Derniers articles
-
L’anglais comme horizon de la jeunesse asiatique
Ban Lung. Bourgade du Nord-Est du Cambodge. Sur les hauteurs, une petite guesthouse surplombe la jungle alentour. Dans la baraque de bois, une petite fille cambodgienne déambule. C’est Jumih. À 6 ans, Jumih parle un anglais impeccable et s’arrête de table en table pour un brin de conversation avec les touristes. Petite dernière d’une famille aisée - qui a réussi dans le tourisme – elle a la chance d’aller dans une école privée. Tous ne l’ont pas.
-
Allemagne : « Le terme « laïcité » divise plus qu’il ne rassemble »
« Laïcité », un concept à manier prudemment en France. A chacune de ses sorties, il suscite la controverse. Dernier exemple en date : Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale, a présenté la charte de la laïcité le 9 septembre dernier. Autre exemple récent : en août dernier, le Haut Conseil de l'Intégration (HCI) a préconisé l'interdiction du voile à l'université.
-
« En Allemagne, on ne prend jamais la France en exemple »
Dimanche 15 septembre dernier avait lieu l'élection du parlement du Land de Bavière. Ceci, à une semaine de l'élection fédérale allemande, le 22 septembre prochain. À 17 heures 30, au siège national du parti des Verts, Die Grünen, la salle est à moitié remplie. On ressent quand même une certaine agitation : les journalistes ajustent leurs caméras, les militants s'activent, les micros sont branchés et l'estrade sur laquelle vont parler les deux dirigeants du parti est installée.
-
Birmanie : le cauchemar des musulmans
Il est midi à Yangon. Entre deux averses, le soleil frappe de ses rayons la plus grande ville de Birmanie. Un homme d’âge mûr, élégant et bien vêtu, m’aborde : « Take care of Muslims ». Le voilà, m’expliquant que les musulmans en Birmanie sont l’incarnation même du diable. Toujours prêts à escroquer, avides et avares. Puis, me désignant un homme à califourchon sur son vélo, portant une longue barbe teinte au henné : « lui par exemple, il ne faut absolument pas lui faire confiance ».
-
L’Algérie en VF
Je ne suis pas une aventurière. J'appartiens plutôt à la catégorie des gens qui développent des Toc avant de partir en voyage et vérifient douze fois qu'ils ont bien leur billet et leur passeport dans la poche intérieure de leur sac. Puis qu'ils sont au bon endroit pour récupérer leurs bagages sur le carrousel. Bien entendu, ma valise arrive toujours en dernier. Mais au moins je suis sûre d'être au bon endroit puisqu'ici tous les panneaux sont écrits en français et en arabe.
-
Coup de foule à Notting Hill
Evénement incontournable de l'été Londonien, le carnaval de Notting Hill est avant tout le symbole de cette Angleterre métissée, où les influences antillaises et asiatiques se font entendre et voir pendant deux jours. Si dans les années 70-80, il était le terrain de violence xénophobes contre la communauté immigrée, aujourd'hui c'est une institution, où les excès sont chromatiques et éthyliques. Diaporama.
-
Mes préjugés, le douanier algérien et moi
Après le casse-tête du consulat, je ne peux plus reculer. Je dois aller en Algérie pour étrenner mon passeport vert. Enfin si je trouve un billet Paris-Alger à un prix abordable. Tout le défi se situe dans ce dernier adjectif. Parcourir ces 1373 km à vol d'oiseau selon mon ami Google se négocie à prix d'or. En gros, il faut hypothéquer un rein pour se payer ce voyage. Huit cents euros, aller-retour quand même, me dit Air France. Ha, ha.
-
La Birmanie, pas à pas, peu à peu
C'est l'histoire d'une ville, Yangon. D'un pays tout entier. Qui se réveille et s'ouvre peu à peu. Pas à pas. Bienvenue en Birmanie. Birmans brimés, opprimés si longtemps depuis que la junte militaire s’est emparée du pouvoir en 1962. Mais depuis deux ans, officiellement, la junte a passé la main à un gouvernement civil.
-
Londres : les étudiants musulmans privés de prière à l’université
Rien n’aurait pu les empêcher de prier. Ni le vent glacial, ni la légère pluie qui s’abat sur la capitale britannique. Les étudiants de la City University s’arrêtent pour regarder avec étonnement leurs camarades musulmans installer leurs tapis sur la place devant le bâtiment principal et entamer leur prière. Dans le culte musulman, la prière du vendredi est un élément très important de la pratique religieuse.
