Derniers articles

  • « Je ne veux pas que le Maroc devienne la Tunisie ou la Lybie »

    Samedi après-midi, le beau temps est au rendez-vous. Le soleil tape fort sur la place de la Rotonde, près de Stalingrad (XIX°). Le public est encore timide en ce début d’après-midi. La manifestation contre le racisme dans la rue voisine fait concurrence aux 50 ans d'Amnesty International. L'ONG a disposé ses stands un peu partout sur la place ainsi qu'une scène. Le public se promène sur la place et près de la fontaine pendant qu’une table ronde sur la défense des droits de l'homme a lieu, elle ne réunit pas des foules. Elle est suivie d’un entracte, deux Dj montent sur scène et mixent des sons rap et hip-hop. Le public commence à affluer.

    Par Imane Youssfi
    Le 03/06/2011
  • Clichy-sous-Bois-Bruxelles : elle roule, elle roule, la banlieue

    « Sunshine, you can call me your babygirl… » Une musique acidulée s’extirpe des enceintes du car. Une journée qui s’annonce bien, et malgré le manque de sommeil, la petite bande de jeunes Clichois est de bonne humeur ce mercredi 4 mai. Comme toujours, c’est au fond du car que le groupe des agités prend ses quartiers. Lyma, Rigane et Bourama rient à gorge déployée, accompagnés de Sarah et Nadia pendant que d’autres tentent de finir leur nuit. Ce n’est pas à Deauville que se rend tout ce beau monde composé de lycéens, étudiants, travailleurs et chômeurs, mais à Bruxelles, au Parlement européen pour l’opération « Passeport citoyen », organisée par l'association AC-Le Feu.

    Par Bondy Blog
    Le 24/05/2011
  • Maroc : l’autre pays du hip hop…

    Lors d'un séjour touristique au Maroc, Joshua Asen découvre dans la médina de Rabat que de nombreux jeunes Marocains vouent une passion sans bornes au hip hop, aussi bien américain que marocain. Ses recherches universitaires (dont le sujet est justement le hip hop) le conduisent à revenir avec une bourse d'études. Il sillonne alors le Maroc où il apprend l'arabe dialectal pour pouvoir comprendre ces jeunes passionnés de rap et de hip hop et les interviewer. Muni d'une caméra, de son étude nait un projet de documentaire quand il décide de les aider à mettre sur pied un festival dans les villes natales des principaux protagonistes, devenus pour certains très célèbres au Maroc, à l'instar du groupe H-Kayne.

    Par Sandrine Dionys
    Le 11/05/2011
  • « Ben Laden, c’est mon père »

    Le bus 249 est bondé. On se pousse. Le chauffeur demande d'avancer dans le fond. On descend près du lycée Jacques Brel à La Courneuve (93). Il est midi, l'heure d'aller se rassasier. Les lycéens filent fissa à la maison. On interpelle un groupe de filles. On lâche le nom de Ben Laden. « C'est pas un calife du Pakistan ? » sourit sérieusement une des quatre. Les autres la contredisent, se moquent. La troisième balance : « En tout cas, c'est pas un terroriste. Il voulait seulement faire du bien pour son peuple musulman. »

    Par Mehdi Meklat
    Le 04/05/2011
  • Forts doutes sur le scénario de la mort de Ben Laden

    Depuis environ 5 heures du matin, ce lundi, la nouvelle tourne en boucle : Oussama Ben Laden, l’homme le plus recherché de ces dix dernières années, a été retrouvé et tué par les forces spéciales américaines lors d’une opération militaire au Pakistan, à Abbottābād. Sa dépouille aurait ensuite été immergée en mer : « Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux », a affirmé un haut responsable de l’administration Obama. Cette dernière information a plus qu'étonné les musulmans, car en aucun cas il n’est mentionné dans l’islam qu’un défunt doit être jeté à la mer.

    Par Inès El laboudy
    Le 03/05/2011
  • L’artère principale de Tunis purgée du benalisme

    La vie a repris son cours sur l'avenue Habib Bourguiba. En plein cœur de la ville, celle que les Tunisois nomment « l'avenue », avait été le théâtre de manifestations violemment réprimées. Sur la route, les cris tonitruants de la foule en colère ne sont plus. Les  rafales de «Dégage» sont remplacées par les bruits des moteurs et le chant incessant des klaxons. Côté piétons, les conversations s'enchaînent aussi vite que les allers et retours des passants. Impossible de ne pas remarquer l'accent chantonnant des tunisiens ou la trentaine de drapeaux tunisiens qui se plient aux caresses du vent. On y vient pour passer le temps, boire un café, draguer discrètement les jolies filles qui déambulent.

    Par Widad Ketfi
    Le 01/05/2011
  • Nous regardons Bachar el-Assad tuer son peuple

    Depuis plus de quarante ans, la famille el-Assad terrorise le peuple syrien. Ce régime criminel a fondé sa dictature sur la peur. Mon histoire familiale en témoigne, un oncle qui est raflé alors qu’il n’a même pas la vingtaine, au cours des années 80. Nous n’entendrons plus jamais parlé de lui. La simple mention de son nom fait pleurer. Un autre torturé à l’électricité, pratique courante et banale dans les postes de police et les prisons syriennes.

    Par Bondy Blog
    Le 29/04/2011
  • Prêche de l’imam à la gloire de Bachar el-Assad

    Lundi 4 avril. Réveil difficile. Adossé au frigo, la tête lourde, j’avale un Nescafé dégueu dilué dans de l’eau chaude du robinet et du lait. Les bistrots parisiens me manquent. 10h30. Au moment de sortir, ma logeuse me demande une photocopie de mon passeport. Pourquoi cette requête maintenant, alors qu’elle ne m’a rien demandé à mon arrivée ? 11h10. Escapade au Liban. « Gare » des taxis de Damas, sous un pont d’autoroute. Les chauffeurs crient « Beyrouth » pour choper les passagers. « Beyrouth, Beyrouth. Je t’emmène, tu vas où ? »

    Par Bondy Blog
    Le 24/04/2011
  • « La Tunisie doit arriver à parler d’une seule voix »

    « Là, tu vois, je viens d'accomplir un acte historique », lance Chahrazed, sourire aux lèvres et les yeux rivés sur La Tunisie de Ben Ali, un livre qu'elle vient d'acheter dans une librairie en plein cœur de Tunis. Elle en a la chair de poule. « Il y a quelques mois, cela aurait été impensable », confie-t-elle. La régente de Carthage, La Révolution des Braves, Le Canard Enchaîné, Le Monde, autant d'écrits et de titres que les Tunisiens n'auraient jamais pensé pouvoir lire un jour.

    Par Widad Ketfi
    Le 22/04/2011