Derniers articles
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La bonne est une femme d’émigré
Au mois de juin, de rutilants bolides ramènent chaque jour d’Europe des émigrés dans le quartier de Louga où vit Yama et ses trois enfants. Chaque véhicule empruntant la piste qui passe devant son domicile n’est que vaine promesse pour cette femme de 39 ans. Depuis douze ans qu’elle attend son mari, elle a cessé d’espérer le voir ouvrir la portière d’une de ces voitures de luxe. Emigré aux Etats-Unis depuis 1997, son mari attend d’avoir ses titres de séjour pour rentrer. Avec la crise qui frappe durement le pays de l’oncle Sam, les envois de devises sont de plus en plus espacés.
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Baby blues à la halte-garderie
Ce matin-là, j’ai rendez-vous avec cinq « drôles de filles » et vu l’endroit, tenu par des « camarades », elles n’ont pas envie de rigoler. Un bon vieux bistrot de quartier avec des chaises et des tables usées et sur les murs une mini-expo de photos sur le monde de la boxe. Une phrase attire mon attention : « Dans la vie, on prend des coups, mieux vaut savoir les rendre ! »
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Cette année, la sortie de classe, c’est « Shrek » !
Je me souviens qu’à l’école primaire, il n’y a pas si longtemps encore, nous avions le droit à une superbe sortie aux alentours du mois de juin. On l’attendait impatiemment. C’était un peu la récompense de notre année, on l’appelait d’ailleurs « sortie de fin d’année ». C’était habituellement dans un grand parc, un château, un musée… La sortie durait toute la journée, en général tout le monde était satisfait et rentrait chez soi avec de bons souvenirs. Pour sa dernière année de primaire, mon petit frère et toute sa classe de CM2 ont eu en guise de sortie, le droit d’aller voir Shrek 4 au Magic cinéma de Bobigny (93). Il faut croire que les moyens ne sont plus les mêmes, j’avais pourtant fréquenté la même école et la sortie c’était autre chose.
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Villiers-le-Bel : des peines moins lourdes que redoutées
Dimanche, 3 heures du matin. La cour d’assises du Val-d’Oise vient de rendre sa décision. Des cris stridents s’échappent de la salle d’audience. Des femmes sortent en pleurs, elles viennent d’apprendre les peines infligées aux accusés : 15 ans pour Abou, 12 ans pour Adama, 9 ans pour Ibrahim, 3 ans pour Maka et Samuel. Les quatre premiers sont reconnus coupables de tirs contre la police lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Le cinquième, de leur avoir fourni une arme.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Il y a quelques semaines à peine, l'été était encore plus attendu que les allocations familiales ou que le mariage du Prince Albert. Et pourtant quand il pointe son nez, il ne fait pas les choses à moitié, le salopiaud. Du coup, pour fêter les grosses chaleurs avec trois amies (si j'avais 14 ans je dirais que ce sont mes BFF, best friends forever, Dieu merci je n'ai plus 14 ans), nous nous sommes dit qu'il serait bien de pique-niquer dans un endroit bucolique. Comme souvent le rêve ne correspond pas tout à fait à la réalité.
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Hamid B. croit en ACN, qui le fera repartir dans la vie
Hamid B. rentre du travail, il est bientôt 6 heures, il passe par le parking du DNG (Da north gang, nom d'une partie de la cité des Pyramides). Hamid a la quarantaine. Cela fait 25 ans qu'il habite dans ce quartier. Il est marié et père de quatre enfants. Son nom (qu’il souhaite taire) et son prénom impressionne toujours paraît-il, car il n'a a priori pas la « tête » d'un Maghrébin, mais celle, comme le disent certaines personnes, d’un « Français de souche ». Il est maître d'hôtel, et à son travail on l'appelle Rémi, parce que « ça fait mieux », dit-il. Hamid parle de tout, de« guerre », de « discrimination », des « vacances », du « voile », du « niqab » et même de « travail ». Il semble un peu tourmenté.
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Cet été, sois in, good et top pour éviter le flop
Cet été, une fois de plus il fait chaud. Quelle nouvelle ! On passe peut-être les trois-quarts de l'année à attendre impatiemment la chaleur estivale, en prévoyant mille et unes choses sympathiques, comme les pique-niques, les sports en plein air, et surtout le shopping ! Le shopping ! Eh oui, c'est les soldes depuis hier, et les lionnes sont au taquet. Les magazines féminins parlent de ce qui est « in » ou de ce qui est « out ». De ce qui est « top » ou de ce qui est un « flop ». Ainsi que les fameux « do » et « don't ». Chez les fashionistas, le « french » est « has been ».
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Pontoise, un procès de Noirs et de Blancs
Le Palais de justice de Pontoise renvoie une photographie d’une certaine réalité française : la séparation des « races ». Selon les us et coutumes d’une audience judiciaire, les victimes ne se mélangent pas avec les proches des accusés. Une règle appliquée strictement dans ce procès de peur d’un embrasement général : « En raison du contexte houleux de ce dossier, nous avons séparé les parties civiles et le public », explique l’huissier de la Cour d’assises. Résultat : la salle est séparée en deux parties. A gauche les victimes et à droite les proches, les amis, le tout contrôlé par un important service d’ordre. Un spectacle en noir et blanc.
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Pâtes et légumes : me gustas tu !
Tout récemment, les frères Bogdanov ont sorti un livre, « Le visage de Dieu ». Ils se sont intéressés à la naissance de l’univers, se sont mis à la recherche du fossile cosmique. Pour ma part, plus terre à terre, je voudrais connaître l’origine des légumes. Je vais donc me mettre en quête du fossile légumineux et deviendrai peut-être le triplé des jumeaux Bogdanov.
