Derniers articles
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Foul express : du trader à l’écrivain
Du trading à l’écriture, il n’y a qu’un pas. Marwan Muhammad en sait quelque chose. De ses cinq années passées en salle de marché, d’abord comme stagiaire puis comme trader, il en tire « Foul Express.» Plus qu’un récit autobiographique des années passées à la «Société Particulière», l’auteur livre une critique au vitriol du milieu de la finance. L’humour et une forme de candeur en plus. Pas étonnant que Foul Express se lise surtout d’une traite. Un véritable ovni littéraire. On y trouve tout. Finance, actualité, réflexions philosophiques, voyages…Marwan Muhammad, 32 ans, a compilé dans son premier ouvrage quelques morceaux choisis de sa vie mais aussi de ses pensées. Et pour captiver le lecteur, pas mieux que la finance et le monde des traders. La réussite pour certains. La déception pour d’autres. Né en 1978, Marwan Muhammad grandit dans le très populaire XVIIIe arrondissement de Paris. Fils d’un commerçant égyptien et d’une sage-femme algérienne, le jeune homme a, comme beaucoup de jeunes issus de l’immigration, soif de réussite.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. La vie ça n'a rien de palpitant en réalité. Elle est même souvent plus exaltante dans ma tête avec tout le monde qui y campe. Ce soir, j'avais prévu de sortir et même d'aller au karaoké. Ceux qui ont eu l'honneur, pardon l'horreur, de m'entendre chanter se disent probablement que cette idée de sortie est la pire que j'amais eue de ma vie. C'est comme aller à un rassemblement du FN avec une burqa. Incongru ou suicidaire.
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Se battre pour les reporters de guerre
Je suis «correspondante de guerre» depuis plus de dix ans et n'ai jamais été prise en otage. Ni en Tchétchénie, ni en Irak, ni en Afghanistan, et pourtant... quand je suis sur le terrain, pas une minute ne se passe sans penser à cette éventualité. Et quand je n'y suis pas, dans le confort de mon appartement parisien, c'est presque pire: les deux otages français en Afghanistan me rappellent en permanence, d'abord qu'il faut les aider à s'en sortir, mais aussi, qu'il faut continuer à défendre ce métier, qu'il faut continuer à se rendre sur ces lointains terrains, où notre présence est de moins en moins comprise, où nous, journalistes, sommes de plus en plus confondus avec ce que nous ne sommes pas: des humanitaires, des émissaires de tous bords, voire des espions, que sais-je encore, autant d' «accusations» auxquelles il ne vaut même plus la peine de répondre.
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« La diversité ne se décrète pas »
L’Association Nos Quartiers ont des Talents (NQT) vit une vraie success story. Mardi, elle signait un partenariat avec Coca Cola Entreprise dans l’usine de Grigny (91). En réalité, la firme américaine et l’association, créée par Yazid Chir en 2005, travaillent main dans la main depuis 2009. Au total 36 jeunes diplômés issus des quartiers ont été suivis chacun par un cadre dirigeant de Coca Cola. Dix d’entre eux ont été embauchés depuis. Alors pour marquer le coup, Nos Quartiers ont des Talents et Coca Cola ont sorti le grand jeu. Conférence de presse à l’usine Coca Cola, présentation power-point et défilé d’acteurs importants de l’emploi. Comme Thomas Chaudron, président du Medef 91. A coup de « Yes, we can », le jeune patron loue les capacités des jeunes Essonniens. « Ce sont des jeunes qui le méritent…pourquoi chercher ailleurs !?»
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Croisette et starlettes à Villepinte
La grille du collège s'ouvre. Des élèves sortent. Ils courent. Ils marchent. Ils crient. Ils s'amusent. La grille du collège se referme. Dans la cour, il y’a une élève qui tente de mettre son casque de vélo. Le professeur porte une veste orange. La demoiselle dit : « Monsieur, j'ai une tête trop grosse, elle rentre pas là-dedans ». Le professeur sourit, narquois, il réplique : « Ça, j'te le ferais pas dire ». La donzelle se vexe à peine. Et grimpe sur son vélo. Quelques gamins sont sur un banc. Ils parlent. Jusqu'ici rien d'anormal (bon, à part les vélos dans la cour). Un collège, comme partout, comme ailleurs.
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Les cochons de payants du net
Le couplage internet/téléphonie mobile, quelle belle invention ! Avoir internet partout, même en marchant. Il est devenu nécessaire d'exister par le net, alors pas de soucis, internet me suit. Trente euros pour mon forfait internet TV ; 30 de plus pour mon forfait internet mobile, pour rester en contact via MSN… C'est sans compter le prix de mon téléphone dernière génération qui à lui seul coûte quelque chose comme 500 euros. Et je ne parle des 1000 euros investis dans le dernier ordinateur portable, car surfer sur l'ancien était devenu un calvaire.
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Bad boys for ever
A Châtelet, par une après-midi ensoleillée, la casquette est éventuellement de rigueur pour se protéger du soleil. Mais, ici, elle est portée à l’envers avec et baskets. De vrais Will Smith à Bel Air. Et lorsque l’on adopte ce style, on traîne en bande. Tous les membres du commando enfilent la même tenue de guerrier. Ils parlent fort et avec familiarité. Leur attitude nonchalante et leur comportement, agressif. C’est bien connu, la meilleure défense c’est l’attaque. Alors, il passe leur journée à se défendre. « Qu’ils ne se plaignent pas de ne pas trouver de boulot, habillés comme ça », me dit un passant à l’allure élégante qui n’adoptera visiblement jamais ce look.
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Bab-el-Oued légumes
Je suis un éternel outrancier qui cherche sa rédemption dans l’équilibre. En ce moment, mon équilibre, c’est le chou vert. Facile à cuisiner, multivitaminé, il remplit tous les critères de la bien-mangeance qui ne jure que par la cuisson vapeur. Le chou vert semble venir d’une autre planète, tel un œuf composé de feuilles qui s’entrelacent, et qui renferme une créature maléfique, comme les œufs d’« Aliens ». Une peur primale s’empare de moi, j’ai peur de découvrir une bête qui va me piquer. Je suis entomophobe et je ne me soigne pas.
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Parisiens et supporters de l’OM : comment c’est possible !?
C'est la fin du championnat de football, et partout je rencontre, en banlieue parisienne, des supporters portant le maillot de l'Olympique de Marseille. Aussitôt, j’ai envie de questionner un jeune homme l’arborant fièrement. Pourquoi, quand on est parisien, soutient-on le club ennemi de sa ville, en l’occurrence l'OM ?
