Derniers articles
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« Plus le quartier est calme plus les dealers sont tranquilles »
« Sortir le pays de l’hypocrisie législative en vigueur », telle est l’ambition du rapport présenté mercredi 15 juin par le député maire de Paris, Daniel Vaillant. Intitulé « Légalisation Contrôlée du Cannabis », le texte ne « veut pas faire la promotion de l’usage du cannabis, mais faire l’état des lieux d’une pratique malheureusement installée dans notre société et qu’il faut donc réglementer ». Depuis quarante ans l'Etat se concentre sur la répression des usagers ou vendeurs de cannabis. « Statistiquement, les affaires de stupéfiants, c'est-à-dire le nombre de personnes interpellées sont issues des quartiers sensibles », indique Stéphane Liévin, policier au service judiciaire de nuit au commissariat d'Orléans, syndiqué à SGP (Syndicat général de la police - Force ouvrière).
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JERU : la lutte contre le sexisme à l’honneur
C’est très émue que Patricia Rivière, présidente de l’association « Libre Terre des Femmes » a reçu la première édition du prix de l’engagement pour les banlieues décerné par l’ANRU et la Fondation Agir contre l’Exclusion (FACE). « C’est une opportunité extraordinaire pour notre association. Vous aidez vraiment les jeunes filles des quartiers ». Lauréate du prix « Innovation sociale », Patricia Rivière a mis en place un atelier photo « Jouets-vous » à destination des enfants dès leur plus jeune âge. « Les enfants sont conditionnés dès tout petits à leur genre. Notre objectif est de lutter contre le sexisme et faire passer le message qu’hommes et femmes sont égaux. Actuellement localisée dans le 19e arrondissement parisien et parrainée par GDF Suez, Libre Terre de Femmes espère pouvoir diffuser son projet grâce aux 20.000 euros offerts avec le prix pour l’engagement pour les banlieues.
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La rénovation urbaine à Mantes-la-Jolie prend « beaucoup de retard »
Difficile de trouver des habitants de quartiers aux Jéru, premiers concernés par le Plan de rénovation urbaine (PRU). Après quelques recherches, nous avons croisé Mahmadou Nieng (bailleur social de Mantes- Yvelines Habitat – MYH) et Rachid Aboulharjan (entrepeneur d'une société de location de voiture et de téléphonie mobile dans la ville). La rénovation urbaine, ils s'y intéressent de très près. « Il y a beaucoup de retard » constate Mahmadou Nieng qui a un avis mitigé sur le PRU. « Il y a eu des rénovations, des destructions d'immeubles à Mantes-la-Jolie », ajoute le bailleur d'un air à peine convaincu. « Cela n'a pas répondu aux objectifs des habitants. Les gens qui ont les moyens d'acquérir ne sont pas les habitants de quartiers », affirme-t-il. « Le positif en revanche, c'est la charte insertion qui prévoit d'embaucher des jeunes issus des quartiers ZUS », se réjouit le jeune bailleur.
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Abécédaire de la rénovation urbaine
Rénovation urbaine : Le terme de rénovation est parfois mal compris. Dans un quartier d’habitants, on le transforme en un nouveau quartier d’habitants mais remis à un niveau résidentiel contemporain. Cela peut se passer de deux manières : La reconstruction ou la réhabilitation.
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Des sigles et des lettres
O.E.T.C.D.I.P.Q.C.M (On est très contents d'être ici, parce que c'est marrant. O.P.Q.T.C.S.N.S.A.R (On pense que tous ces sigles ne servent à rien). I.Y.E.A.P.P (Il y en a pleins partout). D.I.Y.E.A.T.Q.O.C.R (D'ailleurs, il y en a tellement qu'on comprend rien). O.N.A.P.L.P.D.L.V.C.C.S.L.I (On nous avait prévenu, la politique de la ville ça croule sous les initiales). M.D.L.A.E.V.C (Marchez dans les allées et vous comprendrez.
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Le Grand Paris expliqué à un Bondynois
Bondy, ma patrie, mon pays, ma terre ; va-t-elle disparaître ? La ville cratère sera-t-elle absorbée par la ville Lumière dans ce faramineux projet qu’est le Grand Paris ? Pas tout à fait m’explique un urbaniste stagiaire de l’AIGP (Agence internationale du Grand Paris). Certes, il existe un petit risque que sur la fin du projet, Paris décide de s’étendre comme la ville l’a déjà fait au XIX siècle absorbant des faubourgs comme Belleville. Mais le Grand Paris m’explique-t-on, vise avant toute chose à réconcilier le centre ville et la banlieue.
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Photos contre clichés
Il faut rentrer chez les gens pour mieux sortir du « fantasme » dans le lequel on enferme les banlieues ! Les quartiers populaires sont perçus comme un tout uniforme, homogène. Le photographe Frédéric Achdou, ancien architecte, casse les clichés. Il travaille sur cette question de l’image, mais aussi de la mémoire des habitants, pour restaurer à la fois l’estime de soi et la fierté de vivre dans son quartier.
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Un gamin à Sevran : « Mais l’armée, c’est pour la guerre en Afghanistan »
Une voix électronique annonce : « Sevran-Beaudottes ». Le quai du RER est vide et crade. Un vendeur de maïs, un « boulanger-artisan » et pour le reste, des bâtiments. Le ciel est blanc, les rues sont grises. Le cinéma a la façade défoncée par l'âge. Quelques arbres défrichés. Les bancs devant la gare sont esquintés. Des gamins vadrouillent à vélo. C'est dimanche.
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Mon copain qui se fait embêter
Mon copain s’appelle Jules. Il se fait embêter à l’école, il se fait frapper car il lit tout le temps, et il ne fait pas sa racaille. Personne ne le laisse respirer, tout le monde lui prend ses livres quand il lit. Tout le monde lui dit des gros mots. Dans la classe il y a des élèves qui lui font des doigts d’honneur quand le maître a le dos tourné. Alors Jules s’énerve et les insulte. Mais comme le maître ne voit pas que c’est les autres qui lui ont fait un doigt d’honneur, il engueule Jules. Et c’est comme ça tout le temps.
