Derniers articles
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« Nous n’avons pas eu peur, notre force était notre insouciance »
« Stop, on a eu la peau du dictateur, on doit maintenant retourner à l’école ! », s’exclame Hamid, un étudiant en géologie, cheveux gominés et jean slim. Ils ont entre 17 ans et 25 ans, ils sont des centaines en cette fin de jeudi après-midi à se réunir en petits groupes sur l’avenue Bourguiba, les Champs-Elysées tunisois. Sous une pluie battante, ils ont décidé de braver le mauvais temps pour crier leur soif de liberté mais surtout leur envie de retrouver une vie normale.
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A Saint-Denis, des Algériens face à l’exemple tunisien : «Nous, on a eu notre dose !»
Ils scrutent l'écran d'un téléphone portable devenu micro-télévision. Pas pour tuer le temps, ce samedi 22 janvier, jour de soldes sur une artère principale du centre de Saint-Denis. Mais pour savoir ce qui se passe, là-bas, à Alger, pendant la manifestation non autorisée du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), un parti à dominante kabyle, à ne pas confondre avec le RCD de l’ex-président tunisien Ben Ali.
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Révolution en Tunisie, nostalgiques bénalistes en France
A l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis plus R. Kelam mais Ramsès Kefi, m’étant réapproprié ce lopin de liberté qui m’avait été confisqué. Bien sûr, je ne craignais pas pour moi mais pour les membres de ma famille, qui, jusqu’au départ du boss, pouvaient subir le contrecoup de mes critiques à l’égard du « café présidentiel ». Dès que la situation se sera calmée, je sauterai dans le premier avion. Je me languis de respirer de grandes bouffées de cet air révolutionnaire qui me rend si fier. Car je réfute l’idée de limiter cette révolte à une simple étape d’un processus de démocratisation du monde arabe. C’est une leçon de courage ; un combat historique pour la liberté au cours duquel des martyrs ont payé de leur vie.
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Boycott d’Israël : un débat étalé sur la place du Panthéon
Ils s’étaient dit rendez-vous, mardi, à 18h30, sur les marches de la place des grands hommes. Leila Shahid, déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France, Michel Warschawski, journaliste et militant pacifiste israélien, Stephane Hessel, ancien résistant et auteur du best-seller « Indignez-vous ! », et bien d’autres, réunis place du Panthéon autour d’une foule de sympathisants à quelques pas de l’Ecole normale supérieure. Celle-ci aurait dû accueillir le même jour tout ce beau monde pour une conférence sur le boycott des produits en provenance des colonies israéliennes, mais l’ENS a décidé d’annuler la rencontre après de vives contestations d'associations juives contre la tenue de ce débat, dont le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Officiellement, l’école évoque des questions de sécurité. Du coup, la conférence, ou plutôt la tribune, aura lieu dans la rue.
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Tunisie : démocratie express
Il y a encore un mois, la simple idée d’envisager une manifestation contre le régime relevait de l’utopie. Hier, en voyant tous ces Tunisiens marcher à l’unisson contre la dictature, bravant la répression avec un courage extraordinaire, j’ai ressenti un immense soulagement. Comme dans les épisodes de Walker Texas Rangers, les mauvais finissent toujours par payer. Ben Ali a pris la fuite, comme un voleur de poules, signant au passage un décret qui devait permettre à Mohamed Ghannouchi, son bras droit, de prendre la relève. Jusqu’au bout, il se sera donc moqué de ses compatriotes.
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Ben Ali, le Ceaucescu de Carthage, est enfin parti
Vingt trois ans que j'attendais cela : le Ceaucescu de Carthage est enfin parti. Une fin pathétique à l'image de son règne. A l'heure où j'écris cet article, il serait à bord d’un jet privé à destination de Dubaï, où séjournent sa femme et une partie de sa belle famille : les Trabelsi... Un clan qui a pendant plusieurs décennies spolié les richesses du pays. Les Tunisiens ont une haine viscérale contre cette petite mafia qui a dominé d'une main de fer le pays du jasmin.
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On est en 2011, je suis à New York et je suis heureux
14h, premier sms : « T'es où ? » Ils ne le savent pas, mais je suis encore dans mon lit. 15h, deuxième message : « Viens vite ! Il commence à y avoir du monde là ! » J'étais réveillé mais sous la douche. A 16h je suis fin prêt et réponds : « Je sors de chez moi, je suis là dans 15 minutes, à tout de suite ! » Après avoir pris mon p'tit déj, je sors et vais prendre le bus. Il est 16h30 quand j'arrive à Times Square, au croisement de la 7e Avenue et de la 42e rue.
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Ces Ivoiriens de France qui soutiennent Gbagbo
Deux rendez-vous sont pris chez des Franco-Ivoiriens pro-Gbagbo. A Aubervilliers, la télévision d’Anémone est allumée sur la Radio télévision ivoirienne (RTI). L’écran est noir, seul le son parvient aux oreilles : « On paye un forfait et voilà, on nous empêche de regarder notre chaîne. Ils ont fait exprès de couper la transmission ! » Anémone l’a mauvaise. Depuis deux semaines elle ne capte plus la RTI.
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Les Helvètes chez les Gaulois
[youtube width="390" height="300"]http://www.youtube.com/watch?v=0HzDZKaXhlw[/youtube] Retrouvez Djamel Hamidi et Efthymios Pavlidis sur leur site www.phnet.fr
