Derniers articles
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La Côte d’Ivoire divise les altermondialistes
Alioune Tine de la Rencontre africaine des Droits de l’homme a estimé que si Laurent Gbagbo restait au pouvoir, ce serait une défaite de la démocratie africaine. Pour lui, les intellectuels africains qui défendent le président battu sont inconscients. Une position que ne partage pas Gorgui Dieng, professeur au Département d’anglais. Selon lui, dire que les intellectuels qui défendent Gbagbo sont corrompus, c’est un leurre. A ses yeux, il y a de sérieuse réserve à la victoire d’Allassane Ouatarra.
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Place Tahrir, liberté chérie !
« Ce jour sera à jamais gravé dans nos mémoires, après des semaines de résistance, de gueulante, de douleur, de haine et de mort, nous voilà enfin LIBRES ! » Ces paroles, on peut enfin les entendre dans les bouches des Egyptiens. Les appels, les textos et les messages de mes compatriotes fusent sur mon portable et mon compte Facebook : « Ça y est ! Il est parti ! ». La place Tahrir devrait être rebaptisée, la place de la Liberté. Une grande fête attend le pays. Pourtant hier, rien n’était encore gagné. Lorsque Hosni Moubarak annonce en direct qu’il délègue ses pouvoirs exécutifs au Premier ministre Omar Souleimane, il y a comme un arrière-goût « d’arnaque » et le peuple enrage un peu plus.
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Un Ben Ali dans ma classe !
Il y a des noms qui sont difficiles à porter en ce moment, un étudiant de ma classe en a fait les frais. Il porte le nom d'un président despotique qui a été tout récemment chassé de son pays sous la pression de la rue. Au moment de l'appel en classe, il a subi les regards inquisiteurs de mes camarades. Le connaissant déjà, je lui glisse : « C'est pas le bon moment pour s'appeler Ben Ali. » Il rit jaune.
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« La démocratie n’est pas une maladie dans le monde arabe »
Lundi 7 février, à 20 heures au théâtre de la Colline dans le XXe arrondissement parisien, s'est déroulée une soirée consacrée à la Tunisie, De Tunis à Paris. Autour de Stéphane Hessel, ancien résistant, diplomate et auteur du best-seller Indignez-vous, Edgar Morin et Claude Alphandéry, tous trois anciens résistants lors de la Seconde Guerre mondiale.
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Coups de feu au Kef, panique à Poissy
En prenant le téléphone, je mourrais d’envie de savoir ce que mon oncle, de sa petite maison du Kef, dans l’ouest tunisien, pensait de l’après-Zine mais aussi des événements en Egypte. A tort ou à raison, les Tunisiens font maintenant office de pionniers parce qu’un jour d’hiver, ils décidèrent de reprendre une liberté dont on les avait injustement spoliés. Le réseau est faible et Oncle Mohamed, ce lundi 7 février, hurle en décrochant son Nokia 3310, comme si ses cris pouvaient combler le millier de kilomètres qui nous sépare, lui là-bas, moi à Poissy.
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Au Caire : « Des hommes armés sur mon palier. J’hurle »
Houria est une enfant du Sud, de Marseille. Houria sourit tout le temps. Chez elle, le bonheur, c’est un travail d’équipe ; ses yeux clairs et sa voix douce accompagnent son sourire coloré. Il faut la voir parler de l’Egypte, de son appartement au Caire, de ses voisins, de la bonté des Egyptiens, de leur chaleur. L’Egypte, on l’aime ou on la quitte. Très vite. Houria décide d’y rester. Encore quelques mois. Un peu comme lorsque l’on reprend une-toute-petite-part-de-gâteau-au-chocolat-trop-bon.
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« La contagion tunisienne est rapide et puissante »
Bondy Blog : quel avenir pour la Tunisie au lendemain de la chute de Ben Ali ? Pierre Vermeren : Pour la Tunisie c’est une libération après cinquante ans de régime autoritaire. Les Tunisiens ont été déçus après les promesses faites à l’Indépendance en 1956. De ce point de vue-là, cette liberté soudaine, c’est un grand moment de joie ! La caractéristique de cette révolution c’est qu’il n’y a pas de leader autoproclamé. On s’oriente vers un renouveau de la classe politique tunisienne. En même temps c’est aussi une période à hauts risques, la situation économique est fragile et la révolution la met en péril. Le processus politique est en cours mais il va falloir prendre en compte ceux qui ont perdu leur pouvoir, des personnes qui se sont compromises dans la répression sous Ben Ali, qui ont torturé ou faisaient partie des forces de sécurité. Tout n’est pas fini. Hier, encore à Kef il y a eu quatre morts, l’agitation demeure. Le troisième risque est extérieur : la Libye, le monde arabe en général, les groupes djihadistes, l’Iran n’ont pas intérêt à ce que la situation se déroule bien.
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Tunisie : les intellos parlent de la révolution
« J’écris avec toi bien-aimée mon sang mon cœur ma voix. Avec ma patrie Tunisie mon offrande. Je ne suis qu’à toi je peux me déchirer pour toi. Tunisie ma chérie ma Tunisie chaude amante ».Comment ces vers de Moncef Ghachem ne pourraient-ils pas résonner au regard des évènements qui secouent le Maghreb ? La révolution de jasmin, le poète auteur de Car vivre est un pays lui dit merci. Merci aux jeunes, et un souhait : « Que la Tunisie ne manque pas ce moment à la fois glorieux, furieux et mystérieux ».
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Un grain de sable dans l’objectif
Le désert tunisien, elle l’aime autant que les Bédouins qu’il cache. En 2007, Catherine Dressayre, photographe depuis presque quarante ans, a l’opportunité de partir faire une marche du désert en Tunisie avec des amis. Un hasard qui se répètera trois fois. La première fois, ce qu’elle en tire c’est l’esthétique du désert, son graphisme, la façon qu’elle a de regarder les choses. Des émotions qu'elle essaie de retranscrire dans ses photos. La seconde fois, elle rejoint deux chameliers qu’elle aura rencontrés lors de sa première expédition et avec qui elle s'est liée d’amitié.
