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Nanterre : une ambiance calme
Nadia nous donne des nouvelles de l’ambiance à Nanterre, où l’association Zy’va a organisé un barbecue pour suivre la soirée électorale du deuxième tour. Tout le monde s’attendait à la victoire, donc les réactions restent assez tempérées. Une personne qui travaille dans une association s’inquiète du fait que Nicolas Sarkozy pourrait avoir un impact négatif sur le secteur associatif, en freinant son développement. Mais l’ambiance reste malgré tout bon enfant autour du barbecue où personne n’applaudi le discours de Ségolène Royal. Tout le monde quitte ensuite la salle, sans écouter le discours du Président de la République ! Finalement, cette soirée électorale est d’abord un prétexte pour se retrouver entre amis et connaissances. Nadia conclut son coup de fil : « On sent une vraie fraternité ici, c’est très sympa ».
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Nadia à Nanterre : à 19h50, tout le monde sait
Nadia nous appelle de Nanterre. Il y a du monde à l’intérieur de la maisonnette où se trouve l’association zy’va. Un écran géant a été installé, qui diffuse TF1, en attendant les résultats. A l’extérieur, les enfants s’occupent du barbecue, tandis qu’à l’intérieur les adultes accueillent journalistes… Les journalistes qui semblent moins nombreux qu’à Clichy : Nadia a seulement remarqué un journaliste de France Culture, un de la Chaine parlementaire, 2 autres personnes avec un bloc note… En tout, entre 30 et 40 personnes sont rassemblées… Les gens sont très sereins : tout le monde se doute des résultats. Tout le monde sait le nom du nouveau président…. Le président de l’association Zy’va, Ameziane Abdat, est philosophe : il aurait préféré quelqu’un d’autre comme président, mais de toute façon, il n’y a désormais pas d’autre choix que de faire avec. Nadia discute ensuite avec une mère de famille, tandis qu’une nouvelle pub passe sur l’écran géant, celle pour le Camembert Président, dont le slogan dit quelque chose comme ça : « Je vous présente le nouveau président. C’est le camembert ». La mère de famille est énervée car la pub nomme le président au masculin. Selon elle, cette pub aura influencé le vote des téléspectateurs…
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19h07. Chou à Clichy : le monde entier est là
Chou nous appelle de la maison de la jeunesse à Clichy, où le collectif Ac Le Feu s’est retrouvé. Une centaine de personnes est là, dont la moitié est constituée de journalistes : « Il y autant de public que de journalistes. Le monde entier est là ! » s’exclame Chou. « En plus, ils sont aux premières loges, derrière la caverne des pompiers, au cas où ceux-ci aient à partir en cas de problème… ». L’ambiance est conviviale, les personnes rigolent, même si le score est déjà plus ou moins connu. « Préparez vos papiers » ; « Sans-papiers, vous allez devoir quitter le pays… », les blagues d’un ton aigre doux fusent ici et là. Le maire est là, assailli par les journalistes… Chou, quant à lui, quitte Clichy pour aller voir ce qui se passe ailleurs…
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Café débat : derniers échanges avant grand changement
Plus que quelques heures avant de connaître notre nouveau président ou présidente. En attendant, c’est à la gare de Bondy, au café « chez Jeanine » que s’organise un petit débat. Ce sont quatre jeunes que nous réunissons autour de la table. D'un coté, Valentin et Julien, militants PS en Seine-St-Denis, de l'autre, Constantin et Gilles adhérents UMP. Tous les quatre vont parler pendant près de 45’ de leur favori, de la banlieue, du logement et de l’immigration.
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Soirée ELECTIONS PRESIDENTIELLES
Après les locaux du nouvel Obs’ pour l’After présidentielle lors du premier tour, la rédaction du Bondy Blog pose ses ordinateurs au siège de Yahoo France. Mission: centraliser les infos qui nous viendrons de différents lieux stratégiques des banlieues et des rues de Paris et suivre minute par minute le déroulement de la soirée du deuxième tour. Une partie de l'équipe sera juste à côté de la ligne d’arrivée de cette élection. Les autres seront disséminés partout où l’on attend les résultats les doigts croisés.
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Qui connait le mouton ?
Il est 7 heures, je file à 300 kilomètres/heure chez un client à l’autre bout de la France. Après le livre de Besson, je suis en train de finir celui de Begag. Azouz vient de me tirer quelques larmes. Il est touchant. On m’a rabâché les oreilles de son altercation avec Sarkozy mais finalement c’est la partie la moins intéressante de son ouvrage. C’est même ironique, l’essentiel du livre nous explique comment l’homme doit disparaître derrière la mascarade politique, ce billard à trois bande qui se joue entre le politicien, les médias et le citoyen-spectateur, et finalement tout ce que l’on a retenu de son livre c’est justement… le spectacle.
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Soulagement politique, angoisse technique
Organiser la soirée électorale de Villeurbanne c’était censé être du gâteau. Samia Belaziz a tout fait pour nous faciliter la tâche, elle nous a trouvé une salle équipée d’internet et fait venir du monde pour regarder avec nous l’annonce des résultats devant une télé, elle a même fait les courses pour un petit buffet. Mon boulot à moi, dans un premier temps, était d’établir une connexion internet et de brancher la webcam pour avoir une liaison avec le QG général situé dans les locaux du nouvel Obs à Paris. Comme je suis le dernier des branquignoles, j’ai demandé à mon ami Vuu San, expert en coup fourrés et en informatique de me prêter main forte. Après un millier de péripéties, et l’aide d’un autre petit génie de la toile, le jeune Farid, la connexion est établie mais impossible de brancher la webcam. J’avais envie de pleurer. Plan B, on fait tout avec les portables fournis par SFR en visio conférence. La connexion internet me lâche en plein milieu de l’émission, je perds le contact avec l’équipe à Paris : du stress, du stress, et du stress. Le boulot fut néanmoins à peu prêt fait, des réactions à chaud, des interviews, tout ça dans une ambiance festive tant deux événements ont galvanisé la foule : Ségolène au deuxième tour, et le FN en déroute.
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Maria, mère d’un garçon handicapé
Ségolène Royal a affirmé sur le ton de la colère, lors du débat présidentiel, en réponse à Nicolas Sarkozy qui s'est engagé à créer "un droit opposable" à la scolarisation des enfants handicapés, que "la suppression du plan Handiscol" de 1999 avait bloqué la progression du nombre d'enfants handicapés intégrés en école ordinaire. Cette scène aura une place de choix parmi les « vous n’avez pas le monopole du cœur » de Giscard, ou bien « vous êtes l’homme du passif » de Mitterrand. Quel que soit le nom du prochain locataire de l'élysée, cette question sera sur la liste des priorités.
