Derniers articles
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Occupations, expulsions : l’errance infinie des sans-papiers
Le 23 août dernier, un rassemblement devant l’église Saint-Bernard à Paris a commémoré le 13e anniversaire de l’évacuation du lieu par les CRS, en 1996. Cette occupation fait date car elle marque un tournant dans la lutte des sans-papiers, qui éclate alors au grand jour. Ces hommes et ces femmes que l’on appelle improprement « sans-papiers » (il faut voir leurs dossiers de demande de régularisation, des mallettes remplies de papiers administratifs en tous genres) sont toujours là. L’occupation durant un peu plus d’un an de la Bourse du travail de Paris, dans le 3e arrondissement, déclenchée en février 2008 à l’initiative du collectif des sans-papiers de Paris (CSP75), a fait beaucoup parler d’elle, surtout au début, et un peu sur la fin. Durant 14 mois, ils ont occupé les lieux pour demander leur régularisation.
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« Il faut faire attention, le monde nous regarde »
Trois jours après la médiatisation des propos du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux sur les Arabes, se tenait dimanche une table ronde intitulée : « La vivre ensemble face à la crise ». Invités à débattre de ce thème : Rama Yade, ex-secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, aujourd’hui aux sports, Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de femmes, des personnalités telles que Nicole Notat, PDG de Chairman & CEO, Améziane Abdat, président de l’association de quartier Zy’Va, ou encore des chefs d’entreprise.
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France, où vas-tu ?
Laissons, par pure forme, le bénéfice du doute à Brice Hortefeux. Admettons que ses propos, « Il en faut toujours un. Quand il y a en a un, ça va. C'est quand il y a en a beaucoup qu'il y a des problèmes », ne visaient pas les Arabes, mais, comme il s’en est expliqué laborieusement, les photographes présents le week-end dernier à l’université d’été des jeunes UMP, à Seignosse, dans les Landes. Le reste des paroles prononcées ce jour-là, reproduites dans une vidéo postée par lemonde.fr devrait nous renseigner sur le mauvais état, en France, des rapports entre « Français » et « Arabes ». D’une logique communautaire – le « eux » et le « nous », interchangeables selon le groupe auquel on appartient, par choix ou à son corps défendant –, nous sommes passés à une logique de fronts.
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La banlieue et le journaliste se marieront-ils un jour ?
Daniel Deloit, directeur général de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), se définit comme « un banlieusard élevé dans la périphérie d’une ville dans les corons miniers ». Il reconnaît volontiers que la question de la banlieue « nous occupe et nous a préoccupés ». Lucide, il est conscient du retard accusé par les écoles de journalisme dans l’apprentissage du traitement de la banlieue. Si les journalistes n’ont pas fait jusqu’alors « le travail en amont qui s’impose, il ne faut pas pour autant le faire vite et n’importe comment ». Et cite en exemple, la classe prépa diversité lancée sous l’égide de l’ESJ en partenariat avec le Bondy blog.
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La mosquée de Puteaux : enjeu électoral et frictions de voisinage
A l’étage de la salle de prière du 32 rue Saulnier à Puteaux, une des femmes assises derrière moi s’évanouit. On ouvre rapidement les deux fenêtres pour faire entrer un peu d’air et on tend un peu d'eau à celle qui quelques minutes plus tard reprendra ses esprits. Il est presque 14 heures. Coincées dans quelques mètres carrés, vêtues de foulards de toutes les couleurs et de longues robes recouvrant leur corps, les femmes remplissent par vingt les cinq rangs qui s’alignent face au mur. L’atmosphère est difficilement respirable. De plus, c’est vendredi, jour de la grande prière chez les musulmans. Et en période de ramadan, l’affluence grandit.
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La quête des chevaliers de la table ronde « jeunes -police »
Ou sont passé les chevaliers de la table ronde « jeunes-police » ? C’est la question que pose indirectement le journaliste Luc Bronner dans son dernier article paru dans le journal Le Monde du 1er septembre, intitulé « L’étonnant casting de la table ronde jeunes-police », organisée place Beauvau sous l’égide du nouveau ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux et sa grande amie Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de « la lutte contre la burqa ». Cette réunion, organisée à la sortie d’un été émaillé de multiples affrontements entre bandes de jeunes et la police, se voulait le point de départ du dialogue entre les forces de l’ordre et notre jeunesse rebelle.
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Jeunes et policiers cassent le jeûne à la mosquée
« 100 rue Grimau », nous a-t-on donné comme adresse de la mosquée de Drancy. En arrivant au numéro 100, une unique plaque : « Rugby Club de Drancy ». Le chemin pour se rendre au lieu de prière n'est pas facile à trouver. Mais nous y voilà. Un bâtiment qui sent encore le neuf. « La moquée date d'il y a un peu plus d'un an », nous éclaire Khadija, une jeune fille « très souvent là ». Financée par la mairie drancéenne, l'Association culturelle des musulmans de Drancy, qui comprend la mosquée, a été inaugurée en février 2008, soit un mois avant les élections municipales.
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Martine Aubry vient draguer les enseignants à Bondy
Après avoir tenter de reprendre la main à la Rochelle, Martine Aubry, escortée de tous les élus PS de Seine-Saint-Denis, a fait, hier, un bref passage à Bondy. Elle a profité de la rentrée scolaire pour venir rencontrer le corps enseignant et les parents d’élève. But de cette visite : comprendre les problèmes que rencontrent les professionnels du monde de l’éducation. Ces derniers se sont à tour de rôle passer le micro afin d’exposer à la première secrétaire du PS les conditions dans lesquelles ils travaillent.
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« Jeunes et flics, tous victimes de la galère »
« On ne va pas faire de discours », « cet après-midi est un point de départ, pas d’arrivée » : il est 15h30 et des poussières ce lundi, c’est par ces phrases que Brice Hortefeux et Fadela Amara ouvrent la grande table ronde baptisée « jeunes-police ». Le ton est donné et l’envie de bien faire semble ancrée dans les pensées de chacun, responsables associatifs et éducateurs. Face à eux, en plus des quelques membres du gouvernement s’ajoutent des responsables des services de police assez discrets, et qui ne prendront pas la parole malgré quelques attaques les visant durant les débats. Il y a là Alain Gardère, directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), la nouvelle force de police chargée de lutter contre les « petites et moyennes » délinquances à Paris et en petite couronne. Ou encore Michel Gaudin, préfet de police à la ville de Paris et « ami fonctionnel » du président de la République comme il aime se définir.
