Derniers articles
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« T’as cassé du français lourd ! »
Je pianotais comme à mon habitude sur le réseau social à la recherche d’une révolution, à défaut d’en trouver une, je suis tombée sur une perle : Hiro Aka Jo Lalobance. Traduction : Hiro (humble, insolent, robuste et obsédé), Aka (alias) Jo Lalobance (en lingala, langue bantoue, Monsieur la parole). Hiro Aka Jo Lalobance, donc, lance des débats sur le net où il prétend « casser du français lourd ! ». Je m’approche, lis un peu ce qui se dit, « ‘Je casse que du français’ désolée pour moi c'est choquant ! Comment vous le prendriez si j'ouvrais une page Facebook en employant ‘je casse que du Noir’ ? » s’insurge une internaute.
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Racisme : mode d’emploi
Un mode d’emploi pour le racisme ? Pourquoi faire ? Le racisme c’est le Mal, c’est tout, on a compris. C’est un peu plus compliqué que ça nous dit Rokhaya dans « Racisme : mode d’emploi ». « Le racisme ce n’est ni le Bien, ni le Mal c’est tout simplement une idée fausse », écrit-elle. Comme toutes les idées pas bien jojo, la chose raciste a su évoluer et s’adapter à son temps. Avec son livre, Rokhaya nous en propose un décryptage exhaustif. La preuve par l’exemple : je parle depuis cinq lignes de l’auteur sans avoir une fois cité son nom de famille. On dirait c’est ma copine. Rokhaya Diallo a écrit un livre, elle est chroniqueuse à Canal +, elle fait parti du haut du paquet pour ainsi dire, on ne se connaît ni d’Adam ni d’Eve ni de Goldorak et pourtant non, entre nous, j’ai décidé que ça serait Rhokaya tout court. Pourquoi pas, « mon petit pote », « canaillou » ou « ma denrée » pendant qu’on y est ? Pourtant j’écris bien Brad Pitt, Victor Hugo, ou Arthur Martin quand il faut les citer. Rokhaya Diallo est jeune, elle est noire, donc c’est ma pote de la cité : je la tutoie. Ben déjà ça, d’après l’ouvrage, c’est du racisme.
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Lapin sauce marinière au Stade de France
Mardi 29 mars, l'équipe de France de football a raté son rendez-vous galant avec son public au Stade de France pour le match amical contre la Croatie. Pourtant, son habilleuse avait mis le paquet et sélectionné une petite marinière moulante fleurant bon les rasades du mâle de Jean-Paul Gauthier. Des filles qui piétinent devant l'entrée N du temple du foot français en sont folles : « En fait, il est vraiment bien ce maillot ! » répètent-elles les unes après les autres. « Enfin, faut pas le voir sur Ribéry », se marrent deux frangines aussi rigolardes que vachardes. Les gars sont plus mesurés mais adhèrent aussi.
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« Les policiers noirs ou arabes font trop les malins »
Souvent, j’entends que la police française est raciste. Ou encore, que gardien de la paix est un métier de « Blanc ». Or depuis quelques années, j’ai remarqué que des Asiatiques, mais surtout, des personnes d’origine africaine, intégraient les forces de l’ordre, notamment sur les secteurs de Châtelet et de Gare du Nord. Une fois, j’ai même croisé une patrouille de quatre individus composée exclusivement de personnes « noires » et « arabes ». Sur le coup, c’était assez intriguant pour moi, car je n’avais jamais vu cela auparavant. Ça casse un peu les clichés sectaires qu’on entend sur la police, surtout en banlieue (mais aussi ailleurs). J’ai interrogé des jeunes parmi mes connaissances sur leur perception de ce nouveau profil de policier.
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Mon fripier à Bondy : le comble du chic vintage
« Vintage ». Ce mot anglo-saxon est à la page des magazines de mode depuis pas mal d'années déjà. Le Petit Larousse dit : « Est vintage tout vêtement, accessoire, meuble ou objet déco d'au moins dix ans d'âge, rare, si possible griffé ou signé et en parfait état. » On va ici s’arrêter sur le recyclage, au sens noble du terme, de vêtements et accessoires. Les « fashion victim », jamais en retard en d'un train, sont de plus en plus classiques et remettent les fringues de leurs aînées. Quand on leur demande où elles se fournissent, c’est soit dans l’armoire de maman soit chez le fripier.
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Les filles du ring
Qui n’a jamais un jour rêvé de jouer les Maggie Fitzgerald dans Million Dollar Baby ou Diana Guzman dans Girlfight ? On aime souvent rêvasser devant notre écran de télévision, s’imaginant avec délectation terrasser notre pire ennemi avec la même facilité. Mais quand on se retrouve sur le ring pour la première fois, avec ses jambes de danseuse et ses mains qui n’ont jamais tapé autre chose que les touches d’un piano, c’est une autre histoire. En même temps, chatouiller une championne, ça ne se produit pas tous les jours ! Je m’apprête à vivre un grand moment et par-la même, me ridiculiser devant des millions d’internautes... Mais commençons par le commencement. [dailymotion width="380" height="284"]http://www.dailymotion.com/video/xhs0hx_les-filles-du-ring_sport[/dailymotion]
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Adam et Ryan, la fuite de deux jeunes homosexuels
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Ryan et Adam* accompagnés d’Olivier, le responsable du Refuge. Cette association vient en aide à des jeunes en situation de rupture familiale ou en difficulté d'adaptation sociale du fait de leur homosexualité. Ryan a une vingtaine d’années. D’origine marocaine, il est venu en France au mois de septembre 2010 pour poursuivre ses études. Ce jeune homme qui parle d’une voix posée est un musulman pratiquant et affirme faire les cinq prières quotidiennes.
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Il était une fois le Val-Fourré, métaphore du présent
Dans leur documentaire « Les Héritiers du silence », diffusé l’an dernier sur France Ô et sorti en DVD, Said Bahij et Rachid Akiyahou nous racontent avec une poésie aiguisée leur vision de leur lieu d'enfance : le Val-Fourré. Une des plus grandes citées HLM de France située dans les Yvelines (78), à Mantes-la-Jolie. Un témoignage qui, au début, revient sur la création de cette « ville dans la ville », à l'emplacement d'un ancien aérodrome. En raison d'un grand nombre de demandes de logements, d’immenses barres et complexes de béton sont sortis de terre dans les années 60.
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Quand on fait la queue à la CAF, on ferme sa gueule
Ce lundi midi, le soleil brille mais le vent s’engouffre dans les cheveux et fouette les visages. Bref, il caille. Il y a cette femme qui tient sa poussette les mains rentrées dans les manches, et tous les autres qui font la queue derrière elle. Ils sont nombreux ceux qui, malgré le froid, n’ont « pas eu le choix ». Ils font le pied de grue, en plein air, devant la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Bobigny. Deux heures, c’est le temps moyen d’attente à la CAF de Seine-Saint-Denis. Deux heures, l’équivalent d’un trajet Paris-Nantes en TGV.
