Derniers articles
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A Paris-Dauphine, à la recherche de l’Obama français
L’Obama français existe-t-il ? Après l’élection du candidat démocrate à la Maison Blanche, c’est la question du moment de ce côté-ci de l’Atlantique. Télé, radios, journaux y consacrent une large place. Le Bondy Blog se la pose aussi. Il est parti à sa recherche, avec l’idée que c’est dans les filières d’excellence que cet Obama de France, […]
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« On fera mieux qu’eux, inch’allah, la prochaine fois »
Mercredi aux aurores à la gare Bondy : c’est le fin du fin pour qui veut assister au réveil de la France de banlieue qui se lève tôt. Et quand je dis qui se lève tôt, je devrais dire qui ne dort pas beaucoup. 5h30 du matin, et déjà des gens sur le quai en super forme de zombie pour aller bosser, idem sur la place du marché, en face de la gare, où les commerçants s’activent depuis au moins une heure pour préparer leurs étales toujours aussi bien achalandés qu’un souk de Tizi Ouzou.
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Midnight Blues Clichy-Stoppeur
Summum de la réussite festive dans notre bourgade : bibi dans la voiture de son pote, à tourner le soir dans les rues de Bondy, sans autre occupation que sentir nos pets. Soudain, à proximité de la gare, je vois un truc qui déclenche en moi un rire sadique : un autostoppeur. J’allais ouvrir la fenêtre pour lui balancer à la tête ma cannette vide dans un acte abjecte pour lui rappeler qu’a cette heure-ci, être piéton c’est être du caca – oui, à deux heures du matin, je suis très mauvais –, quand un flash me figea au milieu de mon acte démoniaque. Un souvenir du lointain Québec, province où j’ai voyagé en sac-à-dos l’année dernière.
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Explosion à Bondy : le scandale des lenteurs administratives
C’est un bien triste anniversaire que Bondy commémore en ce début novembre 2008. Le 30 octobre, une explosion due à une fuite de gaz détruisait le café L’Etoile du Centre, faisant un mort, 47 blessés et provoquant de graves dégâts psychologiques. Pendant près d’un an, la rue Roger Salengro resta fermée à la circulation et le café l’Etoile du Centre garde, lui, l’aspect d’une ruine. « Nous avons depuis peu obtenu le droit de rénover la rue Roger Salengro mais avec obligation d’installer une coque métallique autour de l’ancien café », indique Gilbert Roger, le maire de Bondy.
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Le permis de conduire à 150 euros, c’est possible !
Ah ! Le permis ! L’indispensable permis de conduire. Tu l’as, t’es dans le vent. Tu l’as pas, t’es un piéton loser. Sans lui, oublie les jolies filles le samedi soir. Oublie le boulot. Mais passer son permis, ça coûte : « 850 euros le forfait tout compris, avec inscription au code et les 20 heures obligatoires de conduite », affirme la responsable d’une auto-école. Si on rate l’examen du code de la route, il faut ajouter à ces 850 euros la somme de 80 euros pour le repasser. Cinq tentatives sont autorisées, pas plus. Les débutants effectuent généralement des heures de conduite supplémentaires que certaines auto-écoles facturent jusqu’à 45 euros ! Si bien que la barre des 1000 euros est souvent franchie, somme astronomique pour beaucoup de jeunes. Pourtant, sait-on qu’on peut passer son permis en candidat libre pour presque rien ?
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Quand ma mère allait faire ses provisions « au collège »
« Maman, tu vas ou ? – Je vais au collège ! » Pour moi, cette réponse de ma mère, c’était surréaliste. En fait, ce mot « collège », chez elle, cachait un défaut de prononciation. Pendant plusieurs mois, je me posais la question : « Mais de quel collège parle-t-elle ? » Puis j’ai compris, elle voulait dire : « Je vais au Coluche », le Coluche des Restos du cœur.
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Sœur Emmanuelle, l’œuvre et la chair
Avec son complice en écritures terrestres, l’abbé Philippe Asso, Sœur Emmanuelle avait planifié son immédiat après-mort. Voici que paraissent « Confessions d’une religieuse »*, ses mémoires posthumes, deux jours seulement après son inhumation à Callian, dans le Var. A ceux qui l’interrogeaient sur sa vie, elle répétait : « Attendez que je disparaisse, et vous en saurez plus. » Alors voilà : Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin, avait un corps. Et elle en souffrit. Les tourments du sexe – pardon d’être si direct, l’auteur l’est moins, elle appelle ça « l’aiguillon » – ne la quittèrent jamais. L’abeille pleine de vie qui l’avait piquée dans sa prime adolescence avait planté un délicieux parasite dans sa chair, dont elle ne put se débarrasser complètement. Et peut-être ne tenait-elle pas à s’en défaire.
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Ce blog est un pari !
Quand j’ai mis pour la première fois les pieds à Bondy, le 11 novembre 2005 (tiens ! on approche du 3e anniversaire des émeutes), j’étais loin, très loin d’imaginer que ce blog que je venais ouvrir pour le magazine suisse L’Hebdo allait prospérer de la sorte, repris sur place par des jeunes, qui iront jusqu’à couvrir la campagne présidentielle pour Yahoo.fr, les municipales pour 20minutes.fr, ouvrir des filiales à Neuilly, Lyon, Marseille, Dakar et même – quelle ironie – à Lausanne !
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Les grossesses-détresse des filles de banlieue
Toutes les femmes n’ont pas la grossesse bénie de Rachida Dati. Intérêt, mystère et impatience entourent la naissance à venir de l’enfant tardif. Rien de comparable avec le déni et le rejet dont certaines sont parfois victimes. En banlieue, la réalité pour les jeunes filles aux grossesses « dérangeantes » est tout sauf rose. Être enceinte quand le géniteur préfère conserver l’anonymat est un parcours de la combattante, qui plus est lorsque l’on vit dans une cité, ou que l’on est issue d’une famille où la chasteté, avant et hors mariage, reste une valeur morale très importante.
