Derniers articles
-
Les femmes mettent les gants de boxe, et elles kiffent !
Le Forum des Halles à Paris a pris des atours de salle de boxe. Des filles en survêtement, en justaucorps et tee-shirt, tenues noires en majorité, ont chaussé les baskets, avant d’espérer chausser les gants de boxe. Une vingtaine de jeunes femmes se sont levées un samedi aux aurores pour bénéficier, à titre gracieux d’un cours de boxe 100% filles.
-
Quick halal : succès et polémique
Un marché qui pèse 5 milliards d’euros en 2010 et qui augmente tous les ans de 10%, deux fois plus que celui du bio. Force est de constater que le halal ne laisse pas indifférent. Les musulmans que cela intéresse peuvent maintenant déguster des hamburgers conformes à la charia. Quick, la chaîne de fast food franco-belge, a fait le grand saut en décidant de « halaliser » huit restaurants situés dans des villes ayant une forte communauté musulmane.
-
Tchao Paulette !
Tout le monde savait bien qu’elle était plus proche de la tombe que du berceau. Même si personne ne s’aventure à dire son âge, on s’en fout, c’est Paulette. Elle a arrêté de vieillir dans les années 1970. Notre rencontre remonte à un week-end de novembre, une de ces journées pourries où même les chrysanthèmes aimeraient être des radis le temps éternel d’une averse, pour pas se tremper les plumes. Dans ces rues qui mènent aux puces de Montreuil, « Ma Cave » nous ouvrait ses portes, histoire de se réchauffer les os autour du poêle.
-
Pyracrimes, Da North Gang : lexique des Pyramides
Comme dans la plupart des quartiers, la cité des Pyramides à Évry regorge de surnoms. Des surnoms pas très glorieux, certes, mais qu’importe. Il y a ceux qui désignent la cité dans sa globalité et ceux qui servent à nommer des endroits particuliers. Pour remplacer les Pyramides, le petit nom le plus commun est « les Pyras », un diminutif. S'ensuit toute une déclinaison : « Pyracrimes », qui je crois tire son nom d’une musique de rap, d'un rappeur amateur du même quartier. De même pour « Pyragansta » qui constituait la quasi-totalité d'un refrain que les « Pyramidiens » aimaient diffuser à fond, au début de cette année.
-
Cité fantôme
Il est 16 heures, les rues de la cité sont vides, le quartier est mort. Désertique. A J-V (la place Jules Vallès), cinq jeunes à tout casser, assis sur des voitures, font du sur place en face du tabac-presse. Ils discutent. Le tabac-presse est fermé. Non pas en raison des vacances, c'est comme ça quasiment toute l'année. Je passe devant tous les jours, je ne l'ai vu ouvert qu'une seule fois. Pourtant, il avait une bonne clientèle, une dizaine de personnes, des fidèles, et les locaux sont grands. Peut-être est-ce parce que le bâtiment au-dessus va être démoli...
-
Pavillon ou cité, un quartier pourri reste un quartier pourri
Quartier de la Boissière à Montreuil (93), une nouvelle journée caniculaire se termine. Sur un trottoir du boulevard devant le fleuriste, les clochards du quartier sont comme tous les jours vers cette heure-ci, couchés sur le sol, sirotant leur « vin de table » en poussant des cris bien caractéristiques d’un état proche du coma éthylique. A […]
-
Garçons rappeurs et danseuse orientale à la fête du quartier
Les mamans sont de sorties, les filles aussi... Les plus beaux boubous, les plus belles djellabas, les plus belles robes. Paillettes, lunettes, éventails, foulards, chapeaux, robes-fleurette, claquettes, samedi 10 juillet, c'est dé-con-trat', zen, no prise de tête pour la fête des Pyramides. Prix d’entrée imbattable : 50 centimes pour les enfants, un euro pour les adultes. Il est 19 heures. Les premiers à passer sur l’un des stands sont un groupe de boxeurs, ils font de la boxe thaï. Ça n’impressionne pas grand-monde, les gens regardent la scène, vite fait, la jeunesse est posé sur un muret, appuyé sur des barreaux. La petite démo passé, trois jeunes renois, casquette à l'envers, cheveux blonds décolorés, lunettes sur le nez, avance en jumpant sur la scène.
-
Un « bougnoulou » de 9 ans défile le 14 Juillet
En 1989, j’avais neuf ans. J’habitais à la Sablière, une cité SNCF de Marocains, la seule de Bondy Sud, qui comme chacun sait, est le quartier le plus joli de la ville, avec des pavillons, des enfants blonds et de l’herbe comme dans les séries américaines. C’était l’époque où la France commençait tout juste à se dire qu’un truc n’allait pas. Les ouvriers maghrébins venus, comme d'autres ouvriers d’autres contrées, reconstruire le pays après la guerre, sont restés après les travaux, ces cons. Pire ! Ils se multiplient comme les petits pains dans la sainte main de Jésus : ils font des gosses !
-
« Mais t’es le copain à mon grand frère, je te connais »
Sous un ciel bleu clair commence une journée ensoleillée. Une dizaine d'enfants courent en direction du gymnase Bonaparte, aux Pyramides (photo). Il est dix heures. Avec eux, un jeune qui semble avoir la vingtaine, descend la pente qui mène aux abords du gymnase et demande à voix haute c’est ouvert. Le lieu est rarement vide, il appartient un peu à tout le monde. Des petits comme des grands viennent y jouer librement. Au bout d’un bon moment, un gardien vient ouvrir la porte, laissant entrer les enfants.
