Derniers articles
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» On m’a dit qu’il n’y avait pas de minorités visibles en France… «
Après avoir rencontré au mois de juillet, Farah Pandith, envoyée spéciale du Département d'Etat américain chargée des minorités en Europe, nous sommes ravis de poursuivre nos causeries diplomatiques, avec des représentants des Nations Unis cette fois. Le rendez-vous a eu lieu boulevard St Michel à Paris. Nous avions choisi cet endroit pour faire faire des économies de parcours à la délégation. Mauvaise inspiration, celle-ci est arrivée en provenance de Bobigny, à quelques encablures de Bondy ! Gay McDougall est américaine. Elle a beaucoup travaillé avec des ONG, et a pratiqué aux Etats-Unis la méthode du testing.
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Clinique Michelet, une histoire de sans papiers, de maire et de propriétaire
La clinique Michelet, à Bondy, n’héberge plus de malades. Elle a été reconvertie en foyer d’accueil. Aujourd’hui, une cinquantaine de familles issues majoritairement d’Afrique noire, et pour la plupart sans papiers, y logent. Ginette (prénom fictif) m’accueille dans sa chambre pour m’expliquer ce qui se passe. La pièce où elle vit, qu’elle partage avec deux autres […]
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Découverte du «Galion» à Aulnay-sous-Bois
Me voilà invité à une soirée par une amie. Quoi de plus banal ? C'est ce que je me dis chemin faisant. L’adresse exacte se trouve au centre commercial Le Galion, à Aulnay-sous-Bois. J’arrive sur place. Le centre commercial se trouve au beau milieu d’une cité, la cité des 3000, faite d'une barre glauque qui a mal vieilli et de quatre tours pas en meilleure forme. L'ambiance est peu avenante. Je ressens cette atmosphère oppressante si caractéristique de certains quartiers de banlieue, à laquelle j’ai tant de mal à m’habituer. Un choc plus fort se produit lorsque je commence à circuler de bloc en bloc: je ne croise que des Noirs et des Maghrébins. A chaque coin, j’en croise davantage.
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A Cannes, mosquée new-look et vieilles questions
C’est avec le calepin sous le bras et le stylo à la main que je suis allé à la rencontre des habitants du quartier populaire de La Bocca, à Cannes. Une mosquée new-look, portant le nom de Centre culturel miséricorde et liberté, y sera prochainement construite. Ce projet a été accueilli sous un tonnerre d’applaudissements lors de sa présentation en 3D, en novembre 2006, par l’Association des musulmans du bassin cannois (AMBC). L'édifice religieux ne comportera ni minaret, ni gravures orientales. A la place, une architecture futuriste, très design, avec un toit en forme de flèche orientée vers la Mecque. L’AMBC veut frapper fort, dans la seule ville des Alpes-Maritimes qui compte déjà une mosquée parmi son patrimoine immobilier.
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Olivia, de Clichy-Sous-Bois à Sciences-Po Paris
C’est le jour J pour Olivia, 17 ans, et ses deux compères bacheliers du lycée Alfred Nobel de Clichy-Sous-Bois. Les trois lauréats (deux filles, un garçon) recrutés dans le cadre des Conventions éducation prioritaire (CEP) de Sciences-Po, font leur prérentrée à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP). Un stage dit « d’intégration » de deux semaines démarre pour eux et tous les admis des quartiers socialement défavorisés. Avec l’arrivée, en 2006, des quinze nouveaux lycées partenaires des CEP, dont le lycée Alfred Nobel, ce sont, au total, 95 élèves venus de ces faubourgs qui accèdent en première année de l'édition 2007-2008. L’IEP est renommée pour la charpente de ses bâtiments de la rue Saint-Guillaume, héritage du siècle de Louis XIV, mais, surtout, pour le niveau d’étude exigé. Depuis 2001, date des premières conventions avec les lycées en ZEP (Zones d’éducation prioritaires) de l’époque, Richard Descoing, son directeur, s’est engagé à diversifier les origines sociales de ses diplômés.
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Chorba pour tous, solitude pour personne
Roch Hachana pour tous. Non, Chorba pour tous. Je ne sais plus trop. Cette année, le premier jour de Ramadan coïncide avec le Nouvel An juif, 5768 dans le calendrier hébraïque. Jeudi 13 septembre, en cette fin d'après-midi, des centaines de juifs, hommes et enfants, empruntent le trottoir des chiffres impairs de la rue de Crimée. Ils se rendent à la synagogue. En face, au 168, à l'adresse de l'association Une chorba pour tous, Lila la musulmane gratifie de ses vœux les fidèles de l'autre religion: "Bon chanatova, bon chanatova", répète-t-elle. Des sourires lui répondent. Le 19e arrondissement de Paris abrite la plus forte communauté juive de la capitale ainsi qu'une importante population arabo-maghrébine. Il n'y a probablement pas ailleurs en France d'endroit où la cohabitation entre juifs et musulmans soit à ce point marquée.
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Veille de Ramadan et senteurs d’Orient à Marseille
J-1 avant le début du Ramadan. Quelle est l’ambiance dans la ville ? Pour répondre à cette question, il faut se rendre dans un lieu de passage obligatoire, célèbre dans tout Marseille: le Marché Soleil. En ce mercredi après-midi, je ressens l’Orient dans les rues qui mènent jusqu’audit marché, à l’ombre sous son toit, où se […]
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La gendarmerie recrute 13 000 personnes !
Pour lancer sa campagne de recrutement 2007/2008, la gendarmerie nationale a opté pour les dernières techniques de communication pour diffuser son message. Conférence de presse à la maison de la Radio, n° de téléphone indigo, candidature par SMS, site Internet, une affiche avec de jeunes gendarmes à la chevelure argentée et au regard bleu océan, des camions partout. Tout pour vous faire aimer l’un de ses corps de métier, pour vous donner une envie intense d’embrasser une carrière hors normes, sans oublier l'appel du pied en direction des jeunes des cités.
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Une matinée avec les « campeurs » d’Aubervilliers
Lundi 10 septembre, tout prêt de la sortie du métro 7 Fort d’Aubervilliers. Il est environ 8h20 quand j’arrive devant l’école Joliot-Curie, dans le quartier de la Maladrerie où se trouve le campement des familles expulsées d’Aubervilliers. Un camp fait d’une quarantaine de matelas à même le sol et de couvertures. Des femmes sont encore sous la couette, nourrissons dans les bras, en train de dormir. Un groupe d’hommes discute. Je décide de m’installer sur un petit muret afin d’observer préalablement le lieu. Au bout de deux minutes, le groupe d’hommes se dirige vers moi et me questionne sur mon identité. Je leur explique le but de ma démarche, je suis accueilli gentiment, et même avec le sourire lorsque je leur confie la presse quotidienne que je tiens sous le bras et qui parle d’eux.
