Derniers articles
-
David Boyle, quatre ans avec les bourreaux khmers rouges
David Boyle, comment en êtes-vous arrivé à participer à la justice pénale internationale pour juger des crimes des Khmers rouges ? Après avoir exercé comme avocat en droit des affaires en Australie, je suis venu en France en 1993 pour faire une thèse de doctorat où j’ai étudié les rapports entre le Cambodge et les Nations Unies. En 1997, le gouvernement Cambodgien sollicitait l’assistance de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) pour mettre en place un tribunal pénal international destiné à juger les hauts responsables du régime khmer rouge. Cela a abouti à la création en 2006 de chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens. Ces juridictions ont pour particularité de compter à la fois des juges cambodgiens, en majorité, et des juges étrangers. J’ai alors été recruté par les Nations Unies pour travailler à la mise en œuvre de la justice pénale internationale au Cambodge.
-
Intervenir militairement en Libye? Ce qu’on en dit en banlieue
[dailymotion width="390" height="284"]http://www.dailymotion.com/video/xho0o0_intervention-de-la-france-en-libye-la-banlieue-reagit_news[/dailymotion] Aladine Zaïane
-
Mohamed VI a-t-il convaincu son peuple ?
Sur un ton se voulant rassurant, Mohammed VI, le roi du Maroc, a prononcé mercredi soir à la télévision un discours en réponse aux revendications du peuple, qui grondait depuis le 20 février. Une réforme « constitutionnelle globale » était au centre de son allocution, prononcée en direct de son palais de Rabat, son fils, Moulay Hassan, à sa droite, et son frère, Moulay Rachid, à sa gauche.
-
Au Sénégal aussi on s’immole par le feu
« Oumar Bocar Bocoum s’est immolé par le feu devant les grilles du palais de la République. » Cette nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre. Cet ancien militaire, dont la presse a publié la photo du corps en flammes, a commis l’irréparable en février dernier pour protester contre le chômage et les dures conditions de vie, à la manière d’un certain Bouazizi, le marchand ambulant de Sidi Bouzid, en Tunisie.
-
Mes années berlinoises sous les drapeaux
A peine âgé de 19 ans, David était appelé sous les drapeaux. Douze mois dans Berlin, loin de tout. A l'époque, il ne savait pas que cette période allait marquer sa vie à jamais. Il avoue que les « débuts ont été très difficiles ». En plus de quitter sa famille, il avait « l'impression d'être un simple numéro, un simple matricule ». Lorsqu'il est arrivé dans le quartier « Napoléon », il se sentait tout petit face aux immenses bâtiments, aux grands espaces verts, et à toutes ces allées qui n'en finissaient plus.
-
Maurice Leroy : «Laissons ces pays faire leur révolution»
Deuxième invité de l’émission Génération Bondy, tournée lundi, Maurice Leroy a répondu aux question de nos bloggeurs et des journalistes qui les accompagnaient. Gérard Leclerc a ouvert le bal, en duo avec Widad Kefti, par des questions d’actualité. Le ministre de la ville s’est dit enthousiasmé par les révolutions qui touchent les pays arabes : « Sans violences pour la plupart d’entre elles, sauf en Libye malheureusement. » « La France ne doit surtout pas être une donneuse de leçons », continue-t-il, tout en défendant la diplomatie du gouvernement auquel il appartient : « Si on s’était exprimé plus tôt sur les événements, notamment en Tunisie, en tant qu’ancienne puissance coloniale, on nous aurait dit : Vous êtes bien sympas les Français mais bon… Laissons ces pays faire leur révolution. »
-
Viens surfer sur mon canapé !
Couchsurfing, participez à la création d'un monde meilleur, canapé après canapé. Voici un peu le slogan de ce site qui est un réseau social mettant en relation des voyageurs du monde entier sur les lieux où ils séjournent. Un concept qui permet non seulement de se faire héberger gratuitement mais aussi de rencontrer et partager avec l'autre, chez lui, autour d'une soirée ou d'un verre. Et cela sans obligation de réciprocité. L'expérience peut paraître dangereuse, surtout quand on est de nature méfiante, mais sur le profil de chaque couchsurfers (surfeur de canapé, sous entendu que l'on va de canapé en canapé), on peut se référer aux différents avis des personnes ayant été hébergées ou les ayant rencontrées.
-
« T’inquiète pas maman, ici ça ne peut pas être pire qu’en Tunisie »
Vendredi soir, tata Latifa est inquiète. Son fils Nasser, la vingtaine, n'est pas rentré à la maison. « Pourtant ce n'est pas dans ses habitudes », me dit-elle au téléphone. « Il se passe quelque chose. Ce n'est pas normal », ajoute-elle. Elle rejoint sa sœur, tata Mabrouka, chez elle, pour lui demander : « Ton fils n'aurait-il pas vu Nasser aujourd'hui ? Il n'est toujours pas rentré et il ne répond pas au téléphone. » Tata Mabrouka lui répond alors que son fils Abdallah, 19 ans, n'est pas non plus rentré de toute la journée : « Mais que se passe t-il ? Où ont-ils bien pu aller ? »
-
Vivre l’islam à la fac : en Angleterre, c’est possible
Un soir de février 2010, Khalid, Ahmed et votre serviteur discutons dans ma magnifique voiture peinte d’un tonique vert « Heineken ». Entre deux gorgées, Khalid nous parle de son frère, parti s'installer avec sa femme à Bolton, en Angleterre. Il y donne des cours dans une madrassa, une école religieuse où les élèves apprennent à lire le Coran et reçoivent des cours sur les sciences du hadith (compilation regroupant les conseils, sagesses, gestes et mises en garde du prophète Mohamed). L'Angleterre, pour nombres de musulmans français, c'est « the place to be ». Ça le sera peut-être moins depuis que le premier ministre britannique David Cameron a déclaré que le « multiculturalisme » était une « échec ».
