Marie NDiaye

    Le roman polyphonique de Marie NDiaye conte l’histoire de trois femmes. Trois récits juxtaposés. Qu’elles y reviennent, qu’elles en viennent ou qu’elles la fuient, elles sont toutes reliées à l’Afrique. Empêtrées dans leurs sombres desseins, les protagonistes n’ont pourtant rien d’héroïnes surhumaines. « Trois femmes puissantes » : à la lecture des récits, le titre sonne comme de l’ironie amère tant ces femmes à la dérive subissent le joug de l’homme. Mais restent pourtant déterminées et fières.

    Par Faïza Zerouala
    Le 03/11/2009
  • Huang Wenhai, témoin de l’histoire chinoise en marche

    Le 9 octobre, je suis partie faire un tour en Chine. A Montreuil. Moi qui aime voyager, j'étais bien contente, même si ce que j'ai vu et entendu ne respirait pas un bonheur angélique mais plutôt une réalité cruellement morose. Assez ordinaire quand c'est Huang Wenhai (au centre de la photo) qui vous fait découvrir son pays à travers ses films lors de la 14e Rencontre du cinéma documentaire de l'association Périphérie dont il était l'invité d'honneur. Grâce à ce cinéaste indépendant dont le talent est reconnu, on découvre un peuple tiraillé entre espérance et désespoir, qui tente de résister sous le lourd fardeau d'une dictature.  

    Par stephanie_varet
    Le 29/10/2009