Derniers articles
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L’internat, pour échapper aux violences du collège
Aymen élève en classe de 6e a la trouille quand il va au collège. La trouille que les grands de 4e le frappe comme ils ont l’habitude de taper sur les petits quand ils jouent. La trouille, surtout depuis cette bousculade involontaire dans les escaliers. Le garçon bousculé lui a d’abord fait des menaces de mort : « J'vais t tuer, on va t’niquer à la sortie, tvawoir jvé t’… » Ce jour-là, devant ses copains Aymen a riposté d'un« bande de putes », histoire de montrer qu’il n’avait pas peur. Mais depuis, il a peur de devoir se battre, du regard des autres, et des moqueries.
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Massoud, du déménageur au patron éco-responsable
Le maire du 17e arrondissement Brigitte Kuster, l’adjoint au maire chargé du commerce Geoffroy Boulard ou encore Aziz Senni, entrepreneur et écrivain, tous étaient présents à l’inauguration de sa boutique de déménagement. Un petit magasin de 25-30 m2, à la peinture orange vif et chaleureuse, étroite mais bien agencée pour pouvoir y disposer des matériaux utiles au déménagement. Assez de place également pour un petit comptoir derrière lequel travaillent d’habitude ses deux employés et sa stagiaire. Mais ce soir, sushis et petits fours occupent la place.
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L’inconnue prend le métro
« Vous vous demandez qui est cet inconnu assis en face de vous qui regarde par la fenêtre. Chaque fois que vous tentez de regarder dans sa direction vous croisez son regard. Gêné vous baissez les yeux. On ne dévisage pas les gens. Il se demande la même chose. Pourtant vous ne le reverrez jamais. C’est l’inconnu du métro », précise-t-elle sur son blog, L’inconnu du métro, dans la rubrique « à propos de l'inconnu du métro ».
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Terreur à la Foire du Trône
Je suis sorti avec une fille il n’y a pas très longtemps. Une vraie en 3D, pas celles de mon fichier secret C:/programs files/ Windows/système 32/coccinelle ; mon petit harem de 500 gigas sur disque dur. Une femme comme je les aime avec de gros tchouches, un peu de cerveau et qui savait surtout fermer sa grande gueule. Jamais elle ne me racontait sa vie, ces trucs de filles qui font dormir tout homme normalement constitué. Moi une fille, quand elle me fait un colloque sur la vie de ses meilleures copines qu’elle hait de toutes les fibres de son âme en secret, c’est simple, j’ai qu’une envie : qu’elle s’étouffe à en devenir bleu ! Étranglée par sa jalousie.
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« Donneriez-vous cette eau à vos enfants? »
Le pot de fer contre le pot de terre, ou comme dirait Nasmaa, « la petite souris contre l’éléphant ». La petite souris, c’est elle et depuis 2008 ce n’est pas une fable qu’elle vit, mais un roman noir. Des saletés souillent l’eau qu’elle et sa famille sont censés boire. Nasmaa est arrivée du Maroc il y a 15 ans, à Bondy, à la cité de La Sablière. Tout se passait bien jusqu’à un retour de vacances. Il y a vingt mois, Nasmaa lave ses légumes dans une bassine et y découvre des résidus. D’aspect charbonneux, on dirait de la suie, c’est gras, c’est noir, c’est sale. Nasmaa s’interroge mais ne panique pas, elle pense que ça ne va pas durer. Les robinets n’ont pas servi pendant les vacances, c’est peut être la raison. Erreur. Les résidus persistent. Pire, dans la salle de bain, ce sont des morceaux rouges qui sortent des robinets. On dirait des joints pourris.
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Amour à la chaîne dans hôtel discret
« 46 euros divisés par trois, ça fait combien ? 15 euros on va dire. Bon, c’est raisonnable les mecs, mais je vous préviens, j’y vais en premier ! » Le romantisme, en banlieue, se limite parfois à un tête-à-tête entre un gars et sa copine dans une belle voiture sur le parking du centre commercial. Du coup, certains se cotisent et réservent une chambre d’hôtel dans le coin histoire de faire bonne figure devant mademoiselle.
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Les obus de Marseille
Je suis assis à côté de mon grand-père. Aveugle. Il pose sa main sur mon genou pour me raconter ses histoires. Je n’ai pas besoin de la « DeLorean » pour faire un retour dans le passé. Il suffit qu’il commence à parler pour que le décor s’installe, nous voilà transportés. « Est-ce que je t’ai raconté une histoire amusante, au sujet des tripes du mouton ? » Nous sommes en 1945, à Marseille, presqu’un an après le débarquement allié de Provence. Mon grand-père est un jeune tirailleur algérien incorporé dans l’armée française. Il partage une chambre dans une sorte de foyer pour soldats, comme lui.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Les mendiants doivent suivre les cours de la Bourse. Ils ont bien intégré la notion d'inflation. Le pécule qu'ils réclament est dorénavant indexé sur le coût de la vie. La mendicité ce n'est plus ce que c'était. Comme tout jeune adulte j'ai été biberonnée au club Dorothée. A tel point que ma mère lui doit d'innombrables heures de baby-sitting. Et dans le club Dorothée il y'avait Princesse Sarah. Le dessin animé du déclassement social.La pauvre petite fille riche déchue et condamnée à jouer les souillons dans le pensionnat à one million livres sterling par mois. Le tout dans l'Angleterre de Charles Dickens.
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Y’a Bon Awards 2010. Et les lauréats sont…
18h30. Devant la Bellevilloise, une salle de spectacle dans le XXe arrondissement parisien, la foule se presse. Tous viennent assister à la deuxième édition des Y'a Bon Awards, lancée par les Indivisibles en 2009. Programme de la soirée Récompenser des propos racistes tenus par des élus, journalistes, philosophes et autres personnalités publiques. Et cette année, la soirée promettait d’être riche. Car en 2010, les dérapages n’ont pas manqué.
