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Pèlerinage gauliste pour Votez Banlieues
Aujourd’hui, à Colombey-les-deux-églises (Haute-Marne), au chevet de la tombe du général De Gaulle, s’achève une marche symbolique initiée par l’association, Votez Banlieue pour combattre une droite qui change à l’instar de Nicolas Sarkozy, candidat UMP. A quelques jours du second tour, Mohamed Chirani, 28 ans, diplômé de Sciences Po Paris et ses amis de promo, […]
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Le débat présidentiel sur écran géant à Bondy
C’est un secret pour personne, Bondy est un fief socialiste depuis l’antiquité républicaine. Donc dans la foule réunie à la salle des fêtes, on n’est plutôt acquis à la cause de Ségolène Royal. Bon, il y avait bien un petit jeune sarkozyste assis au fond, mais il n’est pas resté longtemps. D’autres amoureux du foot n'ont pas tarder à le rejoinde d’ailleurs. Tu m’étonnes; je connais des gens qui vendraient leur rein pour un Manchester-Milan AC, match diffusé au même moment sur la chaîne avec décodeur. Le maire de Bondy et une grande partie de l’équipe municipale étaient également présents dans la salle.
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Ségolène pour un show Royal
Après le gros meeting de Nicolas Sarkozy dimanche à Bercy, Ségolène Royal était prévenue, il fallait voir grand pour faire aussi bien que son adversaire. Et pour ce premier mai, fête du travail, le parti socialiste n’a pas chômé. Le défi de remplir le stade Charléty a été brillamment relevé. 16h30, dans le RER, des appels micro annoncent une affluence exceptionnelle, et un stade déjà complet. Malgré ses persuasions, encore un monde fou continue de s’agglutiner vers le stade. Une fois sur place, le public ne peut plus rentrer et du coup, les gens font demi tour, écoutent ce qui se passe de l’extérieur, les bars sont pris d’assaut, certains essaient par tous les moyens de rentrer, même de passer par-dessus la grille. Ma seule chance de rentrer est alors l’entrée presse. Mais idem, complet. L’organisation fait rentrer les journalistes au compte goutte, et tous crient au scandale ! Une bonne centaine de journalistes restent sur le carreau. Certains essaient le chantage en disant qu’ils descendront Ségolène. Ayant pris mes précautions, je m’étais inscrit sur la liste d’accréditation, mais les gorilles à l’entrée me refusent l’entrée car je n’ai pas de carte de presse. Et c’est seulement au bout d’une heure et demie de négociations que je pénètre enfin dans l’enceinte. Le monde qui attend dehors est impressionnant. Le PS annonce près de 40000 personnes à l’intérieur. Il est plus de 18 heures, et ceux qui veulent sortir ne peuvent pas. Les portes restent fermées pour des raisons de sécurité.
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L’un fait peur, l’autre ne rassure pas
Il est 20 heures, les résultats arrivent, l’ambiance dans la salle est étonnamment calme et posée - On m’aurait menti pendant toutes ces années sur les Marseillais ?! -. Mais une ou deux questions, une ou deux remarques des candidats à la télévision et voilà que les langues se délient : pour tout dire, à la lecture des résultats les gens semblent inquiets. Ils refont les mathématiques dans tous les sens et essaient d’imaginer un scénario qui ne donnerait pas Nicolas Sarkozy président. Il faut dire que le président de l’UMP n’est pas très populaire dans la salle. Visiblement, ici aussi sa personne inquiète. Etrangement, Ségolène Royal ne soulève pas vraiment les foules non plus. Elle est même parfois très critiquée pour le manque de conviction de son discours. Il y a comme un malaise étrange qui flotte dans l’atmosphère : pas vraiment d’adhésion mais plutôt une peur du pire.
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Zy’va dans les débats démocratiques
Ce soir là, l’association Zy’va de Nanterre dans les Hauts-de-Seine recevait des représentants politiques comme Mourad Ghazli, parti radical UMP, Najat Belkacem, porte-parole du PS, Jacqueline Fraysse, députée communiste de Nanterre et Nassera Hamza, Conseillère municipale de Suresnes, autour d’un débat sur la sécurité et la diversité avec une cinquantaine d’habitants du quartier du Petit Nanterre. En janvier, c’était le centriste François Bayrou que Zy’va accueillait pour parler des questions d’éducation et de justice. Les responsables de l’association multiplient ainsi les soirées débats dans la maisonnette en briques située au pied des immeubles. Avec une vocation pédagogique et ludique : les soirées débutent par une courte pièce de théâtre forum jouée par des écoliers. Sous l’œil émerveillé des parents, de la famille et des voisins. Des occasions de rassembler des habitants de la cité des Pâquerettes, qui compte près de 8000 résidants. « Nous invitons tous les partis politiques pour des débats, sans parti pris, explique Améziane Abdat, président de Zy’va et consultant. Pour les présidentielles, nous avons fait un appel à tous les candidats pour venir débattre avec nos habitants. Celui qui veut venir est le bienvenu; celui qui ne veut pas, tans pis ».
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Le Bercy show de Sarkozy !
Palais Omnisports de Paris Bercy. Nicolas Sarkozy a tenu son dernier grand meeting avant le deuxième tour. Pour l’occasion, c’est plus qu’un meeting, mais un véritable show que l’équipe de Sarkozy a concocté. Un casting dément est venu afficher son soutien au candidat UMP. Parmi les invités : Johnny Hallyday, doc Gynéco, Alain Prost, David Douillet, les frères Bogdanov, Thierry Rolland, Philippe Bouvard, Basile Boli, Bernard Laporte, sans compter les interventions au micro de Véronique Genest, Enrico Macias, Jean-Marie Bigard pour la petite blague, et Gilbert Montagné, puis Faudel pour pousser la petite chansonnette. Le speaker annoncera 20000 personnes assises, 10000 dans les gradins, et 10000 dehors devant l’écran géant. Très fort le Monsieur Sarkozy pour son dernier grand RDV de Paname, engagement, promesses, séquences émotions, les petites phrases qu’il aime bien, attaques en direction de l’adversaire, un discours complet qui a ravi les fans de Sarkozy, mais qui est certainement démagogique du point de vue des oreilles de gauche.
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Fac de Nanterre, un nid de jeunes socialistes.
Université de Nanterre, plus de 35 000 étudiants, et forcément la politique y est plus que présente. Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot et Arlette Laguiller y sont passés faire campagne. On pourrait dire comme ça que c’est une fac de gauche. L’entre-deux tour est donc le dernier moment pour rassembler les derniers indécis, et pour ça, je suis allé à la rencontre des étudiants les plus impliqués. Ils ne représentent qu’une infime partie des étudiants, mais en tout cas, on ne peut pas les rater. Cette semaine, un groupe d’étudiants membres de l’association cultur’PX a organisé un festival antifasciste, avec au programme : ateliers, concours de poésies et de slams, conférences, débats, et concerts. Pour promouvoir l’évènement, des affiches ont été placardées un peu partout dans la fac, avec un message précis : il faudra voter contre Sarkozy au deuxième tour. L’assimilation au fascisme du projet présidentiel de Sarkozy est criante sur les affiches, sans compter tous les tags un peu partout, ce qui donne par moment du grand n’importe quoi.
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Lève-toi, on va voter !
L’Etat me demande mon avis quand ça compte vraiment, une fois tous les cinq ans en moyenne. Alors le jour des élections, je me lève tôt, je change de chaussettes, je mets mes nouvelles affaires qui brillent et je vais au bureau de vote le cœur en fête, comme on va à l’école un jour de rentrée. Devant la salle Georges Brassens dans la cité Blanqui, le dit bureau de vote, il y a déjà foule et il n’est même pas 10 heures du matin. Les gens semblent avoir pris ces élections aux sérieux, parce que faire la queue un dimanche avec ce soleil à mini-jupes, c’est vraiment qu’on y croit. C’est bien les jours d’élections ; on revoit des têtes qu’on n’a pas vues depuis un bail, ses potes de toujours aussi, qui la veille, ivre mort lors d’une soirée galère au parc, ont juré de voter Schivardi. Au fur et à mesure que j’avance dans la queue je me dis que quelque chose a changé depuis 2002 ; tiens les immigrés votent. Quand je dis "immigrés" je ne parle pas de ceux nés sur notre sol sacré, que les sociologues classes dans les "issus de", non c’est de leurs parents venus en France durant la faste époque des trente glorieuses.
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La responsabilité de François Bayrou envers les banlieues
François Bayrou n’a pas besoin d’être explicite sur ses intentions. On comprend que cet homme-là vise l’Elysée, et rien d’autre. Alors, patienter cinq ans encore, ce n’est pas si long. Il va créer sa propre force de frappe, un Parti démocrate, a-t-il annoncé hier après-midi dans un grand hôtel parisien. Il présentera des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives de juin. Officiellement, il s’agit de doter la France d’une troisième formation politique importante, à côté de l’UMP et du PS. Mais le rêve de Bayrou est sans doute d’en faire un Parti démocrate à l’américaine, nouvelle offre d’alternance à la puissance de droite qu’est devenue l’UMP. Le Béarnais estime sûrement qu’une victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai, davantage qu’une défaite, servirait ses desseins. Il s’ensuivrait une crise au PS, qui provoquerait sans doute des départs vers le Parti démocrate.
