Derniers articles
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Abdel, Tarek et Idriss se cultivent aux champs
« Quand est ce qu’on est arrivé déjà ? – Vous êtes là depuis hier », me répond un des gamins du camping avec qui je joue au ping-pong, le temps que mes enfants terminent leur goûter. J’ai pourtant l’impression que ça fait une semaine. Nos deux premières journées ont été si remplies qu’on est perdus dans le temps. Ce matin (mardi, ndlr), c’était levé à 8h30 et rendez-vous au café de la place pour déjeuner. Idriss et Abdel qui ont choisi de dormir dans le loft de Pierre Murcia pour écouter de la musique et être plus libres le soir nous ont rejoints.
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Début de romance au Grand Pressigny
Grand Pressigny, 23 heures, Abdel et moi, on entend du bruit et des rires qui viennent de la place du village. On se dirige vers l’épicentre et là on tombe sur des équipes qui jouent à la pétanque. Un des jeunes reconnaît qu’on est un groupe de Paris. Il nous aborde tout de suite, très gentil, le type dit : « Salut, moi c’est Julien et vous ? » On lui répond : « Moi, c’est Idriss et lui c’est Abdel.» L’un de ses amis qui entend ce qu’on dit, lance : « Ah ! Mais c’est super des Beurs, Blancs, Rouges ! »
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Johnny Hallyday cheveux longs retrouve l’argent d’Abdel
Je n’ai pas embrassé le sol du Grand Pressigny pour cause de timing, mais j’y ai pensé très fort ! Enfin, ce lundi, nous sommes arrivés. Après quatre longues heures de train depuis Paris pour rejoindre la gare de Châtellerault avec un express, au lieu d'une heure en TGV ! Tous ça pour bénéficier d’un tarif moins cher, que de fatigue et de temps perdu, merci la SNCF on pensera à voyager écolo la prochaine fois !
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Excision : « Un cri trop perçant est une honte pour la famille »
C’est dans un café branché de « Montreuil la Boboïsante » que nous avons rendez-vous avec Ciré. La première fois que nous avons rencontré cette femme d’une quarantaine d’année, issue d’une famille modeste de 12 enfants originaire d’un petit village éloigné de Dakar, c’était lors d’une conférence sur l’excision à la maison des Femmes de Montreuil. Ciré […]
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Tout ne tient qu’à un fil !
Je suis claquée, je suis limite sur le point d’abandonner mais mes engagements envers le Bondy Blog et le Maire du Grand-Pressigny m’obligent à continuer. Les jeunes changent d’avis en permanence, un coup ils viennent, un coup ils annulent. On a beau leur offrir un séjour à la campagne sur un plateau, ils s’en foutent ! Toute leur vie ils ont passé leurs vacances au bled, ils sont les premiers à s’en plaindre et quand tu leur proposes de visiter leur pays, la France, ils le prennent à la rigolade. J’ai parfois l’impression de les emmener à l’abattoir !
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A la rencontre de ce pays qui est le mien
Destination : Le Grand Pressigny, en Indre-et-Loire. Une terre inconnue pour les titis parisiens que sont Idriss, Tarek et Chakir. En ma compagnie, ils ont accepté d’y passer une semaine de découverte. La raison de tout ça ? Un peu de choc de géographie, de générations et pourquoi ne pas le dire, de cultures, ce qui ne peut pas faire de mal.
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Une virée à Cholet, sans Ingrid
L’idée, pour ce ces deux jours de repos, c’était de se retrouver, en famille, entre voisins, ailleurs qu’à la maison. Sans radio, sans journal, sans télé et sans Bondy Blog. On avait pensé au camping de notre village, c’est pas loin, il y a une piscine, mais on ne voulait pas voir des têtes qu’on connaît sinon, autant rester chez nous avec la télé. Il fallait s’éloigner, alors on a pris la direction de la mer, vers l’Ouest, et pour se faire un peu de lecture, on faisait tourner un hors série de l’humanité que des militants communistes (eh oui !) nous avaient distribué gratuitement sur la place du village. Tout en roulant, on a pu comprendre pourquoi on était pas obligé de travailler plus pour gagner moins.
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Au kiffe des jeunes filles
Agatha, Marc Orian, Histoires d’Or ... Oui, mais connaissez-vous seulement le magasin Star’s ? Implantée depuis cinq ans dans le centre commercial de Bobigny, cette boutique ne cesse d’attirer une clientèle aussi diverse que variée : « On a des jeunes et des moins jeunes qui viennent parce que ce qu’on propose est à la mode et pas cher », affirme Mme Cohen, la gérante du magasin. Habitantes de Bobigny, nous avons pu remarquer que depuis son ouverture, Star’s a réussi à s’imposer dans le centre commercial sans sacrifier à la fameuse « tradition » des magasins de Bobigny 2 : la clé sous la porte ! « Ils viennent de partout ! », ajoute Mme Cohen. Et en effet, malgré la pluie, la boutique est comme à son habitude, bondée !
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Kadjatou, Mamadi, Omar, cette France qui se lève tôt
La France qui se lève tôt, on la voit pas. Trop sombre à 5 heures du matin. Les premiers rayons du soleil n’apparaitront que dans une demi-heure, et déjà les premiers Bondynois sont debout pour aller au boulot. « À quelle heure je me suis levé ? 3h45, à cause du trajet, pas de bus à cette heure-ci », confie Kadjatou, habitante de Bondy nord et femme de ménage dans un grand magasin. Trajet à pied du Mordor jusqu’à la gare RER : vingt bonnes minutes. Sur le quai, des Sri Lankais, beaucoup de Noirs et quelques Maghrébins côtoyant des vacanciers traînant leurs bagages et qui n’ont trouvé personne pour les déposer à l’aéroport. Ils sont femmes de ménages, livreurs, cheminots, déménageurs ou fonctionnaires, levés avant le chant du coq pour gagner des sous ; pas beaucoup, ou pas assez selon les confidences.
