Derniers articles

  • La maternelle de la colère

    Vendredi 7 décembre, les parents d’élèves de l’école maternelle de Jean Jaurès, à Epinay-sur-Seine, ont eu une « Kinder Surprise » en déposant leurs enfants le matin devant l’établissement : la moitié des institutrices étaient absentes. C’est la saison des gastros, donc des congés maladie. Ajoutez les congés maternité et vous obtenez une école qui fonctionne, « en sous régime presque à chaque début d’hiver », confie une maman d’élèves. « Les absences, on les comprend. Le problème c’est qu’elles ne sont jamais remplacées », poursuit-elle. Idir Hocini

    Par Idir Hocini
    Le 14/01/2011
  • « Que Dieu bénisse notre préfecture ! »

    Quatre heures du matin, le réveil sonne. Je m’apprête à aller à la préfecture de Bobigny pour faire une démarche administrative. Il faut se lever tôt. Pas d’autres solutions. C’est comme ça et pas autrement. Ma mère a besoin de renouveler sa carte de séjour, je décide d’attendre à sa place jusqu'à l’heure d’ouverture à 9 heures. Je prends le premier bus de la journée, celui de 4h45. Vingt minutes de bus pour la destination finale, la préfecture de Bobigny.

    Par Bondy Blog
    Le 12/01/2011
  • Restauration et consolation chez les barbus « chicken »

    Rappelez-vous d’« Hercule », cette série retraçant les épopées du héros de la mythologie grecque qui passait sur la première chaine bleu, blanc, rouge. Quand il n’était pas en train de briser les cornes du minotaure ou de fracasser des mâchoires sur le bas côté d’une route, c’est dans une taverne plein d’affreux jojo qu’il se restaurait (mais on ne le voyait jamais manger ou boire, encore moins aller aux petits coins). Il y avait là des personnages qui n'avaient pas sucé que de la glace, des gens aux histoires un peu compliquées, qu’on appelle aujourd’hui « cas sociaux ».

    Par Bondy Blog
    Le 11/01/2011
  • Idir, l’iPhone et le petit voleur

    Dans la vie je ne m’autorise que deux petits luxes : la tomme de Savoie et mon iPhone. Il a une grande emprise sur moi. Quand on me voit avec dans la rue, courbé sur mes sms, on dirait Gollum et son anneau. La nuit je le caresse dans le noir et quand je l’ai dans la main, le monde tout entier disparaît autour de moi. Je ne sors jamais sans mon bien, mon précieux. Mais ce jour-là j’aurais peut-être dû le laisser dans ma grotte, enfin ma chambre, « ce fumier », préfèrent dire mes proches.

    Par Idir Hocini
    Le 10/01/2011
  • Vibrez rugby !

    « Le rugby ? Tu t'intéresses au rugby, toi ? » Voilà le genre de phrase auquel j'ai droit quand j'admets apprécier ce sport. Chez moi, à Bondy, les matchs de rugby n'étaient pas vraiment présents sur l'écran de télévision. Il a fallu un déménagement dans le Sud-ouest. La ville Rose : Toulouse est l'un des bastions du sport ovale. Le rugby était de rigueur le week-end, c'était aussi naturel que d'aller chercher sa baguette chez le boulanger. Alors, forcément, on y prend vite goût. Cela ne s'explique pas, la beauté du geste est remarquable.

    Par Jessica Fiscal
    Le 09/01/2011
  • Français de souche ? De papiers ? Non, Français de cœur !

    Si un jour je devais me faire insulter de « sale Français », cela aurait moins d'impact sur moi que de me faire traiter de « sale Chinois ». Dans mon esprit, en effet, le Français, de par son histoire, est de culture chrétienne et de type caucasien. Alors que moi, le « Chinois » qui vit en France, je suis, par mes origines, de culture bouddhiste et de type mongoloïde. Un Norvégien, « grand, blond aux yeux bleus », aura beau grandir au Japon, y vivre et l'aimer toute sa vie, il s’apercevra qu'il n'est pas à proprement parler nippon. Et pourtant, avec ou sans la nationalité japonaise, cela ne l'empêchera pas de se fondre dans la masse. Eh bien moi je me sens en France comme ce Norvégien au Japon.

    Par Prosith Kong
    Le 08/01/2011
  • Chatel et Pécresse aux lycéens stressés : soyez Zen

    Un mec gueule. Un autre lui tape sur la tronche. Ils rigolent. Coup de coude, coup de pied. Le mec riposte. Coup de tête léger. Baston annoncée. Ils rigolent un peu moins. Coup de genou, coup de sac, ça s'échauffe. Ils ne rigolent plus. Et oust, ils disparaissent. Nous entrons dans le lycée Turgot, situé dans le 3e arrondissement de Paris. Une surveillante nous dit que « pour Chatel, faut traverser la cour ». Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, tête de turc des lycéens comme l’ont été à peu près tous ses prédécesseurs face à la corporation lycéenne, est de passage dans cet établissement pour lancer la procédure d'admission post-bac (APB), un site informatique d’orientation universitaire et professionnelle qui sera lancé le 20 janvier, avec un choix de 9000 métiers ou activités !

    Par Mehdi Meklat
    Le 07/01/2011
  • « Ils ont détruit la maison qui abritait ma famille »

    Nous sommes à Montreuil. La Direction départementale de l'équipement de Seine-Saint-Denis (DDE) a consenti à Sylvianne Laroque une convention d'occupation précaire (bail de courte durée) sur la parcelle 168 dont le jardin jouxte la parcelle 170. Sur cette dernière est édifié un pavillon qui a été muré fin 2007. Début 2008, Séverine Henry et son compagnon Renaldo Laroque, fils de Sylvianne Laroque, âgés respectivement de 30 ans et 31 ans, ont décidé de s'installer dans ce pavillon et sans attendre ils décident d'en informer la DDE. Celle-ci, lors d’une visite sur la parcelle en juillet 2008, constate l’occupation et décide de porter plainte. Le 29 juillet 2008, Séverine et Renaldo reçoivent alors un courrier dénonçant cette voie de fait.

    Par Melissa Barberis
    Le 06/01/2011
  • Il faut sauver le clandestin Walid !

    Walid, bientôt la trentaine, une chevelure brune encore garnie et une corpulence plutôt frêle, est en France depuis quelques printemps maintenant. Pour y travailler, comme beaucoup d’autres migrants. Seulement voilà, son titre de séjour arrivant à terme, il est temps pour lui de regagner la Tunisie. Mais on prend vite goût à la liberté et pour Walid le retour ce n’est pas pour tout de suite. Surtout qu’il s’est fait de nombreux amis, de toutes origines. Il a découvert le Tieb, le Yassa, le Penjab, les nems… Tout cela, dans sa Tunisie natale, il ne l’aurait sûrement pas connu.

    Par Bondy Blog
    Le 05/01/2011